Comment arriver à prendre une décision quand ça semble trop difficile

By on 30 juillet 2016

Crédit photo : Unsplash - Pixabay.com

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Comment arriver à prendre une décision quand ça semble trop difficile

Prendre une décision est quelque chose que nous avons déjà tous fait, mais il y a des petites et des grandes décisions, des très simples à prendre et d’autres pour lesquelles ça semble beaucoup plus difficile…

Prendre une décision au sujet de ce qu’on va manger ce soir est relativement simple (enfin, la majorité du temps 🙂 ), prendre une décision au sujet de la tenue qu’on va porter est encore assez simple (peut-être un peu plus pour vous messieurs que pour nous les femmes, c’est vrai), mais quand il s’agit de prendre la décision de quitter son travail pour se jeter dans l’inconnu, de quitter son conjoint parce qu’on ne supporte plus la relation dans laquelle on vit ou d’autres décisions de ce type, ça peut ressembler à un véritable parcours du combattant…

Mais en fait, si au fond ce n’était pas la prise de décision qui est tellement compliquée, mais plutôt notre approche qui est erronée…

Je vous propose d’aborder ce thème aujourd’hui pour vous offrir un changement de perspective qui, je l’espère, vous aidera à aborder beaucoup plus facilement les décisions essentielles de votre vie…

 

 

L’erreur que nous faisons tous

Je crois que l’erreur que la majorité d’entre nous fait lorsque nous avons une décision à prendre, c’est de croire que nous avons un quelconque contrôle à ce sujet.

Nous sommes persuadés d’être totalement acteurs de la chose, que c’est de nous, de notre esprit conscient que la décision va partir…

Mais en fait, si on examine le processus de plus près, la réalité, c’est que les décisions se manifestent d’elles-mêmes, spontanément, et on ne prend jamais au final une décision avant qu’elle soit prise… 🙂

Je m’explique : Rappelez-vous la dernière fois où vous avez dû prendre une décision importante… Vous y êtes ? Eh bien, observez le cheminement que vous avez fait jusqu’à ce que la décision soit prise…

Aviez-vous le sentiment d’être clair intérieurement, ou est-ce que ça a été la confusion, les montagnes russes émotionnelles, la bataille dans votre mental jusqu’à ce moment où hop, tout est devenu limpide d’un coup ?

Avant de prendre la décision de quitter le papa de ma fille, pendant des mois et des mois, je me suis imposée une sorte de torture intérieure.

Je n’arrêtais pas de cogiter tout le temps, et à chaque fois que j’en arrivais à la conclusion que le mieux à faire était de sortir de cette relation, qu’il fallait à présent que je prenne une décision, mon mental rappliquait et me bombardait de « Oui, mais… ». Oui, mais il va peut-être changer, oui, mais il faut peut-être laisser un peu plus d’eau couler sous les ponts, oui, mais, oui, mais, oui mais…

C’était une période vraiment pénible et pleine de stress, parce que j’avais le sentiment de prendre une décision, et puis finalement cette décision était aussitôt anéantie par mon mental.
Et puis un jour, il s’est produit quelque chose qui a représenté la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et là, d’un coup, sans que j’aie à faire le moindre effort, ma décision a été prise.

C’est devenu tout léger à l’intérieur, évident, et c’est comme si un immense fardeau avait quitté mon cœur…
Et si vous observez bien ce qui se passe quand vous-même prenez une décision importante, vous allez vous rendre compte que le processus est le même.

Ce n’est pas vraiment nous qui prenons la décision consciemment. La décision se prend en fait d’elle-même, au moment où elle est prête à surgir…

 

 

Stop à la torture

Vous savez ce qui nous perturbe autant quand nous avons une décision importante à prendre ? Eh bien ce n’est pas la prise de décision en elle-même…
C’est plutôt notre discours mental qui ressemble souvent à ça : « Il faut que je prenne une décision. »  « Je dois prendre une décision » « Je devrais prendre une décision maintenant » etc.

Nous croyons que nous sommes censés être clairs avec nous-mêmes immédiatement, et comme nous ne le sommes pas, c’est ça qui crée la confusion en nous et tous ces conflits si pesants.

Ce n’est pas la situation en elle-même qui est si lourde à porter, mais plutôt la façon dont on considère notre propre positionnement à ce sujet.

Nous bataillons avec nous-mêmes parce que nous CROYONS DEVOIR prendre une décision, mais quand on se rend compte que finalement, aucune décision ne sera prise jusqu’à ce qu’elle soit prise, on peut lâcher notre besoin de contrôle, parce que nous n’en avons finalement aucun là-dessus, et là, le chemin devient beaucoup plus doux.

C’est dans ces moments-là qu’on se dit « Si seulement j’avais su plus tôt. » 🙂 mais ce qui est derrière nous ne peut plus être changé, par contre, nous pouvons dès à présent faire un nouveau choix pour ce qui est des prochaines décisions que nous aurons à prendre.
Si vous êtes en ce moment même en pleine bataille intérieure, comprenez que cette lutte est due uniquement à votre désir de forcer les choses.

Voyez que tant que votre cheminement intérieur ne sera pas entièrement mûr, vous ne pourrez pas prendre de décision et resterez dans la confusion. Acceptez-le, c’est ça la clé.

Laissez-vous le temps de faire le chemin et cherchez cette confiance à l’intérieur qui vous dit que le bon moment viendra pour vous permettre de prendre la meilleure décision pour vous.

C’est parce que nous cherchons à forcer les choses et que nous CROYONS DEVOIR réagir d’une certaine façon que nous nous mettons une pression incroyable sur les épaules et que nous souffrons.

Mais la souffrance n’a rien d’obligatoire, et nous pouvons choisir de la laisser tomber dès maintenant.


Une décision ne pourra être prise qu’une fois qu’elle se prendra d’elle-même, spontanément, comme si c’était une sorte d’appel intérieur qui vous dit quelle route emprunter.

Ne croyez pas devoir contrôler ce processus, car c’est tout bonnement impossible.
Restez simplement à l’écoute de ce que vous ressentez, et autorisez-vous à ne pas pouvoir prendre de décision pour le moment si vous sentez que c’est encore confus en vous. C’est que d’autres éclaircissements doivent encore prendre forme, d’autres prises de conscience, etc.

Le moment viendra.

Dans la spiritualité indienne, on dit que le moment où quelque chose commence est toujours le bon moment.

Et le moment où une décision se prend est toujours le bon moment aussi. Ce n’est ni avant, ni après. Ça se fait quand c’est prêt à se faire, et c’est tout.

Lâchez prise, et faites-vous le cadeau de vivre le chemin qui précède dans la sérénité et la douceur, c’est bien aussi 🙂



Si vous souhaitez partager avec les autres lecteurs vos réflexions à ce sujet ou ce que vous avez pu remarquer durant vos propres expérimentations, je vous donne rendez-vous dans l’espace de commentaire en bas de page.

Et si cet article vous a été utile, n’hésitez pas à le liker et à partager autour de vous, à ceux à qui il pourrait être bénéfique.


Avec mes meilleures pensées
Laure 🙂




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About Laure Zanella

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9 Comments

  1. Josiane

    30 juillet 2016 at 11:37

    Bonjour Laure,
    Merci pour cet article qui explique bien comment se déroule nos décisions.
    J’ai vécu des situations similaires où je me suis torturée l’esprit de nombreux mois, n’arrivant à aucun moment à prendre véritablement la decision. Que de souffrances l’on s’impose avant de véritablement décider de faire le pas, car en faite la décision se prend en l’espace d’un éclair, en une minute on franchit cet obstacle sans se poser de questions et hop c’est fait et ça fait un bien immense….
    Merci beaucoup,à bientot 🙂 Passez Laure un excellent week-end 🙂

  2. Laurent

    31 juillet 2016 at 07:09

    Article qui vient à point nommé, enfin pour moi. Mais je n’y avais pas pensé! Bien sûr qu’on doit s’accepter avec notre état mental de confusion quand on doit prendre une décision et de ne pas se battre contre çà! J’ai l’habitude de dire dans mes projets professionnels que c’est normal que les choses paraissent compliquées au début des projets, qu’on ne sache pas tout, que ça parte dans tous les sens, etc. En un mot, d’être dans le flou, c’est normal. Vouloir à tout prix que tout soit clair au début est une illusion, tout s’éclaircira au fur et à mesure de l’avancement du projet.
    Faut que je l’applique aussi avec mes questions existentielles.
    Ceci dit, je me pose la question de savoir si cette approche est bonne aussi avec l’anxiété. Car elle se manifeste aussi avec des questions qui tournent en boucle et qui ne trouvent pas de réponses, surlesquelles on aimerait bien prendre la décision d’arrêter de chercher à y répondre mais on y arrive pas… Espérons que tout devienne clair un jour!

    • Laure Zanella

      31 juillet 2016 at 11:09

      Bonjour Laurent,

      Quand il s’agit de questions existentielles, le truc, c’est que nous n’obtiendrons peut-être jamais les réponses tant que nous serons dans cette expérience physique, alors pourquoi s’obstiner à vouloir savoir. Prenons ce qui est là, les réponses qu’on nous offre, et fions nous à notre ressenti profond pour le reste, en cherchant la confiance plutôt que la peur. Voyez que ce sont vos pensées qui peuvent créer de l’anxiété en vous et non la réalité elle-même. Examinez les pensées qui vous trottent dans la tête au sujet de l’inconnu que vous aimeriez dévoiler, et prenez conscience du fait qu’il ne s’agit que de projections et que vous ne pouvez pas savoir de façon absolue que ces projections sont la réalité. Si vous ne voyez aucune raison non stressante de conserver ces projections, vous avez aussi la possibilité de ne plus vous y attacher et de retrouver votre liberté et votre tranquillité d’esprit 🙂

      • Laurent

        9 août 2016 at 12:27

        C’est çà la clé peut etre. Arreter d’analyser, de ruminer et de projeter. Choisir de se remettre dans le temps présent et d’abandonner ses histoires personnelles. pas toujours facile.

        • Laure Zanella

          9 août 2016 at 12:34

          Nous disposons de tous les outils en nous pour trouver le parfait équilibre. C’est juste que nous n’avons pas appris à écouter et à utiliser le matériel déjà présent. Quand on laisse un peu le mental de côté pour simplement écouter et accueillir ce qui est là, la paix pose ses valises 🙂 Pas toujours facile non, à cause de nos habitudes, mais toute habitude peut être transformée

  3. Marie

    31 juillet 2016 at 08:43

    Bonjour,
    Toute la difficulté réside précisément dans ce « lâcher prise » comment ? alors même que notre esprit nous torture en nous faisant peser sans cesse les pour et contre des choix que nous sommes entrain d’essayer désespérément de faire
    Je suis d’accord avec le fait que « tout vient à point à qui sait attendre » mais la patience en ce cas précis est cruelle. Parce que la décision c’est tout de même Nous qui la prenons et bouleversons notre vie, donc devons en assumer les conséquences (et les autres n’oublient pas de vous le rappeler sans cesse )

    • Laure Zanella

      31 juillet 2016 at 11:06

      Bonjour Marie,

      Le but du jeu est d’arrêter de vouloir forcer les choses et d’accepter que justement, la décision se prendra instantanément quand nous serons prêts pour ça. Tant que vous essayez désespérément d’obtenir votre réponse en vous torturant les méninges, vous souffrez et ça ne vous aide pas à prendre votre décision. Acceptez simplement que la clarté qui vous manque se manifestera d’elle-même et voyez que ce sont vos pensées qui vous font souffrir en réalité et non ce qui se passe concrètement. Respirez un grand coup et autorisez vous à ne pas avoir votre réponse pour le moment

  4. kreola

    5 août 2016 at 17:33

    Cela faisait des années que j’étais en souffrance par rapport à mon fils qui fume du cannabis, qui refusait de travailler, et qui faisait des séjours à plus ou moins long terme en hp. Il a fallu que je quitte mon département pour aller me faire soigner en métropole en décembre dernier, donc je l’ai laissé seul à la maison pendant environ 3 mois, mais à mon retour, son comportement n’avait pas changé ; j’ai pris la décision de partir chez ma mère chez laquelle je suis restée deux jours parce que ma relation avec elle n’est pas simple. Puis, je suis partie à l’hôtel une dizaine de jours puis dans un bungalow pendant un mois jusqu’à ce que la société hlm lui délivre son logement dans lequel il est heureux maintenant et moi j’ai retrouvé mon chez moi et notre relation maintenant est totalement assainie et harmonieuse. Je remercie tous les jours l’Univers qui m’a soutenue jusqu’à ce jour.

  5. Christine

    6 août 2016 at 16:05

    Je suis très heureuse d’avoir lu ce texte. Depuis des années, je suis dans la confusion et je m’en voulais. Je m’en voulais de ne pas savoir décider et m’y tenir. Je viens de comprendre, que je ne suis pas prête ni préparée, tout simplement. Cela n’arrange pas ma situation mais je m’accepte et c’est déjà plus léger.

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