Comment transformer son regard sur soi-même en remettant le compteur de ses croyances à zéro

By on 23 février 2015

 

 

Crédit photo : © gitusik - Fotolia.com

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Comment transformer son regard sur soi-même en remettant le compteur de ses croyances à zéro

Rien n’est ni bon ni mauvais en soi. Il n’y a que ce qui est, et la façon dont on le perçoit.

 

(Suite du programme de l’atelier public « Amour de soi – Amour de l’autre »)

 

Nous avons déjà parlé de tous ces jugements qui font partie de notre dialogue intérieur, qu’ils soient tournés vers les autres ou vers notre propre personne, et je voudrais approfondir cette dernière notion plus précisément, car elle est vraiment essentielle.

Quand on se sent bien dans sa peau et en paix avec soi-même, peu importe ce que les autres disent ou font, on ne le prend pas à titre personnel et on comprend qu’il y a là un autre scénario qui se joue quand on fait face à l’agressivité des autres, que nous ne servons que de miroir à l’autre qui projette sur nous ses propres souffrances.

Mais lorsque nous sommes nous-mêmes dans la souffrance, qu’il y a encore trop de plaies non guéries en nous, il peut être très difficile d’avoir un tel recul et de garder son cap.

Bien souvent, nous serons amenés à attirer à nous des expériences qui vont justement venir nous piquer là où ça fait mal, pas dans le sens d’une sorte de punition divine, mais simplement parce qu’une part de nous demande à aller vers la guérison, et la difficulté rencontrée nous donne alors l’occasion de nous confronter à notre douleur, de comprendre ce qui se cache derrière et de réparer ce qui doit l’être.

Quand on porte un regard négatif sur soi, quand on se juge sans arrêt, quand on estime ne pas être assez ceci ou cela pour pouvoir être aimés, notre cœur se ferme, notre joie de vivre se flétrit et toutes nos expériences concrètes prennent cette même teinte fade et terne.

Parfois ça peut aller jusqu’à un sentiment de mort intérieure, l’impression de passer à travers la vie sans la vivre réellement, mais il n’est jamais trop tard pour renverser la vapeur.

 

Tout commence par une petite graine qu’on sème dans notre esprit

 

Pourquoi porte-t-on un regard négatif sur soi ? Quand nous étions enfants, nous ne portions absolument aucun jugement, ni sur nous-mêmes, ni sur les autres.

Les enfants acceptent les autres tels qu’ils sont, et ils leur offrent un amour inconditionnel, tout naturellement. Alors pourquoi cela change-t-il en grandissant ? Pourquoi commence-t-on à se sentir mal dans son corps et mal dans sa tête ?

Eh bien, cet immense fossé qui existe entre le regard bienveillant et plein d’amour d’un tout petit et celui des adultes que nous sommes (et ceux que nous avons été entre ces deux périodes) a été creusé par toutes les croyances limitantes que nous avons adoptées depuis notre enfance.

Un « beau » jour, quelqu’un a commencé à nous dire que telle chose était jolie et telle autre laide. Quelqu’un d’autre nous a dit qu’il était correct de faire ceci et mal de faire cela. Enfants, on nous a dit et répété que si nous nous comportions de telle façon, nous serions de gentils enfants, par contre, si jamais nous adoptions telle autre attitude, alors là nous serions bien méchants…

Je suppose que tout le monde a dû connaître ce cheminement ou une variante plus ou moins proche dans notre culture.

Constamment, nous entendions les adultes et ceux qui étaient plus grands que nous émettre des jugements au sujet de tout et n’importe quoi, et petit à petit, parce qu’en tant qu’enfants nous ne remettons pas en cause la parole de ceux qui nous ont précédés, nous intégrons toutes ces croyances limitantes au sujet de ce qui est bien et mal, au sujet de ce qui est beau ou laid, de la façon « juste » de se comporter et de ce qui est inapproprié.

 

Le relais passe de main en main

Nous avons été conditionnés à penser d’une certaine façon, comme nos ancêtres avant nous, et à chaque fois que notre élan spontané nous poussait à sortir du cadre bien défini des attentes des autres à notre sujet, les réprimandes, les blâmes, les tentatives de culpabilisation et autres démarches visant à nous « remettre dans le droit chemin » ont semé dans notre esprit l’idée que nous n’étions pas une bonne personne.

Quand on regarde un peu ce qui se passe dans notre société, combien d’adultes, d’adolescents et même d’enfants assez petits déjà se sentent mal dans leur peau et en souffrance parce qu’on leur a dit qu’il fallait répondre à tel ou tel critère pour être jugés acceptables et aimables (dans le sens de pouvoir être aimé) ?

Je suis d’avis que si on laissait les enfants suivre leur élan spontané sans chercher à les « domestiquer » comme le dit Miguel Ruiz dans « Les 4 accords toltèques », il n’y aurait pas de guerres, pas de conflits et pas de problèmes.

Les enfants suivent leur nature profonde et laissent parler leur véritable Moi, et ce véritable Moi est plein de lumière et ne chercherait pas à nuire à un autre, ni à lui-même d’ailleurs.

Le mode de fonctionnement de notre société rend compliqué de laisser libre cours à la spontanéité naturelle des enfants, parce que dès qu’on sort du lot, dès qu’on est différent, on a tendance à être rejeté, pointé du doigt ou même insulté, mais il est possible de trouver un juste équilibre, de se respecter soi-même tout en tenant compte des autres.

 

La perfection n’est qu’une notion subjective !

 

Ce sont toutes ces étiquettes que nous collons sur notre dos, tous ces critères qui reflètent une perfection illusoire que nous cherchons constamment à atteindre qui nous mènent à porter un regard aussi négatif envers nous-mêmes.

Pour sortir du piège, la clé va être de commencer par identifier toutes ces croyances restrictives que nous avons adoptées au sujet de ce qui est bien ou mal, juste ou faux, beau ou laid, etc.

C’est le fait de prendre conscience de ce en quoi vous croyez et de remettre en question toutes vos anciennes croyances qui va vous permettre de retrouver votre pleine liberté et de laisser l’amour circuler vis-à-vis de votre propre personne.

Si vous êtes souvent critiques vis-à-vis de votre corps par exemple, demandez-vous comment vous pensez devoir être, quels critères vous estimez devoir atteindre pour pouvoir vous autoriser à vous accepter et à vous aimer, et ensuite, demandez-vous qui vous a enseigné que vous devriez être comme ci ou comme ça, sous peine de ne pas être considérés comme beaux ou belles ou de ne pas pouvoir être aimés. Vous n’arriverez peut-être pas à déterminer une origine précise à votre croyance parce que la même idée vous aura été répétée par de multiples sources, mais peu importe, vous savez que cela vient de l’extérieur de vous.

Le fait est qu’il n’existe pas un modèle de perfection absolue qui engloutirait tous les autres. Il y a juste des gens qui pensent d’une façon, et d’autres qui pensent que ces gens ont raison ou tort. Il ne s’agit néanmoins que de croyances et uniquement de croyances.

 

Vous êtes et serez toujours votre meilleure boussole

 

Personne d’autre que nous ne peut définir à notre place ce qui est vrai ou bien pour nous.

Si vous acceptez que les autres vous définissent, vous serez toujours malheureux parce qu’à mesure que leur perception de la perfection va évoluer, vous devrez courir encore et encore après un idéal que vous n’atteindrez probablement jamais et pendant tout ce temps, vous allez vous critiquer, vous juger et refuser de vous aimer tels que vous êtes sous prétexte que tel ou tel aspect de votre personne ne correspond pas aux critères de « perfection » après lesquels vous courez.

La seule personne qui devrait définir ce qui est juste ou non pour vous, c’est VOUS !

Si quelque chose en vous vous déplaît, alors changez-le, mais surtout, ne cherchez pas à changer pour pouvoir mieux répondre aux attentes d’autres personnes à votre sujet. Vous ne pourriez trouver aucun bonheur dans cette direction là.

Pour aller à la rencontre de soi-même et commencer à s’accepter et à s’aimer vraiment, il est essentiel de commencer par définir tous ces « accords » que nous avons conclus avec nous-mêmes au sujet de ce qui est bien ou mal, de ce qui est beau ou non, de ce qui est correct ou pas.

Revoyez toutes les bases, remettez tout ce qu’on vous a appris en question, et demandez-vous seulement et uniquement ce qui sonne juste pour vous dans votre for intérieur.

Voyez sur quels aspects vous avez tendance à vous juger, à voir le manque ou l’absence d’éléments que vous pensez nécessaires pour être acceptables ou aimables.

Ensuite, prenez conscience du fait que ces règles que vous suivez, ces critères que vous croyez devoir atteindre pour devenir parfaits sont totalement aléatoires et subjectifs.

 

Vous êtes déjà parfaits tels que vous êtes

Vous êtes déjà parfaits tels que vous êtes, et il n’y a rien à changer pour devenir acceptables ou aimables.

Changez seulement ce que vous avez ENVIE de voir changer parce que vous avez le désir d’évoluer et d’aller vers un mieux, à vos yeux, mais comprenez que vous n’avez nul besoin d’être différents de ce que vous êtes pour pouvoir être aimés.

La clé est de commencer par s’aimer soi-même pour qu’ensuite l’amour puisse se déployer à l’extérieur de soi. Il n’en tient qu’à vous. Vous pouvez décider dès à présent de laisser tomber toutes vos anciennes croyances restrictives et de vous accepter pleinement, tels que vous êtes ici et maintenant.

Ca demandera sans doute un peu d’entraînement jusqu’à ancrer en profondeur cette nouvelle perception de vous-mêmes, mais ça vaut la peine d’y travailler, car non seulement vous allez vous sentir beaucoup plus vivants, vous allez rayonner de l’intérieur, mais c’est aussi tout autour de vous et dans vos rapports avec les autres que cela va se répercuter.

Quand on s’aime soi-même, on est libre d’accepter et d’aimer les autres tels qu’ils sont, et on se contente de faire des choix qui nous servent sans ressentir le besoin d’agresser l’autre sous prétexte qu’il est différent de soi.

L’amour de soi conduit à la paix intérieure, et la paix intérieure crée la paix tout autour de soi.

Plus il y aura de personnes sur cette Terre qui vont franchir le pas de s’aimer et de s’accepter telles qu’elles sont, et plus on verra la violence et l’agressivité retomber.

Chaque petit pas fait dans ce sens nous rapproche un peu plus d’un monde plus lumineux, alors ça vaut vraiment la peine de s’y mettre, en respectant le rythme juste pour soi et en faisant simplement de son mieux.

 

En vous souhaitant à tous une belle journée.

           Laure

 

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About Laure Zanella

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3 Comments

  1. josiane

    1 novembre 2015 at 23:58

    Bonsoir Laure, il est tard mais pas pour moi, je fais de belles découvertes. Sujet trés trés interessant dans lequel je me reconnais bien, j’ai appris et avancer dans ce domaine méme si j’ai encore à faire là dessus. Je ne me suis jamais bien aimée,je ne me souviens pas dans l’enfance et l’adolescence d’avoir été aimé, (faut dire que vie particuliére pas trés gaie), la suite a été trés difficile pour moi avec le monde extérieur quand j’ai eu l’age de travailler, je ne vais pas rentrer dans les détails c’est pas nécessaire aujourd’hui, j’en ai beaucoup souffert, de plus j’étais timide et trés mal dans ma peau, j’en ai bavé moralement mais j’ai relevé la téte c’est déjà pas mal. Aimer correctement, je n’ai pas su le faire, quand on ne se sent pas aimée et qu’en plus on ne s’aime pas, comment offrir cela aux autres, c’est guére possible. Mais bon, au fil du temps, j’ai vu que bien des personnes m’aimaient bien, (je travaille dans le commerce) (ce fut d’une grande aide). J’apprend depuis peu à aimer un peu plus, ce n’est pas encore le grand Amour mais je progresse. J’ai du boulot à faire dans bien des domaines alors c’est parti,je fais au mieux petit à petit dans tout ce qui se présente dans la Vie de chaque jour, je plonge en moi de plus en plus profondément. C’est un BONHEUR de vous avoir sur ma route. MERCI. A bientot 🙂

    • Laure Zanella

      2 novembre 2015 at 15:00

      Bonjour Josiane,

      Il n’est pas facile en effet d’ouvrir son coeur quand on n’a pas eu le mode d’emploi, mais ce que la Vie vous fait découvrir au fur et à mesure vous montre que même sans bases de départ, on peut y arriver aussi, et peu importe que ça mette du temps. L’essentiel est que vous puissiez faire ces pas maintenant 🙂

  2. Pingback: Sortir des relations toxiques | Transformezvotrevie

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