Ces situations où les croyances positives deviennent un piège…

By on 11 octobre 2016

 

Crédit photo : PublicDomainPictures - Pixabay.com

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Ces situations où les croyances positives deviennent un piège…

Quand on aborde le sujet des croyances, « l’ennemi » semble toujours se trouver du côté des croyances limitantes, de tout ce qui est restrictif et négatif à première vue, mais il arrive aussi parfois que même les croyances positives se transforment en piège et nous conduisent à tourner en rond.

Il y a en fait une nuance subtile à intégrer à notre approche de ces croyances pour qu’on puisse les utiliser de la meilleure façon qui soit.

Nous allons donc voir dans cet article dans quelle mesure les croyances positives peuvent devenir limitantes, et bien sûr, comment faire pour éviter de tomber dans ce piège 🙂

 

 

 

Les 3 sortes d’affaires

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit préalable qui nous sera utile pour mieux comprendre en quoi une croyance positive peut devenir limitante.

Selon Byron Katie, il existe 3 sortes d’affaires : Les nôtres, celles des autres, et celles de Dieu (de l’Univers ou autre, comme vous voulez)

Nos affaires à nous, c’est tout ce sur quoi nous avons du pouvoir et que nous pouvons faire changer par nous-mêmes. Par exemple, la façon dont je m’habille, ce sont mes affaires. Ce que je choisis de faire de ma journée, ce sont mes affaires aussi.

Les affaires des autres, c’est tout ce qui les concerne eux et sur quoi nous n’avons aucun pouvoir. Pour reprendre l’exemple précédent, la façon dont ce type dans la rue s’habille, ce sont ses affaires. Si un de mes amis fume, ce sont ses affaires.

Les affaires de Dieu, c’est tout ce que ni nous ni les autres ne maîtrisons comme la météo, les tremblements de terre, tout ce qui arrive et qui est totalement indépendant de notre volonté à tous.

Prenons quelques exemples : La taille que je fais, ce sont les affaires de qui ? Ai-je un quelconque pouvoir là-dessus ? Puis-je me faire grandir un peu plus ou rapetisser si je le désire ? Non. Ce sont donc les affaires de Dieu comme la couleur de mes yeux, la façon dont mon corps fonctionne, la façon dont cet article va impacter ou non ses lecteurs 🙂  etc.

La colère de mon patron, ce sont les affaires de qui ? Les siennes. Même si mon patron déverse cette colère sur moi, sa colère c’est son affaire à lui. La façon dont je réagis par contre face à sa colère, c’est mon affaire à moi.

S’il pleut dehors, ce sont les affaires de qui ? Eh bien manifestement, personne n’a encore inventé un bouton pour changer la météo, donc ce sont les affaires de Dieu. Si je choisis de sortir et d’aller sous cette pluie et que je me retrouve trempée, ce sont mes affaires à moi.

Je dois dire que depuis que j’ai vraiment pris conscience de cette notion, ma vie est devenue vraiment plus légère, parce qu’au lieu de me mêler mentalement de tout ce qui ne représente pas mes affaires (et donc de me casser la tête avec des choses que je ne peux de toute façon ni changer ni contrôler), je laisse à présent à chacun ce qui lui appartient, et j’ai cessé de porter sur mon dos un fardeau qui n’a en fait aucune raison de se trouver là.

Et venons-en à présent à notre histoire de croyances…

 

 

 

Remettre les choses à leur place…

Durant le stage auquel j’ai participé ce week-end, Marie (l’animatrice) nous a expliqué quelque chose de très important que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui.

Elle expliquait que lors de certains stages qu’elle animait sur le thème la vision (améliorer sa vue, etc.) elle invitait les participants à adopter de nouvelles croyances positives comme : « Je suis capable d’améliorer ma vue. » et lorsqu’elle a commencé à découvrir le Travail (méthode de Byron Katie), elle s’est rendu compte en abordant le thème des 3 sortes d’affaires qu’en fait, affirmer que nous sommes capables d’améliorer notre vue, c’est entrer dans les affaires de Dieu, et du coup, ça nous met une pression incroyable sur les épaules parce que nous nous rendons totalement responsables des résultats que nous allons obtenir ou pas.

C’est donc ici qu’interviennent ces fameuses nuances que j’évoquais plus haut.

Nous avons réellement le pouvoir de faire changer les choses et de créer ce que nous avons envie de créer dans notre vie, mais le truc, c’est que ce n’est pas nous qui provoquons directement la chose.

Nous posons notre intention, nous nous alignons intérieurement, et c’est ensuite l’Univers qui fait le reste.

Pour moi, le fait de travailler à améliorer sa vue, sa santé ou n’importe quel autre aspect de notre vie est totalement cohérent et j’en ai eu si souvent la preuve dans mon propre cheminement ou autour de moi qu’il m’est impossible de douter, par contre, il est important de garder à l’esprit que nous ne sommes qu’un opérateur en quelque sorte et que ce n’est pas nous qui faisons tout le boulot 🙂 Nous appuyons sur les boutons, mais ce n’est pas nous qui faisons fonctionner la machine. Elle fonctionne par elle-même, une fois les boutons actionnés 🙂

Si vous partez du principe que c’est à vous de créer le changement d’une façon ou d’une autre, de façon directe, vous allez vous mettre une pression incroyable sur les épaules et aussi vous sentir coupable si vous n’y arrivez pas (ou pas encore) en croyant que c’est de votre faute.

Mais ce n’est pas le cas ! Peut-être que votre alignement intérieur n’est pas encore suffisamment clair, qu’il reste encore certaines peurs en vous, un manque de confiance, et c’est Ok comme ça. Continuez simplement à travailler sur le lâcher-prise, la confiance et tout le reste, et la Vie fera alors ce qu’il faut pour vous conduire là où vous voulez aller. Voyez simplement que la Vie (ou l’Univers, ou Dieu comme vous voulez) a vraiment son rôle à jouer dans l’histoire et que le fait que votre vue s’améliore (ou autre) ne repose pas sur vos seules épaules.

 

 

La « bonne » façon d’utiliser une croyance positive

Concrètement, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire les choses. Le bien et le mal ne sont que des étiquettes qu’on colle sur tout ce qu’on vit, ce qu’on observe et ainsi de suite, mais je vous dirais que pour utiliser une croyance positive de façon constructive, pour que ça vous aide plutôt que de vous limiter, il y a juste une petite bascule à faire dans votre perception de la chose.

Nous allons rester sur notre exemple pour bien recadrer tout ceci.
« Je suis capable d’améliorer ma vue »

Le fait que ma vue s’améliorer, ce sont les affaires de qui ? Est-ce que je peux faire quelque chose de façon concrète et pratique pour modifier ma vue et la rendre parfaite à nouveau ? Est-ce que je dispose d’une espère de panneau de contrôler avec des boutons que je pourrais régler jusqu’à ce que ma vision soit nette à nouveau ? Eh bien non… Donc, le fait que ma vue s’améliorer, ce sont les affaires de qui ? De Dieu ! Parce que quoi que je fasse et aussi appliquée que je sois dans mes démarches pour créer un changement, le résultat final ne dépend pas de moi.

Ce que je fais pour travailler sur mon alignement intérieur, ma confiance en la Vie et ainsi de suite, ce sont mes affaires à moi, et le résultat que j’obtiens, ce sont les affaires de l’Univers.

 

Du coup, la façon d’avancer dans cette direction qui pourrait être plus juste serait peut-être de transformer cette croyance ainsi :

« Je suis capable d’attirer à moi les circonstances qui vont me permettre d’améliorer ma vue »

Parce que se positionner intérieurement et attirer à soi des circonstances particulières, c’est bien dans nos cordes. Ça peut nous demander un peu de travail, pour trouver cette confiance qui va nous permettre d’attirer à nous ces circonstances, mais nous sommes tout à fait capables de les attirer à nous.

Plus vous allez remettre en question vos pensées et vos croyances, plus facilement vous pourrez déceler celles qui vous font croire que vous pouvez agir sur quelque chose qui ne vous appartient en fait pas.

Du coup, en remettant les choses à leur place, vous allez pouvoir commencer à travailler vraiment en équipe avec l’Univers, en vous autorisant à poser vos intentions bien sûr, en vous autorisant à vouloir ce que vous voulez évidemment, et en acceptant petit à petit de remettre entre les mains de l’Univers ce sur quoi vous n’avez aucun pouvoir d’action.

Ça vous libérera d’un fardeau immense, et votre vie deviendra alors encore plus légère et lumineuse et de plus en plus avec la pratique.

J’ajouterais aussi que le fait d’instaurer une croyance positive comme « Je suis capable d’améliorer ma vue » n’est pas un problème en soi, du moment que vous entendez derrière cette affirmation qu’il s’agit en fait bien de s’aligner intérieurement pour attirer à soi tout le nécessaire pour arriver là, et non de faire le chemin en solitaire et directement.

Exactement de la même façon que pour nos formulations à l’Univers, ce ne sont pas les mots qui importent, mais ce que vous ressentez en rapport avec ça.

Si une croyance positive ne génère que du bien-être en vous, alors c’est parfait. Mais si vous remarquez que vous vous mettez la pression, que vous vous sentez coupable ou autre, je vous invite à examiner votre croyance de plus près pour vérifier que vous n’êtes pas en train de charger sur votre dos les affaires de quelqu’un d’autre.

Ainsi, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour avancer exactement comme vous le désirez et dans un véritable état de paix intérieure et de confiance 🙂
Et si vous avez envie de partager avec les autres lecteurs vos réflexions à ce sujet, rendez-vous dans l’espace de commentaires 🙂

 
En vous souhaitant une très belle journée
Laure

 

 

 

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About Laure Zanella

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6 Comments

  1. Marie-Claude

    11 octobre 2016 at 12:56

    Oui Laure merci pour cet article… je viens dernièrement de faire l’expérience pour l’habitation, j’ai posé une intention le 22 juin, j’entendais un message le 21 août et j’ai signé le bail le 16 septembre à effet au 20 septembre dans les meilleures conditions possible. Toujours demander au plus juste pour moi en pensant à son Soi Divin. C’est au-delà de l’intention posée avec le coeur… Dieu sait ce qu’il te faut pour demain, donc les surprises peuvent être grandes.
    Et le 8 octobre je recevais dans l’Esprit ma carte de visite, je suis passée à l’acte… Toujours écouter son intuition… un pas en amène un autre. Merci à vous pour vos partages. Marie-Cl

  2. Olivia

    11 octobre 2016 at 14:53

    Merci beaucoup pour cet éclaircissement !! J’étais en train de replonger malgré mes diverses prises de conscience appliquées ces derniers temps. Déculpabilisant de n’être pas responsable de tout mais quelle impuissance aussi…

    J’aurai une petite question concernant justement les affaires des autres, comment aider l’autre, sans l’influencer directement, en tous cas sans qu’il s’en aperçoive ou qu’il ait le sentiment de plus avoir le contrôle de sa vie?

    • Laure Zanella

      11 octobre 2016 at 16:02

      Bonjour Olivia,

      Pour aider un autre, encore faut il que cet autre le désire, sinon vous êtes bien en train d’entrer dans ses affaires à lui 🙂 Je dirais que la meilleure chose à faire pour aider les autres tout en restant dans ses affaires à soi est peut être encore d’incarner simplement ce qu’on a envie de transmettre et de laisser les autres libres d’en retirer quelque chose ou pas. Cette partie là ne nous appartient pas 🙂

  3. Olivia

    11 octobre 2016 at 16:07

    Merci… Oui c’est ce que j’essaie de faire… Mais pas toujours facile !!

  4. Jeanne

    11 octobre 2016 at 17:48

    Bonjour Laure,
    j’étais justement à faire des prises de consciences au sujet des limites. Quand on vient d’une famille dysfonctionnelle, nous n’apprenons pas ces limites et, nous sentant responsables des faiblesses de nos parents, nous essayons parfois de toutes nos forces de devenir de bons enfants pour qu’ils nous aiment. Ça peut être intéressant de savoir d’où provient ce besoin de contrôle. Merci Laure, ce texte vient poser des éclaircissements dans mon cheminement. Bonne journée. 🙂

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