Comment pardonner vraiment et se libérer des chaînes du passé…

By on 15 septembre 2014

 

 

Crédit photo : © feryt

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Comment pardonner vraiment et se libérer des chaînes du passé

Chronique et explications concrètes d’après « Le Don du pardon » d’Olivier Clerc

 

Je viens d’achever la lecture de « Le Don du pardon – un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz » d’Olivier Clerc et j’aimerais partager avec vous cette méthode merveilleuse et incroyablement libératrice, malgré son apparente simplicité.

Je vous propose donc aujourd’hui la chronique de cet ouvrage, ainsi que des explications concrètes sur la façon dont vous pouvez mettre en application la méthode proposée.

Quelques mots sur l’auteur :

Olivier Clerc est un écrivain franco-suisse, auteur à ce jour de 12 ouvrages. Directeur littéraire, il a accompagné la publication de nombreux ouvrages d’auteurs francophones et étrangers, dont Don Miguel Ruiz, auteur de « Les 4 accords toltèques ».

La lecture de cet ouvrage en 1998 ayant été un véritable coup de cœur pour Olivier Clerc, il a décidé d’en acquérir les droits francophones et en a assuré lui-même la traduction. Ayant pour habitude de partir à la rencontre des auteurs qu’il traduit et publie, afin de voir si ces personnes incarnent réellement ce qu’elles enseignent, l’envie de rencontrer Don Miguel Ruiz s’est manifestée tout naturellement à lui.

L’occasion lui en a été donnée rapidement, en 1999, lors d’un stage à Teotihuacan, au Mexique, où il a découvert cette merveilleuse méthode transmise dans son ouvrage.

 

Première partie de l’ouvrage

Dans la première partie de cet ouvrage de 164 pages, Olivier Clerc partage avec nous sa découverte du Don du pardon. Il nous raconte son séjour à Teotihuacan, sa rencontre forte avec Don Miguel Ruiz et cette expérience extraordinaire vécue auprès de cet homme qui a sans doute fait basculer à jamais sa perception de la vie et la façon dont il allait vivre la sienne après cela.

Olivier Clerc nous explique comment s’est déroulée son initiation au Don du pardon, avec le groupe qui l’accompagnait lors de ce séjour au Mexique, tout en précisant que nous pouvons aussi faire ce travail seuls, chez nous, sans avoir besoin d’un guide pour ça (et je vais y venir un peu plus bas 🙂 )

J’ai trouvé son récit vraiment enthousiasmant et ce partage extrêmement touchant aussi, à travers toute la sincérité et l’humilité qui en ressort.

On ressent en le lisant que ça vient du cœur, et ça ouvre quelque part la porte à notre propre libération.

 

Seconde partie

Dans la deuxième partie du livre, Olivier Clerc nous explique comment utiliser le Don du pardon, chez soi, et décrit étape par étape le processus.

On y trouve ensuite une section « Questions – réponses » qui traite des interrogations les plus fréquentes au sujet de cette méthode et de son application pratique.

Enfin, Olivier Clerc nous offre deux renversements d’accords toltèques et propose sa propre approche de ceux-ci, qui ouvre la voie à de nouvelles pistes encore pour se libérer, vivre une vie plus sereine et heureuse et aller vers qui nous sommes vraiment.

J’ai trouvé cet ouvrage extrêmement « léger », dans le sens où il est très agréable à lire et on a le sentiment d’être porté. Il se lit rapidement et est très accessible. Je ne peux que vous le recommander.

La méthode peut être utilisée à tout moment, pour se libérer de la souffrance que nous traînons avec nous depuis longtemps ou en guise de « nettoyage ponctuel », pour éviter d’accumuler en soi des énergies négatives qui ne feraient qu’alourdir notre cheminement.

 

Venons-en à la méthode concrète justement !

Je commencerais en reportant les propos de Don Miguel Ruiz au sujet du pardon :

« Nous croyons devoir pardonner aux autres ce qu’ils nous ont fait, alors que c’est nous qui prenons prétexte de leurs actes pour les juger, pour fermer notre cœur et cesser d’aimer. Et sitôt qu’on arrête d’aimer une personne, on réduit le flot d’amour qui nous traverse le cœur, et on est le premier à en pâtir. C’est donc à nous de leur demander pardon à eux, pour guérir notre cœur, et non l’inverse. Nous leur demandons pardon – aux autres, au diable, à Dieu et à soi-même – de les avoir utilisés, de nous être servis d’eux pour nous couper de l’amour, tout en leur reprochant le choix que nous avons fait nous-mêmes. »

La clé dans ce processus, c’est de comprendre que le pardon n’est pas en réalité quelque chose qu’on accorde (ou pas) à l’autre, mais plutôt un cadeau qu’on se fait à soi-même.

L’autre n’est pas vraiment concerné par le processus. Nous sommes les seuls concernés.

Quand vous entretenez de la rancoeur, de la colère, du ressentiment ou toute autre émotion négative vis-à-vis de quelqu’un qui vous a fait du mal, qui souffre dans l’histoire ? L’autre ? Ou vous ?

Pour l’autre, rien ne change. Votre colère ou même votre rage ne seront même pas remarquées par cet autre. Le fait de ruminer constamment cette situation qui vous a blessés ne changera rien à ce qui est, et ne modifiera pas non plus l’existence de celui qui a engendré la blessure.

Le fait de diriger constamment des pensées de haine ou de vengeance vers quelqu’un ne vous soulagera pas et ne déclenchera pas non plus la colère divine pour que les cieux viennent faire justice pour vous.

Le seul résultat est la souffrance dans laquelle vous allez vous maintenir et même vous enfoncer.

Non seulement vous allez vécu quelque chose qui vous a blessé, mais en plus, le fait de cultiver l’amertume et le ressentiment vous repique à nouveau, à chaque fois que ces émotions surgissent en vous. C’est comme si vous vous mainteniez vous-même dans cette souffrance, vous « punissant » doublement.

Quand on parle ici de pardonner, il ne s’agit pas de valider les actes ou les paroles de l’autre, de lui dire qu’il a eu raison et qu’il a été dans son bon droit. Il s’agit simplement de vous libérer de cette rancoeur qui vous empoisonne et vous emprisonne également.

Le but n’est pas non plus de devenir le meilleur ami de l’autre comme l’explique Olivier Clerc ou de renouer avec celui ou celle qui vous a fait du mal. Le seul objectif est de rouvrir votre cœur, de vous autoriser à laisser couler à nouveau ce flot d’amour qui circule naturellement à travers nous, et que nous bloquons parfois (souvent) lorsqu’une lourde blessure intervient.

Nous avons tendance à nous carapacer lorsque nous avons été blessés, pensant qu’ainsi, nous limiterons les risques d’une nouvelle souffrance, mais en réalité, c’est une souffrance d’une autre nature que l’on crée ainsi en soi.

Le pardon est la clé. Et je vous inviterais pour ma part à combiner cette technique avec la méthode Sédona, ce qui vous aidera à lâcher prise et à vous libérer d’autant plus facilement (vous pouvez cliquer sur le lien en bleu pour accéder à mon article sur la méthode Sédona)

Cet outil que je vous propose aujourd’hui ne sera pas nécessairement celui qui résoudra tout pour vous, mais il pourra compléter votre palette et vous ouvrira de nouvelles portes pour que vous puissiez avancer vers une vie plus joyeuse et libre.

 

Comment procéder ?

En premier lieu, choisissez un moment où vous pourrez être au calme et où vous disposerez de suffisamment de temps devant vous.

Installez-vous comme vous le désirez, de façon à vous sentir à l’aise et effectuez éventuellement une petite méditation. Vous pouvez simplement fermer les yeux, respirer profondément, et maintenir votre attention centrée sur votre respiration.

Quand une pensée vient, ne commencez pas à y réfléchir, et recentrez votre attention sur votre respiration. Quand vous vous sentez prêt, passez à l’étape suivante.

Visualisez une première personne envers laquelle vous ressentez des tensions, des crispations, de la rancoeur ou d’autres émotions négatives. Laissez le temps à ces émotions de remonter, de sorte qu’elles soient accessibles pour que vous puissiez les libérer. Le but n’est pas de se complaire dans ces émotions négatives et de se maintenir dans le rôle de victime, mais simplement de faire un constant des émotions présentes. Ne cherchez pas à occulter ce qui se passe en vous, et permettez à vos émotions de prendre place, tout simplement.

Ensuite, lorsque vous vous sentez prêt pour ça, dites à cette personne du fond de votre cœur

« je te demande pardon ». Observez alors ce qui se déroule en vous, et laissez faire. Ouvrez simplement votre cœur, et rappelez-vous que le but n’est pas de cautionner le mal qu’on vous a fait, mais simplement de permettre à l’amour de circuler à nouveau librement et naturellement en vous.

En restant dans la colère, vous fermez votre cœur, et vous vous faites du mal à vous-même. En demandant pardon, de façon sincère et humble, vous faites appel à votre véritable nature et tout se libère.

On ne parle pas ici de demander pardon en ressentant de la culpabilité, car vous n’avez rien fait de mal. Il s’agit vraiment d’adopter une posture d’humilité, de revenir à l’essentiel et de laisser parler le cœur.

Olivier Clerc suggère d’ailleurs de se mettre à genoux pour cet exercice (si cela n’est pas inconfortable pour vous bien sûr), car la posture adoptée peut aider à aller chercher ce sentiment d’humilité qui vous aidera à atteindre une libération complète.

Quoiqu’il en soit, faites toujours comme VOUS le sentez, selon ce qui sonne juste pour vous et ne vous forcez pas si vous ressentez un gros blocage par rapport à cette démarche.

** Ajout personnel : si ça coince pour vous, que vous sentez de grosses résistances à l’idée de demander pardon, je vous encouragerais à utiliser la méthode Sédona pour lâcher prise par rapport à vos émotions négatives en premier lieu. Vous pouvez également compléter avec l’EFT, et ensuite retenter le coup avec le Don du pardon pour voir si vous êtes plus à l’aise une fois ce premier déblayage effectué.

Une fois que vous sentez que c’est OK par rapport à la première personne que vous avez visualisée, passez à la suivante, et ainsi de suite jusqu’à avoir fait le tour.

Vous n’êtes bien sûr pas obligés de passer en revue toutes les personnes pour qui vous éprouvez des sentiments négatifs d’un coup. Faites comme vous le sentez, et respectez votre propre rythme, c’est important.

Une fois cette « ronde » terminée, l’étape suivante consiste à demander pardon au « diable » et à Dieu. Ici, ces deux éléments représentent en fait toutes les forces extérieures négatives comme positives que nous pouvons avoir tendance à accuser de nos maux. Il s’agit par exemple de la chance ou de la malchance, du karma, du destin, de l’hérédité, des gènes, des autres, etc.

Nous nous servons inconsciemment de ces éléments comme prétextes pour fermer notre cœur, nous entrons parfois même dans la lutte, dans l’optique de combattre les forces dites négatives, mais en entrant dans le combat, ne « jouons » nous pas au même jeu que ces forces qu’on dit vouloir combattre ?

La clé est toujours l’amour, et en demandant pardon au diable et à Dieu de les avoir pris pour prétexte pour fermer notre cœur, nous remettons les choses à leur juste place, et nous nous ouvrons à nouveau au flot d’amour qui coule naturellement vers nous. C’est comme ça que peut s’amorcer la guérison 🙂

L’étape la plus importante

Enfin, l’étape ultime est de se demander pardon à soi-même, pour la douleur engendrée par ce cœur que nous avons laissé se fermer.

Cette étape-là est sans doute la plus délicate et c’est pour ça qu’elle vient en dernier, parce que les autres étapes préparent le terrain et nous aident à nous ouvrir progressivement.

Prenez le temps nécessaire pour bien ressentir ce qui se passe en vous, pour ressentir toutes les tensions et crispations que vous pouvez ressentir à votre propre égard, et demandez-vous sincèrement pardon pour avoir bloqué ce flot d’amour et vous être fermé aux autres. Ensuite, laissez venir ce qui vient, et observez, paisiblement.

Pour en revenir à votre posture, le fait de poser vos mains sur votre cœur et de vous incliner humblement pendant cette demande de pardon peut vous aider.

À vous là encore de trouver la façon juste d’expérimenter le Don du pardon pour vous. Il n’y a pas de règles figées, seulement celles qui sonneront juste pour vous.

Vous pouvez évidemment aussi utiliser ce processus pour libérer votre cœur si vous estimez vous-même avoir blessé d’autres personnes, car cela engendre aussi des résistances en nous, une crispation, la peur d’être rejeté, etc.

Des ateliers et conférences sont organisés sur ce thème par Olivier Clerc. Pour plus d’infos à ce sujet, vous pouvez vous rendre sur son site www.olivierclerc.com

Pour voir l’ouvrage d’Olivier Clerc sur Amazon.fr vous pouvez cliquer sur cette image :

 

 

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Voir le livre en anglais sur Amazon.com

J’espère quoi qu’il en soit que cette merveilleuse méthode vous aidera à avancer vers la pleine liberté et une joie sans fin dans votre vie.

 

Belle journée à tous !

Laure

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5 Comments

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  4. corsyn

    7 mars 2017 at 10:16

    Merci beaucoup pour ce beau partage Laure,
    Le hazard fait bien es choses, après avoir lu les 4 accords Toltèque, j’ai entamé une formation avec Olivier Clerc sur la pratique de ces accords, je me régale, j’ai découvert aussi, le Don du pardon que je viens de recevoir… votre article me donne envie de me précipité dessus … sourire
    Je vous souhaite une très belle journée 🙂

  5. Jeanne

    7 mars 2017 at 18:48

    Bonjour Laure, merci pour cet article. Ce qui me pose difficulté c’est justement la définition du mot pardon. Mais c’est vrai qu’on peut utiliser des actes répréhensibles des autres pour nous conforter dans notre rôle de victime. Et même attirer à soi des persécuteurs… En ce qui me concerne, ma transformation est un long processus. Bonne journée. 🙂

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