Couper le cordon pour voler enfin de ses propres ailes…

By on 5 juillet 2016

 

Crédit photo : gabicuz-Pixabay.com

Crédit photo : gabicuz-Pixabay.com

 

Couper le cordon pour voler enfin de ses propres ailes…

Voilà deux jours que je cherche un sujet utile à aborder pour le prochain article du blog, et comme ça arrive bien souvent, ce sont les personnes que j’accompagne dans leur cheminement personnel qui m’ont mis sous le nez ce que je cherchais 🙂 (Merci !)

En effet, bien que vivant des situations différentes, deux de mes consultantes sont venues vers moi au même moment, avec un même nœud à déverrouiller : cette sorte de prison dans laquelle nous avons été nombreux à nous enfermer par loyauté souvent inconsciente envers nos parents…

C’est une problématique qui revient très souvent sur le tapis, aussi, j’aimerais vous demander ceci :

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir obligé d’agir d’une façon ou d’une autre, par crainte de décevoir l’un de vos parents ou mêmes les deux, ou de ne plus être aimé d’eux ?

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir coupable à l’idée de faire quelque chose pour vous, quelque chose qui aurait été positif pour votre propre cheminement, en sachant que vos parents auraient désapprouvé ?

Ces questions sont d’ailleurs valables que vos parents soient encore de ce monde ou non…

Il arrive bien souvent en effet que, même une fois arrivés à l’âge adulte, et même après que nos parents aient quitté physiquement ce monde, nous continuions de vivre selon les mécanismes appris durant l’enfance, en ayant beaucoup de mal à nous autoriser à vivre notre vie telle que nous l’entendons.

Nous sommes alors en proie à la culpabilité, à la peur d’être rejetés, pas ou plus aimés, et nous posons nous-mêmes toutes sortes de barrières qui nous emprisonnent et nous empêchent de déployer notre plein potentiel.

Je vous propose donc aujourd’hui de voir de quelle façon nous pouvons enfin couper le cordon, pour que nous puissions nous autoriser à être enfin nous-mêmes et à voler de nos propres ailes vers le genre de vie qui nous correspondra réellement cette fois…



Chacun a sa place

Le premier point important à comprendre ici, c’est que lorsqu’on continue à fonctionner selon les permissions et les interdits qui ont été posés durant notre enfance, ce n’est pas l’adulte en nous qui réagit, mais notre enfant intérieur.

C’est comme si une sorte de pression inconsciente s’exerçait sur nous pour que nous restions dans une position de soumission par rapport à nos parents, et ça, ça s’appelle un schéma toxique.

Ce sont ces rapports où l’un de nos parents (ou même les deux) nous dit : « Fais ce que je veux ou je ne t’aimerais plus » « Agis selon ma volonté, ou tu seras rejeté » etc.

Bien sûr, les mots ne sont souvent pas prononcés de cette façon, mais c’est ce que nous entendons implicitement, et tout dans l’attitude du parent nous laisse entendre que c’est bel et bien ce qui va se passer.

Il y a une tentative de contrôle d’un côté, et une soumission de l’autre.

Il est important cela dit de souligner à ce sujet qu’il n’y a jamais de « bourreau » sans victime consentante dans le monde des adultes. Personne ne peut nous forcer à quoi que ce soit si nous n’acceptons pas, et il existe une énorme différence entre « être obligé de… » et « se sentir obligé de… »

Pour sortir de ces mécanismes aliénants, il est important de remettre à sa place le fait que nous ne sommes plus un petit enfant sans défense, qui a besoin d’un adulte pour prendre soin de lui.

Quand nous étions petits, si nos parents nous avaient complètement laissés de côté, nous aurions pu mourir parce que nous n’étions pas en mesure de nous débrouiller par nous-mêmes.

Mais maintenant que nous sommes adultes, même si nous devions être laissés de côté par tous, nous serions en mesure d’avancer par nous-mêmes et de rebondir, et il n’y aurait donc plus de danger pour notre vie.

Ce sont les échos de nos peurs d’enfants qui nous poussent à continuer à nous soumettre à cette espèce de chantage affectif qui nous pourrit la vie, mais dès lors qu’on prend conscience de ce mécanisme, la porte de notre prison intérieure s’ouvre en grand et nous devenons alors libres d’en sortir.



Détachement

Pour se libérer de ces liens toxiques, la clé est de commencer à s’aimer suffisamment pour ne plus être dans l’attente de l’amour des autres.

Tant que nous sommes dans une position de dépendance, nous avons tendance à croire que notre vie va s’écrouler si jamais les autres nous tournent le dos. C’est là qu’ils peuvent exercer une pression sur nous, même si bien souvent, ces autres ne se rendent pas du tout compte des mécanismes en place.

Ce n’est pas volontaire, ça n’a pas pour but de nous nuire délibérément, mais le résultat est le même.

Tant qu’on pense avoir besoin de l’autre sous peine de s’effondrer totalement, on reste la victime de cet autre et on se refuse souvent le droit de prendre son envol.

Mais plus on va commencer à s’accepter et à s’aimer soi-même, à prendre conscience du fait qu’on a déjà de la valeur tel que l’on est, plus on va pouvoir se détacher des autres et commencer à accueillir ce qui nous est offert avec joie, sans plus être dans la peur du manque.

Si les autres nous aiment et ont envie de partager quelque chose avec nous, c’est parfait. Et si les autres ne nous aiment pas (ou ne nous montrent pas d’amour) et n’ont pas envie d’échanger, alors c’est parfait aussi, parce qu’il y a suffisamment d’amour à l’intérieur de nous pour que nous puissions rester debout quoi qu’il arrive au dehors.

La clé de la prison, c’est de s’aimer soi-même et de reconnaître soi-même sa valeur personnelle sans plus rien attendre de l’extérieur.



Affirmation de soi

Une autre étape importante dans ce cheminement est d’oser s’affirmer, faire ses propres choix, en donnant la permission à l’autre de réagir comme il aura envie de réagir, sans pour autant en faire une affaire personnelle.

Peut-être qu’il vous est déjà arrivé d’avoir la boule au ventre à l’idée de dire non à l’un de vos parents (ou à un autre de vos proches d’ailleurs) ou de vous interdire d’agir selon vos envies pour aller dans le sens de leurs attentes à eux.

C’est source d’une grande frustration, et souvent, ça finit par aboutir à de la colère, contre soi, parce qu’il y a une part de nous qui sait parfaitement que c’est nous qui fermons la porte et qui nous refusons ce qui nous revient pourtant de droit.

Passer sa vie à aller dans le sens des attentes des autres par crainte de leur réaction n’est pas vraiment épanouissant, et au contraire, c’est totalement étouffant.

Voyez que quoi que puissent dire ou penser les autres de vous, ça leur appartient. Ce n’est jamais rien d’autre que leur avis personnel, pas nécessairement objectif d’ailleurs, et ça ne définit par pour autant qui vous êtes.

Vous n’êtes jamais obligé de quoi que ce soit. Vous avez le droit de dire non, le droit d’agir selon ce que VOUS ressentez, même si vos choix sont désapprouvés par ceux qui vous entourent.

Vous n’avez pas à plaire aux autres pour être une bonne personne, et vous n’avez pas à aller systématiquement dans leur sens pour être digne d’être aimé.

Chacun est déjà digne d’être aimé tel qu’il est, juste comme il est.

Si les autres se disent déçus de vous, ça les concerne. Et ça ne parle pas tellement de vous, mais surtout d’eux… Qu’est-ce qui les déçoit au fond ? Votre façon d’avancer, ou leur sentiment d’avoir échoué à vous faire devenir ce qu’ils voulaient que vous soyez ?

Vous avez le droit d’être qui vous êtes et de tracer le chemin que vous avez envie de tracer, que ça plaise aux autres ou non.



L’amour inconditionnel

On dit souvent que l’amour inconditionnel est celui que porte un parent à son enfant, mais bien souvent, cet amour est tout sauf inconditionnel.

Combien d’entre nous ont été éduqués avec toutes sortes d’interdits, avec toutes sortes de règles à suivre pour être une bonne personne selon les critères des plus anciens ?

On nous disait « Sois gentil(le), fais ceci et comporte toi comme cela… », ce qui sous entendait que si nous ne suivions pas les instructions, nous n’étions donc pas gentil(le)s, ce qui pouvait aussi signifier dans notre regard d’enfant que nous étions considérés comme mauvais ou pas dignes d’être aimés…

Pour se défaire des liens toxiques qu’on peut vivre avec notre entourage, il est important de comprendre qu’une personne qui nous aime vraiment nous prendra comme on est, sans chercher à nous faire changer ou à nous modeler selon ses préférences personnelles.

Elle peut ne pas être d’accord avec nos choix, ne pas approuver ce que nous mettons en place, mais ça ne l’empêchera pas de nous aimer.

Alors sentez-vous libre d’être qui vous êtes, de faire ce que vous faites et de réaliser vos rêves, en sachant que si vraiment quelqu’un devait vous tourner le dos à cause de ça, c’est que cette personne ne se placerait pas dans l’amour vrai à votre sujet, et il y en aurait alors suffisamment d’autres parmi ces 7 milliards d’être que nous sommes sur Terre qui seraient heureux de vous ouvrir les bras, pour qui vous êtes vraiment.

Une personne qui vous aime vraiment ne vous tournera pas le dos parce que vous lui dites non, parce que vous lui dites les choses comme vous les pensez et parce que vous sortez des sentiers battus pour tracer votre propre chemin.

Soyez juste vous-même, autorisez-vous à l’être et laissez les autres libres de faire leurs propres choix. C’est ça aussi l’amour vrai, et puisque ce que nous allons vivre au dehors sera toujours le reflet exact de ce qui émane de nous, alors autant commencer dès à présent à semer ce type de graines-là 🙂



En conclusion

Ce que je vous dirais pour reprendre les grandes lignes, c’est que nous n’avons jamais aucune obligation de quoi que ce soit. C’est nous-mêmes qui nous imposons toutes sortes de contraintes et qui nous empêchons ainsi de déployer nos ailes.

Cette culpabilité que nous ressentons souvent également ne sert à rien et n’a pas lieu d’être, car nous ne sommes pas responsables de ce que vivent les autres ni de ce qu’ils ressentent. Même s’il s’agit de nos parents, ce n’est pas à nous de porter sur nos épaules leur fardeau.

Ils sont eux aussi des adultes, capables de se prendre en charge, et capables d’agir pour sortir de leurs propres schémas limitants.

S’ils ne le font pas, ce n’est pas à nous de nous limiter pour ne pas les déranger dans leurs choix.

On retrouve parfois des scénarios de jalousies ou d’autres choses dans le genre au sein des familles parce que les uns réussissent alors que les autres galèrent depuis des années… Ceux qui réussissent ne font que récolter ce qu’ils ont semé, de la même façon que ceux qui galèrent.

Chacun a la possibilité de faire changer sa vie et de se prendre en main, quel que soit son parcours jusque là, aussi, ce n’est pas à ceux qui ont réussi à prendre leur envol de se couper les ailes pour que les autres se sentent mieux.

Ceux qui n’ont pas encore fait le grand saut peuvent décider de le faire à n’importe quel moment, et justement, le fait de voir d’autres qui ont réussi à voler restera toujours le meilleur moyen de leur prouver que c ‘est possible, et qu’eux aussi peuvent avancer dans cette même direction.

Soyez juste vous, et donnez-vous à présent la permission de déployer votre plein potentiel et d’agir selon ce qui est le mieux pour vous. Vous n’êtes plus obligé à présent de continuer à vivre selon les schémas toxiques que vous avez pu rencontrer par le passé. Mais c’est un choix à faire.


Les cartes sont entre vos mains, alors à vous de décider !



Avec mes meilleures pensées

Laure



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About Laure Zanella

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3 Comments

  1. Jeanne

    5 juillet 2016 at 18:10

    Ah mon Dieu! Qu’est-ce que les autres vont dire? Qu’est-ce que les autres vont penser? Allez, fais-le, juste pour me faire plaisir! Faut que tu sois fine, faut que tu laisses la place aux autres, etc. Combien d’années gâchées à plaire aux autres! Ce que vous dites dans votre texte est important même si j’avais déjà lu ce genre de choses. Il y a même en moi un moment de colère et de remords de m’être ainsi trahie moi-même à faire plaisir aux autres et à me tracasser de peur de ce qu’ils vont penser. Merci Laure pour ce texte qui vient me soutenir dans mes nouveaux choix de vie car les vieux shémas sont tenaces… Bonne journée!

  2. Josiane BESSE

    5 juillet 2016 at 22:13

    bonsoir Laure,
    Merci pour cet article. Ah les interdits de toutes sortes, ça ne manque pas, faut pas faire ci, faut pas faire ça, pas le droit de choisir, presque pas le droit de vivre, on tombe de haut quand on s’éloigne de tout ça, vraiment on attérit dans un autre monde totalement inconnu et c’est la panique à bord, dur dur de se sortir de cette situation et de s’adapter à un autre mode de vie que l’on découvre à l’extérieur, c’est complétement fou ce décalage de vie entre celle que j’ai quitté et celle que j’ai découvert, comme l’impression de venir d’une autre planéte, complétement désorientée et perdue par la méme occasion. J’en ai bavé mais j’ai continué malgré tout à avancer pour me sortir de cette impasse; j’ai gagné bien des combats malgré une grande souffrance morale principalement mais ça valait la peine d’en passer par là (avec du recul,je dis ça aujourd’hui, mais à ce moment là, c’était plutot assez difficile) pour avancer au mieux. Tout n’est pas gagné, il reste encore quelques traces mais ce n’est plus trés difficile à soigner, le plus dur est derriére, alors je continue à avancer et à dénicher en moi toutes les défaiences pouvant encore exister………. Merci à vous Laure pour cet éclairage supplémentaire. Je suis en pleine renaissance en ce moment et ça m’encourage à continuer à avancer de mieux en mieux…… et à m’exprimer un peu plus librement que fut un temps pas si lontain où j’étais complétement vide de sens……Bonne soirée 🙂

  3. Esther

    22 septembre 2016 at 17:11

    Bonjour Laure,
    Tout d’abord, merci pour cet article ! Il est très intéressant et inspirant. Perso, j’ai eu du mal à couper le cordon avec ma mère, mais j’ai dû le faire d’une manière assez brutale. C’était dur au début, mais je m’y suis faite.

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