Comment faire face à la mort…

By on 25 octobre 2015

mort

 

Comment faire face à la mort…

 

Récemment, une fidèle lectrice est venue vers moi bouleversée par le décès d’un proche, en me disant « Mais comment vais-je surmonter ça ? »

Alors j’ai partagé avec elle ma perception des choses, cherchant les mots qui lui permettraient peut-être de changer son angle de vue pour mieux surmonter sa douleur, et je me suis dit qu’il serait bon d’aborder ce sujet ici, à travers un nouvel article, car la mort nous concerne tous.

Nous avons tous, à différents moments de notre vie, à faire face au décès d’un être cher. Le deuil est quelque chose qui peut se vivre de différentes façons, en fonction de l’histoire de chacun, de ses croyances, de tout ce qu’il a appris depuis l’enfance…

Cependant, il y a certaines clés qui permettent de franchir ce cap plus « facilement », un peu plus en douceur, et nous évitent ainsi de continuer à nous débattre avec quelque chose qui ne peut de toute façon être changé.

À moins d’une semaine de la Toussaint, je vous propose donc d’aborder aujourd’hui le sujet de la mort, et la question « Comment surmonter le départ d’un proche… »

 

 

Se laisser le temps

Tout d’abord, je dirais qu’il est essentiel de respecter son propre rythme. Nous sommes tous différents les uns des autres, avons chacun évolué sur des routes différentes elles aussi, et de ce fait, il est important de garder à l’esprit qu’il n’y a pas de règle en matière de deuil.

Chacun fera le chemin plus ou moins rapidement, abordant les différentes phases qui vont inévitablement avec ce type d’expérience.

Certaines personnes auront besoin de quelques semaines, d’autres de quelques mois, d’autres de plusieurs années. Par contre, lorsque le deuil se prolonge de façon très imposante, il peut être bon de se demander s’il n’existe pas en nous d’autres nœuds, extérieurs à la perte de l’autre qui font que nous refusons de recommencer à vivre et d’accéder à nouveau au bonheur, en nous agrippant au décès de l’autre comme pour nous « punir » de continuer à vivre alors que l’autre n’est plus là.

Ce type de schéma se rencontre souvent lorsqu’il existe de la culpabilité en nous, parce que consciemment ou non, nous nous croyons responsables de ce qui est arrivé à l’autre et nous nous torturons avec des questions qui ne servent à rien du type « Et si j’avais fait/dit ceci, peut-être que… »

 

 

Franchir les étapes les unes après les autres

Ce qu’il faut considérer aussi, c’est qu’un deuil passe par différentes étapes. Il y a en premier lieu le chagrin qui nous accable et nous écrase parfois complètement. Il peut aussi y avoir du déni quand nous refusons de faire face à la réalité, notamment lorsque la mort a frappé de façon très brutale. Il faudra dans ce cas d’abord faire un chemin pour se confronter à la réalité des choses (l’autre n’est plus) pour pouvoir ensuite permettre aux larmes de couler.

Il arrive souvent aussi qu’on se révolte, qu’on ressente de l’injustice et de la colère en se disant « Mais pourquoi ?! ». C’est d’autant plus fréquent quand celui qui part s’en va alors qu’il était très jeune, trop jeune en tout cas par rapport à l’âge qu’on estime « raisonnable » pour mourir.

Le fait d’entrer dans la colère peut nous aider à surmonter notre chagrin, nous donnant une énergie nouvelle et nous permettant d’entrer à nouveau dans l’action au lieu de nous laisser aller. Cette colère doit cependant nous servir de tremplin et ne pas représenter un palier sur lequel nous allons nous enfermer.

En faisant quelques pas de plus, nous pouvons entrer dans la résignation, en commençant à accepter que c’est bien la réalité des choses et que toute la colère du monde ne ramènera pas l’autre. C’est une phase qui fait retomber les tensions en nous et nous sort petit à petit de la colère, jusqu’à pouvoir aller vers une véritable acceptation, où les larmes pourront couler librement.

On est triste, mais cette tristesse commence à devenir plus douce, nous permettant juste de laisser sortir ce qui a besoin de sortir.

Et progressivement, on peut s’autoriser à nouveau à avancer, à vivre, entamant une phase de reconstruction, sans l’autre.
On retrouve en général ces différentes étapes dans un deuil, même si leurs durées varient et qu’on peut faire des allers-retours entre ces différentes phases pendant un certain temps en fonction de notre histoire personnelle, de notre lien à celui ou celle qui est parti et de nos croyances.

 

 

Rendre à chacun ce qui lui appartient

Ensuite, il y a un autre aspect à considérer, aspect dont j’ai pris pleinement conscience avant que ma grand-mère décède il y a presque 3 ans maintenant.

Après qu’elle ait été hospitalisée, je voyais mon grand-père s’agiter dans tous les sens au moindre signe d’amélioration de son état en nous disant « Peut-être que finalement ça va aller… » Il semblait par moment convaincu que ma grand-mère allait pouvoir rentrer à la maison, que tout rentrerait dans l’ordre et que ce serait reparti pour 20 ans 🙂

En voyant l’état de ma grand-mère, mon ressenti était bien différent. Je savais qu’elle souffrait, je savais aussi qu’elle n’avait pas envie d’être encore là pour 20 années de plus, parce qu’en raison de différents problèmes de santé, elle nous disait depuis longtemps que ce serait mieux pour elle de partir.

J’ai alors demandé à mon grand-père s’il pensait vraiment que ce serait le mieux pour elle de rester parmi nous… Ou si finalement, ce n’était pas une réaction égoïste, bien que légitime de notre part de vouloir la garder.

C’est là que je me suis vraiment rendu compte à quel point la façon dont ce genre d’événement nous affecte ne concerne pas tellement ce qui se passe devant nous, mais nous renvoie plutôt à nos propres peurs, à nos propres blessures et tout ce qui va avec.

Bien souvent, quand il y a un décès, c’est que le corps est au bout du rouleau, qu’il n’est plus en état de fonctionner correctement, et vouloir garder l’autre ne ressemble pas vraiment à un acte d’amour.

C’est plutôt un acte de peur, parce qu’on refuse d’envisager notre existence sans l’autre, on se sent peut-être abandonné, on craint de ne pas pouvoir s’en sortir sans l’autre, etc.

Ce que je ne comprends pas, c’est que lorsque nos animaux de compagnie souffrent trop, on accepte de les faire euthanasier parce que l’idée qu’ils aient mal nous est insupportable, mais quand il s’agit d’un proche, ou refuse de le laisser s’en aller et de le laisser choisir (même si ce n’est pas un choix conscient) ce qui est le mieux pour lui…

À qui pensons-nous alors ? Au bien-être de l’autre, ou au nôtre ?

Encore une fois, il est naturel et humain tout simplement de ne pas vouloir que ceux que nous aimons sortent de notre vie, mais en nous recentrant sur ce qui est le mieux pour l’autre, notre peine peut commencer à s’atténuer.

Et quand le problème ne vient pas d’un corps trop usé qui nous lâche, il est important de considérer que s’il y a un départ, c’est que la personne qui s’en va a appris ce qu’elle avait à apprendre dans cette vie. Ce n’est évidemment pas un choix délibéré du point de vue humain, mais nous n’attirerions pas à nous de telles circonstances s’il n’existait pas en nous des schémas permettant d’aboutir à ce résultat.

Aucune expérience concrète ne peut prendre forme sans que quelque chose en nous l’ait créée, que ce soit consciemment ou non. Faisons confiance à cette part plus profonde de notre être qu’est l’âme et gardons à l’esprit qu’il existe un « plan » beaucoup plus vaste que celui que nous pouvons percevoir de notre point de vue humain.

 

Changer son angle de vue

Il y a une image que j’aime beaucoup, et il me semble que c’est Paulo Coelho qui l’avait employé dans l’un de ses ouvrages. Il disait que la vie et la mort c’est un peu comme un grand train. Quand notre corps physique nous lâche, nous changeons simplement de wagon.

Ceux du wagon précédent ne nous voient plus, ne nous entendent plus, pourtant, nous sommes toujours là…

Pour moi, le corps est comme un véhicule, là pour accompagner notre âme durant son voyage au sein de cette incarnation. Il est tout aussi important que cette partie plus subtile de notre être, et nous donne l’occasion unique de faire l’expérience de la vie.

Sans ce corps, nous ne pourrions pas toucher et être touchés, goûter, sentir, voir, entendre, etc. C’est un peu comme le temple de notre âme et il est important d’en prendre bien soin. Mais ce n’est pas parce que l’enveloppe physique n’existe plus que NOUS n’existons plus.

Nous sommes bien plus qu’un simple corps, et nous ne cessons jamais d’exister.

Certains diront que ce n’est qu’un argument balancé par ceux qui ont peur de la mort pour se rassurer en pensant qu’il y a quelque chose après…. Pour moi qui baigne depuis une bonne quinzaine d’années à présent dans un univers où la médiumnité et tout ce qui s’y rattache sont omniprésents, je peux vous dire que c’est tout, sauf une vue de l’esprit.

À chacun cependant de faire du tri et de choisir la voie qui sonne la plus juste pour lui.

 

 

Voir le verre à moitié vide, ou à moitié plein

Ce que je vous dirais en conclusion, c’est que nous avons toujours le choix par rapport à ce que nous allons décider de faire des expériences que nous vivons.

Nous pouvons décider de considérer le décès d’un proche comme une catastrophe, quelque chose de dramatique et rester enfermés dans la douleur, ou alors, nous pouvons nous en servir comme d’une piqûre de rappel qui nous invite à cesser d’attendre demain pour être heureux et à profiter du temps dont nous disposons pour faire ce qui nous tient vraiment à cœur et y créer un maximum d’expériences joyeuses et enthousiasmantes !

Alors oui, la mort est souvent vécue comme quelque chose de douloureux dans notre culture, mais comme chaque expérience, elle peut aussi nous servir de tremplin pour nous donner le goût de vivre ou de revivre, pour nous encourager à semer plus de lumière dans notre présent et à cesser de nous enfermer dans des situations qui nous rendent malheureux et qui nous font passer à côté de cette occasion extraordinaire que nous avons de vivre pleinement.

Tout part d’une décision, et elle nous appartient entièrement.
Et vous chers lecteurs, de quelle façon aimeriez-vous à présent faire face à la mort ?

Avec mes meilleures pensées
Laure



P.S : Je vous laisse aujourd’hui le lien vers un ouvrage qui a vraiment bouleversé ma façon de voir la mort, dans le bon sens du terme bien-sûr. Il y aurait de nombreux autres titres à ajouter, mais celui-là est le livre qui a été pour moi le plus marquant, non seulement par rapport à la mort, mais à tellement d’autres choses encore 🙂  Il s’agit de « Conversations avec Dieu« , de Neale Donald Walsh, qui est une source magnifique en matière de spiritualité. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous encourage vivement à le découvrir. Le premier volume est le plus percutant en ce qui concerne tout ce qui touche à notre quotidien et aux domaines généraux de notre vie, et les deux suivants sont également riches d’informations à un niveau plus large.


About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

7 Comments

  1. MAES

    26 octobre 2015 at 11:30

    Bonjour,

    Oui très dur de vivre un deuil.
    Je connaissais toutes ces étapes mais pas toujours facile de les passer, quelque soit notre rythme.
    Même si j’ai certaines croyances, j’aimerais tellement avoir la certitude, la preuve que ma cocotte d’amour partie dans mes bras ce 31 juillet m’attendra quand ce sera mon tour.
    Cela me permettrait de continuer à avancer jusqu’à ce que je quitterai à mon tour.
    Merci pour vos articles

    • Laure Zanella

      26 octobre 2015 at 11:39

      Bonjour à vous,

      Le truc, c’est que nous n’aurons jamais de certitudes absolues, de preuve palpables je dirais de ce qui viendra ensuite, mais si on écoute son coeur, si on se fie à ce qu’on ressent en soi, on saura 🙂 Gardez en tête aussi que ceux qui sont partis ont envie de nous voir heureux, et que le fait de continuer à avancer malgré leur départ, même si ça demande un peu de temps, est une façon de les honorer et d’honorer leur mémoire 🙂 En vous souhaitant beaucoup de courage.

  2. josiane

    30 octobre 2015 at 12:53

    Bonjour Laure, merci beaucoup pour cet article, merci pour vos mots, merci pour tout. C’est d’une grande aide,je reviens réguliérement là ces temps ci. MERCI

    • Laure Zanella

      30 octobre 2015 at 20:51

      Avec plaisir Josiane. Je suis heureuse que ces mots puissent aider 🙂

  3. josiane

    30 octobre 2015 at 22:58

    Laure, s’il vous plait. Y a t’il une circonstance particuliére qui fait quand cet endroit précis on puisse cesser de vivre méme à 24 ans? Je sais qu’avec des si on pourrait changer les choses mais si ce jour là elle était rester chez elle tranquillement autour d’un gateau pour l’anniversaire de son papa (mon frére), je pense qu’aujourd’hui elle serait toujours parmi nous. C’est ce que je pense mais suis je dans l’erreur? Je sais trés bien que je ne peux rien changer mais j’ai besoin de comprendre. N’avait elle pas encore à apprendre de la Vie? Je cherche un sens mais y en a t’il un? Merci.

    • Laure Zanella

      31 octobre 2015 at 07:04

      D’un point de vue humain il peut nous sembler tellement évident qu’elle avait encore du chemin à faire… Mais au niveau de l’âme, un autre plan était visiblement prévu pour elle. Les « si » ne servent malheureusement à rien sinon à nous torturer intérieurement avec toutes ces possibilités qui n’existeront jamais. Le chemin le plus court est l’acceptation qu’au delà de ce que nous sommes capables de comprendre de notre point de vue, il y a un plan bien plus vaste qui se déroule où il n’y a ni punition ni hasard malencontreux. Avec mes meilleures pensées.

      • josiane

        1 novembre 2015 at 23:26

        MERCI LAURE

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