Comment se pardonner à soi-même pour les choix passés qui ont été source de douleur

By on 22 janvier 2015
Crédit photo : © Yingko - Fotolia.com

Crédit photo : © Yingko – Fotolia.com

Comment se pardonner à soi-même pour les choix passés qui ont été source de douleur

Se libérer de ses chaînes et trouver la paix

 

Il y a quelques jours en atelier virtuel, j’ai travaillé avec un groupe sur le pardon à soi-même et l’importance qu’il revêt dans notre cheminement, et j’aimerais aborder ce thème avec vous aujourd’hui.

En effet, quand nous restons accrochés sur des faits passés, sur des erreurs que nous estimons avoir commises, sur quelque chose que nous avons fait ou au contraire, que nous n’avons pas fait, nous nous plaçons en position de résistance face à nous-mêmes et face au flot de la Vie, et il ne lui est alors pas possible de déposer sur notre chemin des circonstances qui cadreraient avec ce que nous voulons vraiment.

Qui d’entre nous n’a jamais éprouvé de regrets ? Ne s’est jamais mordu les doigts parce qu’il estime qu’il aurait dû  faire ceci, ou n’aurait pas dû faire cela ? Combien d’entre nous ont déjà passé des mois ou des années à se ronger intérieurement, à être pleins de colère envers eux-mêmes parce que l’un de leurs choix a mené à des conséquences très douloureuses et qu’il n’était plus possible de revenir en arrière, ou encore parce que des solutions paraissaient inexistantes ?

Je suppose que de très nombreuses personnes sur cette Terre se sont déjà demandé « Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Pourquoi j’ai fait / je n’ai pas fait ça ? » en endossant un fardeau alors plus ou moins lourd en fonction de la situation, à porter pour longtemps.

 

La culpabilité n’est pas une fatalité !

 

Au premier abord, on peut avoir tendance à croire qu’il faudra porter sur son dos ce poids pendant sans doute le reste de sa vie, mais ce n’est absolument pas une fatalité, et il existe des solutions ici aussi.

C’est de l’une d’elles que j’aimerais vous parler aujourd’hui.

Lorsque vous êtes pleins de crispations, de tensions, de colère, de peur ou encore de frustration, ce qui émane de vous est à l’opposé de votre élan naturel, de votre nature profonde, et on ne pourra attirer à soi que des événements, des circonstances ou des gens qui vibreront sur une même fréquence et généreront en nous encore plus de crispations, de tensions et ainsi de suite; sans parler de la façon « extraordinaire » dont on se sent (c’est ironique bien sûr)

Il est donc important, déjà pour notre bien-être personnel, de trouver le chemin qui mène à la libération et la paix intérieure.

Dans ce précieux ouvrage qu’est « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication Non Violente » de Marshall Rosenberg, l’auteur nous explique que chaque plainte, chaque critique, chaque reproche, etc., camoufle en fait un besoin non satisfait.

Cela vaut bien sûr pour les « attaques » qui viennent de l’extérieur, mais aussi pour celles qu’on se balance à soi-même (et il semblerait que ce soit l’activité favorite de beaucoup de gens bien malgré eux).

L’un des principes fondamentaux de la Communication Non Violente est de chercher à entendre le besoin qui se trouve derrière chaque critique ou chaque jugement pour avoir ainsi la possibilité de prendre soin de ce besoin.

 

Entendre le besoin qui se cache derrière notre attitude

 

Eh bien pour aller vers le pardon à soi-même, la clé est exactement la même.

Si vous estimez avoir commis des erreurs par le passé et que celles-ci ont eu de lourdes conséquences pour vous, ruminez toute votre vie sur ce que vous auriez dû faire ne changera rien aux faits. Ils sont ce qu’ils sont, et même avec la meilleure volonté du monde, vous n’y changerez rien.

C’est difficile à accepter, n’est-ce pas ? Ça demande en effet souvent du temps, et un travail sur soi.

Pour que vous puissiez vous autoriser à tourner la page, il va être essentiel de reconnaître le ou les besoin(s) qui demandaient à être satisfaits derrière votre positionnement.

Prenons un exemple pour illustrer : Imaginons que par le passé, vous ayez agi à contresens de vos habitudes, que vous ayez menti à la personne aimée par crainte de la perdre, ou alors que vous ayez mis la pression à quelqu’un en le menaçant toujours sous le couvert de la peur, parce que vous vous sentiez pris au piège ou ne perceviez pas d’autre issue pour éviter une évolution que vous envisagiez comme terrible pour vous.

Le fait que vous ayez agi de cette façon a pu provoquer de gros dégâts malgré tout, différents de ceux que vous avez cherché à éviter, mais tout aussi blessants pour vous, voire plus, et, tout en voyant les pages du calendrier se tourner les unes après les autres, il subsiste toujours une profonde blessure en vous, des regrets, une colère vive envers vous-mêmes parce que votre recul d’aujourd’hui vous fait voir que tout ceci aurait pu être évité.

En somme, vous passez beaucoup de temps à vous juger, à vous maltraiter intérieurement, ou alors, vous en voulez peut-être à la Terre entière parce que vous n’avez pas encore pris conscience du fait que votre colère est en réalité tournée contre vous-mêmes.

 

La clé est de se mettre en contact avec nos besoins

 

Où que vous en soyez, et qu’il s’agisse de situations lourdes ou beaucoup plus légères, la clé sera de vous mettre en contact avec le ou les besoin (s) qui se cachaient derrière votre attitude à ce moment-là.

Votre besoin était-il d‘être rassuré, de vous sentir aimé, d’être reconnu, valorisé, peut-être simplement d’être entendu et considéré.

Quel était votre besoin à ce moment-là ?

Ce type d’exercice est toujours plus productif quand on pose ce qui vient à l’écrit, aussi, je vous encouragerais à tester cette méthode « à l’ancienne », avec une feuille et un stylo 🙂

Prenez note d’une ou plusieurs situation(s) sur lesquelles vous restez accrochés et laissez de l’espace entre chaque. Il peut s’agir d’une « petite bricole » qui vous aura fortement contrariés et qui vous énerve encore quand vous y pensez comme d’événements plus graves ou traumatisants pour vous.

Une fois que vous y êtes, prenez le temps de penser à la première situation notée, et demandez-vous ce qui vous a poussés à agir comme vous l’avez fait (ou à ne pas bouger), quel était votre besoin à cet instant.

 

Et le processus de guérison peut commencer 

 

Dès lors que vous allez prendre contact avec ce besoin qui n’a pas été reconnu, quelque chose va s’ouvrir en vous pour vous permettre d’entamer le processus de guérison.

Il y a des chances que vous versiez des larmes ou que vous ressentiez de l’amertume, mais ces regrets-là ne seront plus chargés de haine envers vous-mêmes. Il s’agira simplement d’avancer vers l’acceptation, de prendre conscience du « pourquoi » véritable, et c’est là que commence le pardon.

En prenant conscience de vos besoins profonds, vous allez pouvoir commencer à en prendre soin et sortir de ce piège d’auto-destruction.

Même quand il s’agit d’éléments qui ne sont pas dramatiques en eux-mêmes, nous sommes souvent « pollués » de l’intérieur par des petits incidents de la vie qui nous contrarient parce que nous avons réagi de façon impulsive en réponse à un besoin non satisfait.

Notre besoin d’être entendus peut nous avoir conduits à briser un objet auquel on tenait en le jetant par terre pour manifester notre colère à notre interlocuteur, ou notre besoin d’être aimés peut nous avoir conduits à nous éloigner de notre nature véritable et à récolter des reproches en retour parce que notre attitude dérangeait ou agaçait.

Il peut y avoir tout un tas de petites choses comme de plus grandes qui nous limitent et entravent notre élan naturel, mais dont on peut se libérer assez facilement en apprenant à reconnaître les besoins qui se cachent derrière nos comportements négatifs.

 

De nouvelles habitudes libératrices

Dorénavant, à chaque fois que vous vous critiquerez, que vous vous blâmerez ou serez en colère contre vous-mêmes, demandez-vous de quoi vous avez besoin au juste, et laissez venir la réponse tranquillement.

De la même façon, quand c’est un autre qui vous fait un reproche, qui vous attaque verbalement ou se plaint, comprenez que c’est là aussi une façon maladroite de chercher à répondre à un besoin.

En prenant l’habitude de fonctionner ainsi, il y a bien des conflits qui peuvent être désamorcés, avec les autres comme avec soi-même.

C’est cette prise de conscience de nos besoins qui nous permet de lâcher prise par rapport au passé, aux erreurs que nous estimons avoir commises et à tout ce que l’on peut regretter.

Prenez le temps d’expérimenter, et voyez ce que ça donne pour vous 🙂

 

Avec mes meilleures pensées

          Laure





Vous avez aimé cet article ? Si vous voulez être sûr de ne pas louper les prochaines publications de ce blog, il vous suffit d’inscrire votre prénom et votre adresse mail dans le formulaire ci-dessous. Ainsi, je vous enverrai un petit mot à chaque fois qu’un nouvel article sera publié. A bientôt !

About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

4 Comments

  1. Nathalie N.

    28 janvier 2015 at 04:11

    Effectivement, mon parcours comprend ce travail sur soi qui m’a permis d’avancer. J’ai dû chercher au plus profond de moi les raisons pour lesquelles je me mettais en colère, que j’éprouvais de la honte, de la jalousie ou tout autre sentiment désagréable, et une fois cette prise de conscience, j’ai pu entamer un vrai travail de « réparation »
    Petit à petit l’oiseau fait son nid comme on dit 🙂

    • Laure Zanella

      28 janvier 2015 at 08:57

      Quand on comprend que toutes les réponses se trouvent en nous et qu’on prend simplement l’habitude de se tourner vers cet espace intérieur, il devient bien plus facile de sortir des schémas négatifs dans lesquels nous étions enfermés, et la Vie devient de plus en plus jolie 🙂

  2. Pingback: La colère que nous ressentons envers les autres n’est souvent qu’une projection de celle qu’on ressent envers soi-même | Transformez votre vie !

  3. Sandra

    13 août 2016 at 13:56

    Ouii définitivement je suis entièrement d’accord quelqu’un d’heureux ne si prend pas par toutes les moyens possibles pour faire attendre sa souffrance!!!

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *