Gérer la dépendance affective : Quand on est dépendant / Quand on se trouve en face

By on 28 décembre 2015
Crédit photo : TanTanika - Pixabay.com

Crédit photo : TanTanika – Pixabay.com

 

Gérer la dépendance affective : Quand on est dépendant / Quand on se trouve en face

 

La dépendance affective est un bien vaste sujet que j’ai déjà exploré sur le blog, et aujourd’hui, j’aimerais aborder ce thème sous un angle nouveau.

Récemment, une consultante confrontée à plusieurs personnes en dépendance affective dans son entourage me demandait comment faire pour se positionner de son côté, se sentant au bord de l’explosion.

En effet, vivre soi-même un schéma de dépendance affective représente bien souvent une lourde souffrance, mais c’est aussi difficile pour ceux qui ont trouvé un certain équilibre de ce côté et qui se retrouvent confrontés à des dépendants.

Comment donc faire pour se préserver lorsqu’on se retrouve face à une personne en dépendance, et comment faire côté dépendants pour éviter de saboter ses relations en laissant ses schémas prendre le dessus sur le véritable soi ?



La dépendance et ses conséquences

Voyons tout d’abord ce qui se passe pour une personne dépendante affective, ce qui peut d’une part amener ceux qui sont confrontés à des dépendants à mieux comprendre ce qui se passe pour eux, et d’autre part amener des dépendants pas nécessairement conscients de leur fonctionnement à mieux se comprendre eux-mêmes et avoir ainsi la possibilité de faire de nouveaux choix.

Quand il y a dépendance affective il y a inévitablement un manque d’estime de soi et un grand gouffre affectif à l’intérieur. On croit avoir besoin des autres et de leur affection pour se sentir complet et heureux, mais c’est un leurre.

Tant qu’on ne nourrit pas soi-même ses besoins et qu’on ne reconnaît pas soi-même sa valeur personnelle, rien ni personne ne pourra faire le chemin à notre place.

Même face à des personnes qui vont être extrêmement aimantes et patientes, et malgré toute l’attention qu’on pourra accorder à une personne dépendante, elle en demandera toujours plus tant qu’elle n’aura pas pansé ses plaies.

Croire qu’il suffit de nourrir de son attention une personne dépendante pour la « guérir » est une erreur. Elle en réclamera encore et toujours plus et la relation peut rapidement se transformer en un fardeau si on se trouve face à quelqu’un qui vit un schéma de ce type très lourd.

La dépendance affective c’est comme n’importe quel autre type de dépendance. Si vous vouliez aider un drogué à s’en sortir, lui donneriez-vous une dose supplémentaire pour qu’il tienne le coup puis une autre quand le manque reviendra ? Certainement pas… Vous chercheriez à lui proposer d’autres solutions pour qu’il se confronte à ce qu’il vit et sorte de cette spirale infernale, n’est-ce pas ? C’est exactement la même chose avec la dépendance affective.

Quand il y a dépendance affective, la personne dépendante aura tendance à interpréter toute marque d’intérêt de façon excessive et il arrive souvent que de simples marques de politesse, tout à fait normales et anodines pour vous soient perçues autrement que pour ce qu’elles sont.

Les malentendus et confusions vont alors bon train et c’est ainsi que de nombreuses personnes vivent de grandes désillusions, surtout dans le cadre amoureux, parce que l’intérêt que l’autre leur accordait a été interprété comme un engagement profond ou le signe d’un grand amour, alors qu’il s’agissait peut-être simplement d’un intérêt superficiel ou encore de nature plutôt amicale. La personne en dépendance se sentait enfin nourrie et complète, ayant l’impression d’avoir trouvé son âme sœur, alors qu’en fait, elle vivait surtout une sorte d’euphorie parce que son vide affectif avait été temporairement comblé, sans pour autant que l’autre personne présente y soit réellement pour quelque chose.

C’est aussi dans ce type de mécanismes qu’on se laisse prendre au piège des personnes manipulatrices ou toxiques, parce que le besoin de se sentir aimé est bien plus fort que le besoin d’être respecté.

On parle bien ici du fait de se sentir aimé qui est différent d’être aimé réellement, car c’est là encore une interprétation, une perception personnelle de la situation.

Que ce soit dans le cadre amoureux, amical ou à un niveau plus large, on peut rapidement se sentir envahi par une personne vivant une forte dépendance affective, d’autant plus si notre nature est plutôt solitaire.

Quelques exemples de schémas qui peuvent devenir étouffants en cas de dépendance :

  • Vous ne répondez pas rapidement à un message ou ne décrochez pas votre téléphone et vous êtes relancé de façon insistante

  • La personne en dépendance semble croire qu’elle est la seule présence dans votre vie et pense que vous êtes dans l’attente à son sujet comme elle l’est vis-à-vis de vous

  • La personne en dépendance cherche à multiplier les entrevues ou débarque à l’improviste, ou alors elle s’éternise lors des moments passés ensemble sans tenir compte de vous

  • Le dépendant affectif cherche à tout faire pour vous faire plaisir et vous satisfaire, cherchant parfois même à deviner vos attentes en fonction des siennes et basculant très rapidement dans le « trop » qui étouffe ou agace

Certaines personnes vivant ce type de schémas pourraient sans doute s’offusquer en expliquant que quand elles aiment ou apprécient sincèrement quelqu’un, elles veulent simplement être là pour l’autre et leur montrer qu’elle tient vraiment à lui, mais je dirais que pour qu’il y ait une relation saine, il y a quelques ingrédients indispensables à ajouter à son plat comme le fait de laisser l’autre libre de ses mouvements sans chercher à le contrôler et sans être tout le temps « sur son dos », éviter d’interpréter l’attitude ou les paroles de l’autre selon son propre mode d’emploi, respecter l’espace de l’autre et vérifier auprès de lui qu’on est bien sur la même longueur d’onde, etc.

Chacun a bien sûr un tempérament différent et certaines personnes apprécient d’avoir souvent de la compagnie et des échanges alors que d’autres sont plus distantes et ont besoin de plus d’espace. Dans un cas comme dans l’autre, je dirais cependant que trop de présence tue la présence, et qu’il est important de suivre son ressenti pour voir où se situe la limite pour nos interlocuteurs. Le mieux est encore d’en discuter directement quand le cadre s’y prête pour savoir comment l’autre fonctionne et s’il cherche vraiment la même chose que nous.

Ce qui complique la chose dans le cadre de la dépendance affective, c’est qu’en voyant l’autre s’éloigner, le dépendant aura tendance à ressentir un malaise, parfois même une sorte de peur panique en fonction du degré de dépendance, et il deviendra alors encore plus insistant, cherchant à être rassuré. Si on décide de lui « donner sa dose » dans l’espoir d’apaiser le dépendant et de retrouver un peu plus d’espace, on fait fausse route, car ça ne fait au final qu’entretenir le problème et le malaise grandissant dans la relation.

Voyons donc comment faire, d’un côté comme de l’autre pour aller vers un meilleur équilibre.



Côté dépendant

Avant d’agir sous le coup des émotions, le fait de respirer un grand coup et de prendre conscience de ce qui se passe en soi peut être très précieux.

Si vous avez conscience de vivre un schéma de dépendance et sentez la morsure du vide affectif vous piquer, rappelez-vous que les autres ne peuvent que masquer temporairement ce vide et que vous seul pouvez le combler vraiment.

Il peut être tentant de chercher à se raccrocher à une branche au plus vite comme si le vide intérieur allait nous engloutir en restant seul face à soi-même, mais si on prend le temps d’observer la chose de plus près, on se rend compte qu’il ne va rien se passer d’inquiétant, que lorsque nous nous sentons abandonnés nous ne le sommes pas vraiment et que nous ne sommes plus un tout petit enfant démuni qui aurait besoin d’une tierce personne pour survivre.

Même si c’est difficile par moment, en tant qu’adultes nous disposons de tout ce qu’il faut à l’intérieur pour avancer par nous-mêmes et nourrir nos propres besoins.

Devenez votre meilleur ami, votre meilleur allié, et prenez toujours un temps de recul avant de céder à l’impulsion de la dépendance, ce qui vous aidera petit à petit à l’apprivoiser jusqu’à pouvoir vous en libérer.

Interrogez-vous de la même façon sur votre démarche vis-à-vis des autres :

« Est-ce que mon désir de contacter X est un simple désir libre de tout besoin, de tout manque ? Est-ce que ma volonté de rendre visite à Y fait écho au plaisir d’échanger avec cette personne ou représente plutôt une sorte de nécessité ? L’autre est-il vraiment dans une même démarche que la mienne ? Est-ce que je me sens libre d’accepter un « non » sans que j’interprète ce « non » comme un rejet ?  Est-ce que je considère simplement les faits ou est-ce que je suis en train d’interpréter l’attitude / les paroles de cette personne en face de moi déformant ainsi la réalité ? Etc. »

Ce petit travail d’introspection sera également un outil fort utile pour éviter les interprétations erronées et tout ce qui pourrait en découler de pesant.



Côté non-dépendant

Quand on se trouve face à une personne en dépendance affective, lorsqu’une certaine limite est franchie, il peut être très tentant de prendre ses jambes à son cou et de fuir, surtout si on a déjà vécu un lien douloureux avec une telle personne.

Et bien, vous avez le droit de fuir ! Rien ne vous oblige à rester aux côtés d’une personne qui vous placerait dans un sentiment pesant et vous donnerait le sentiment de devoir quoi que ce soit à l’autre.

Si un lien vous met mal à l’aise, c’est que ce lien est toxique pour vous, et c’est vous faire un cadeau à vous-même que de poser les limites nécessaires à votre bien-être. Vous n’avez pas à vous sentir coupable à ce sujet ni à vous justifier auprès de l’autre.

Encore une fois, chacun est différent et chacun a des besoins qui lui sont propres. Pour certaines personnes, une relation où la présence de l’autre est très forte sera agréable, et pour d’autres, ce sera un boulet.

Personne n’a d’obligation de quoi que ce soit, et une relation, quelle que soit sa nature, ne devrait jamais apporter un sentiment de contrainte ou de pas le choix.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de couper les ponts avec des « amis » qui devenaient trop pressants et me relançaient avec des airs de reproche quand je ne leur répondais pas assez rapidement.

À partir du moment où j’ai eu l’impression que ces autres exigeaient quelque chose de moi plutôt que d’être dans un simple échange libre, j’ai tout simplement dis stop, et c’est au malaise qui commençait à monter dans le lien que j’ai dit stop par la même occasion.

Autorisez-vous à agir selon ce qui est le mieux pour vous, en vous rappelant que vous n’êtes pas responsable de l’état émotionnel de la personne qui se trouve en face de vous.

Certaines personnes chercheront peut-être à vous faire culpabiliser, mais si c’est le cas, ça n’a rien d’un lien sain là encore et poser des barrières est souvent la meilleure option à prendre.

On pourrait penser que « laisser tomber » le dépendant affectif serait le priver de quelque chose, mais bien souvent, pour que nous puissions prendre conscience des schémas limitants que nous vivons, il est nécessaire que nous nous retrouvions confrontés à nous-mêmes, et le dépendant affectif commencera bien souvent à se remettre en question et à agir pour panser ses plaies à force d’avoir vécu des schémas où il s’est senti abandonné (sans pour autant l’avoir réellement été).

Bien sûr, il n’est pas forcément nécessaire de couper les ponts. À chacun là aussi de voir ce qui lui convient le mieux en fonction de la nature du lien qu’il vit.

Quand la personne en dépendance se place dans une démarche d’évolution et qu’elle cherche à sortir du piège, une discussion franche peut suffire à trouver la bonne distance pour que le lien redevienne positif pour les deux personnes concernées.



Et que faire lorsqu’on tient vraiment à une relation avec un dépendant ?

Il y a des liens où il est plutôt facile de prendre de la distance ou même de dissoudre la relation, mais il y a aussi d’autres cas de figure où c’est un exercice beaucoup plus difficile ou qu’on ne souhaite tout simplement pas envisager.

Imaginons un couple de dépendants où l’un des deux aurait fait le chemin vers la guérison intérieure et l’autre pas (ou pas encore). Le conjoint qui est sorti du piège a désormais pleinement conscience de ce qu’il a vécu lui-même et perçoit clairement le schéma de dépendance chez son conjoint.

Dans de nombreux cas, quand ce décalage est effectif, le conjoint sorti de la dépendance choisira de rompre le lien. Mais il arrive aussi qu’il souhaite malgré tout poursuivre sa route auprès de celui ou de celle qu’il avait choisi.

Quoi faire alors pour accompagner l’autre au mieux dans son propre cheminement ?

La règle N°1 est de se rappeler qu’on ne peut pas changer l’autre ni faire le chemin à sa place. Si on choisit de rester, ça doit être dans l’acceptation pleine et entière de l’autre tel qu’il est dans le moment présent.

Si on reste en cultivant l’espoir que l’autre finisse par changer, c’est comme poser soi-même un piège au sol et sauter à pieds joints dedans.

Vérifiez toujours où vous en êtes pour être sûr que vous vous placez bien dans l’acceptation et que vous vous sentez en paix avec vous-même.

Cherchez à voir les choses à travers les yeux de l’autre pour mieux le comprendre et ne plus faire une affaire personnelle de ses réactions. Il sera d’autant plus facile alors de vous détacher de certaines attitudes pesantes chez l’autre.

Si vous êtes réellement dans l’acceptation de l’autre, vous ne vous sentirez plus vraiment irrité ou déboussolé par sa façon d’être (ou alors l’irritation se libérera très rapidement) et pourrez rester dans la sérénité quelles que soient les circonstances. Ça ne veut pas dire pour autant cautionner ce qui peut être pesant dans la démarche de l’autre, car poser ses limites pour se respecter soi-même est aussi un acte d’amour, envers soi comme envers l’autre.

Dire stop quand l’autre dépasse les bornes n’est pas une attaque envers cet autre. C’est lui montrer où se trouve votre espace de bien-être et lui permettre ainsi de se confronter à ses propres schémas. Libre à lui ensuite d’en faire ce que bon lui semblera et de réagir, ou pas.

Chacun a ses raisons de faire les choix qu’il fait et il n’y a pas de règle qui dicterait que tel choix est bon et tel autre mauvais.

La seule chose que vous devez considérer est ce qui vous permet de vous sentir réellement bien, et c’est en fonction de ça que vous devez avancer quoi que puissent en dire ou en penser les autres.

Je dirais aussi que le fait d’endosser le rôle de « sauveur » face à un dépendant affectif n’est pas lui rendre service. Ça part d’une bonne intention, mais si on sert éternellement de béquille à un autre, il n’aura aucune chance d’apprendre à marcher par lui-même.

Il est parfois nécessaire de laisser les autres faire leurs propres essais, quitte à ce qu’ils se cassent la figure, car il n’y a que comme ça qu’ils pourront trouver les moyens de se relever et d’avancer par eux-mêmes.

Deux points importants donc aujourd’hui :

=> Pour ceux qui vivent des schémas de dépendance affective : Aimez-vous vous-même comme vous voudriez que d’autres vous aiment. Nourrissez vos propres besoins et évitez de réagir sous le coup de vos émotions. Prenez toujours un instant de recul avant d’agir et vérifiez votre positionnement pour éviter de miner vos relations avec les autres en adoptant des réactions qui pourraient rapidement devenir étouffantes pour les autres. Rappelez-vous que ce que vous vivez se passe entre vous et vous et ne concerne pas réellement les autres. Vous avez toutes les clés en vous pour guérir vos plaies et trouver la paix et l’équilibre auxquels vous aspirez.

=> Pour ceux qui sont confrontés à des personnes vivant un schéma de dépendance : Faites le point avec vous-même pour vous demander si la relation que vous vivez est agréable pour vous. Voyez quelles sont vos raisons de maintenir ce lien, si vous vous sentez libre d’être vous-même et d’agir comme bon vous semble, ou si vous avez plutôt le sentiment d’être envahi, peut-être même surveillé et devant « rendre des comptes » à l’autre. Vérifiez ce qui se passe du côté de vos émotions, car tout sentiment de malaise dans une relation indique un déséquilibre. Gardez en vue que vous avez le droit de prendre vos distances, de poser vos limites, et même de couper les ponts si c’est mieux pour vous. Si l’autre tente de vous faire culpabiliser, voyez que ce n’est qu’une manœuvre (souvent inconsciente ) pour ne pas subir une perte et se retrouver confronté au vide que vous masquiez. Faites les choix qui sont les vôtres en vous sentant libre de les faire, et laissez à chacun la responsabilité qui lui appartient. Si vous choisissez de maintenir un lien avec un dépendant, cela doit se faire dans l’acceptation pleine et entière de l’autre tel qu’il est, et vous pouvez là aussi poser vos limites et mettre des barrières quand c’est nécessaire.


Et vous chers lecteurs ? Avez-vous déjà rencontré des schémas de dépendance affective, que ce soit dans un rôle ou l’autre ? Et qu’est-ce qui a pu vous aider à mieux les vivre ou à les surmonter ? N’hésitez pas à partager avec nous vos réflexions à ce sujet dans l’espace de commentaires tout en bas de page.


Je vous souhaite à tous une excellente journée et une très belle fin d’année 🙂

Laure





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About Laure Zanella

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5 Comments

  1. Jeanne

    29 décembre 2015 at 18:54

    Bonjour Laure, merci pour ce texte qui exprime très bien une bonne partie de mon vécu. J’ai été une dépendante affective mais je pense que mes ex-conjoints l’étaient plus encore. Les alcooliques et les manipulateurs sont des dépendants affectifs n’est-ce pas? Je me sentais terriblement envahie et j’ai toujours cette peur en moi, comme si le fait d’être en couple me ferait perdre mon identité pour devenir le bouc émissaire de l’autre. Cela me mène à une grande solitude. Bonne journée. 🙂

    • Laure Zanella

      29 décembre 2015 at 20:11

      Bonsoir Jeanne,

      Il y a en général une sorte de co-dépendance en effet même si la dépendance ne s’exprime pas de la même façon de part et d’autre. Une personne déjà en harmonie avec elle-même aura tendance à fuir un dépendant affectif, percevant consciemment ou non la problématique qui est là. Les attitudes toxiques que l’on peut avoir, que ce soit dans une dépendance à une substance quelconque ou à travers des attitudes manipulatrices, cachent souvent un immense vide intérieur et un grand manque d’amour de soi. Le truc, c’est que vous ne pouvez pas perdre votre identité si vous choisissez à présent de poser les limites nécessaires à votre bien-être et faites passer le respect de vous-même avant tout le reste. Il ne peut y avoir de bourreau sans victime « consentante ». Si vous choisissez de vous positionner clairement et d’être à l’écoute de vos besoins, vous ne pourrez plus retomber dans ce panneau là, mais pour le savoir, il n’y a qu’un moyen : expérimenter 🙂 Passez une bonne soirée

  2. sabi

    5 janvier 2016 at 00:43

    très cher Laure,

    je vous suis depuis quelques mois et je lis régulièrement les articles que vous avez la gentillesse de publier et je tiens très sincèrement à vous remercier pour ce partage.
    cela fait plusieurs fois que je lis votre article sur la dépendance affective et je commence à cheminer et à voir plus clairement en moi ce qui dysfonctionne. Je suis qq1 d’entier, de très cérébrale, et je cherche souvent à vivre des relations intenses et fortes. J’ai longtemps donné bcp aux autres pour ne surtout pas penser à moi même, je me suis donc longtemps oublié.je suis une alcoolique abstinente depuis bientôt 5 ans et une dépendante au cannabis, que j’ai de grosses difficulté à lâcher. j’ai essayé depuis 30 ans de nombreuses thérapies, pour me sentir plus en paix avec moi même, en paix avec les autres, en paix avec la vie. Actuellement je fais de la sophro-analyse et je sens que cela me fait bcp de bien, que des prises de conscience ont lieu mais qu’il y a encore en moi bcp de résistances. Je suis une grande dépendante affective et actuellement je fuis ou sabote toutes relations des que je ressens qu’elles peuvent créer en moi une dépendance. C’est surtout le cas dans mes relations amoureuses qui ne suscitent en moi que souffrance, vide et désarrois. Je reste donc seule alors que j’ai très envie actuellement de vivre une belle relation de partage, d’échanges, de respect et d’harmonie. Mais des que je ressens un sentiment amoureux, je suis paniquée à l’idée de ressentir ce vide en moi, un terrible malaise m’envahi, j’ai peur du manque, de la perte, je me sens en grande insécurité, je deviens tyrannique avec l’autre alors je fuis ou sabote tout. Depuis un an, je parviens plus à m’observer et à me comprendre, je prends de plus en plus soin de moi, et suis plus à l’écoute de mes besoins, mais j’ai encore régulièrement des comportements autodestructeurs qui me font stagner ou régresser.
    j’ai longtemps chercher ce que c’était d’aimer ou d’être aimée, j’ai trouvé de nombreuses réponses mais je suis perdue car je ne sais pas comment « fonctionner » différemment, comment accéder à une vie à 2 harmonieuse et respectueuse et pourtant c’est ce que je souhaite vivre profondément mais je ne sais pas comment m’y prendre.
    je pense m’inscrire à votre formation 28 jours « la loi d’attraction et les relations », elle semble correspondre à ma problématique.
    Pouvez vous me donner votre avis?
    Encore merci Laure pour tous vos articles que vous avez la générosité de publier régulièrement
    bien chaleureusement

    • Laure Zanella

      5 janvier 2016 at 08:57

      Merci beaucoup pour votre message Sabi. Avant de vouloir vivre une harmonie à deux, il est important que vous puissiez vivre cette harmonie avec vous-même, en commençant par vous accepter et vous aimer pleinement pour celle que vous êtes. L’amour de soi est vraiment la clé de tout, et ce que nous vivons à l’extérieur au niveau relationnel n’est de toute façon que le reflet de ce qu’on vit avec soi. En matière de formation, peut-être serait-il plus utile pour vous de commencer par aborder le thème de l’amour de soi. La formation se déroule sur 21 jours et il y a les 7 étapes complémentaires du programme gratuit que nous reprenons aussi. C’est mon avis, mais écoutez avant tout votre ressenti et voyez ce qui vous attire le plus par rapport à votre positionnement actuel.

      Avec mes meilleures pensées

      • sabi

        8 janvier 2016 at 09:09

        merci Laure pour votre réponse rapide.
        je pense m’inscrire très prochainement à cette formation et je vais de plus en plus travailler sur ce que je pense être bon pour moi.
        à bientôt Laure
        bien chaleureusement

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