La haine ne sera jamais le remède de la haine…

By on 15 novembre 2015

Crédit photo : vait_mcright - Pixabay.com

Crédit photo : vait_mcright – Pixabay.com

La haine ne sera jamais le remède de la haine…

En premier lieu, j’aimerais vous dire un grand merci, car vous avez été nombreux à réagir suite à ma dernière vidéo concernant les événements de Paris et à la partager autour de vous. Merci parce que si j’arrive à toucher ne serait-ce qu’une seule personne à travers mon message et que cette personne décide de l’appliquer dans sa vie, elle va non seulement améliorer son propre bien-être, mais elle va aussi avoir un impact bénéfique sur d’autres personnes autour d’elle.

Même si cet impact devait se mesurer en millimètre, peu importe, car ce sont les petites gouttes d’eau qui font l’océan, et chacun peut contribuer à sa façon à créer pour tous un monde meilleur. Ne sous-estimez surtout pas l’impact que vous pourriez avoir sur le monde qui vous entoure en continuant simplement à faire de votre mieux pour devenir une version toujours plus lumineuse de vous-même.

J’avais prévu pour aujourd’hui de publier un article et une vidéo pour partager avec vous de nouvelles clés pour améliorer ses relations, mais ce sujet attendra quelques jours supplémentaires. Bien qu’ayant toute sa place finalement dans le contexte actuel, il y a un autre point que j’aimerais aborder aujourd’hui et qui me semble plus urgent à évoquer.

Il y a beaucoup de personnes autour de moi qui sont dans la tristesse et dans la compassion pour les victimes des attentats et leurs familles, qui agissent à leur niveau pour soutenir ceux qui souffrent et leur envoyer un peu plus de lumière, mais il y a aussi des personnes qui réagissent avec une grande colère et aimeraient rendre la pareille à ceux qui sont à l’origine de ces actes de barbarie.

Ce que je vous dirais, c’est que la colère est une réaction naturelle, un mécanisme de défense qui sert à nous faire réagir quand quelqu’un ou quelque chose porte atteinte à notre intégrité physique ou psychique. La colère est donc une bonne chose quand on s’en sert pour repousser l’agresseur en quelque sorte.

Par contre, le fait de se nourrir de cette colère, de la laisser se transformer en haine et de vouloir se venger n’est pas la solution, car la haine ne sera jamais le remède de la haine.

C’est le sujet dont j’aimerais vous parler aujourd’hui.

 

 

Regarder au-delà du masque

La haine que l’on peut ressentir dans ce genre de situation traduit souvent un immense sentiment d’impuissance, d’injustice aussi et de peur.

Quelque chose est venu balayer d’un coup notre sentiment de sécurité (qui n’était pas nécessairement très solide avant cela), on craint pour sa vie, on craint pour ses enfants, on craint pour ses proches.

On ressent une profonde incompréhension face au désolant « spectacle » auquel on assiste sans pouvoir rien faire, on ne comprend pas comment c’est possible de faire autant de mal et d’agir dans ce sens pour des raisons qui nous semblent tellement absurdes ou en affirmant qu’on le fait au nom d’un Dieu qui n’a jamais rien demandé à personne au final !

On voudrait vivre dans un monde de paix, laisser nos enfants jouer dans la rue comme on le faisait nous-mêmes quand on était gamins, mais tout ceci nous semble impossible à présent, car nous avons le sentiment de vivre dans un monde plein de dangers, ne pouvant plus faire confiance à personne.

On se sent complètement submergé par cette situation qui nous heurte violemment, et le fait que ce genre d’événements s’accumulent rend encore plus forte cette colère qui nous engloutit complètement.

Mais imaginons un instant que nous permettions à cette haine de se déployer et que nous rendions à l’autre le mal qu’il a lui-même commis… Est-ce que ça ferait réellement cesser le massacre ? Ou est-ce que ça ne donnerait pas envie à l’autre de riposter un peu plus encore, la haine ne faisant que nourrir la haine toujours un peu plus, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne pour la vivre ?

Imaginons ceci : Vous passez une soirée entre amis. À un moment donné, l’un des convives vous lance une remarque acerbe qui vous blesse.

Vous vous sentez piqué, et vous décidez de riposter en allant dans la surenchère. L’autre se sent blessé à son tour et décide de riposter lui aussi et de vous renvoyer la balle un peu plus fortement encore…

Quand s’arrête ce jeu ? Et bien, quand l’un des deux sera suffisamment blessé pour quitter la pièce ou en arrivera peut-être à frapper l’autre (la violence physique traduisant souvent un profond sentiment d’impuissance), ou alors, quand l’un des deux décidera de sortir du fameux triangle dramatique et de comprendre que ce que l’autre lui renvoie n’est qu’une projection de son propre mal-être.

Si après avoir reçu la première attaque, la personne visée respire un grand coup et voit au-delà du masque, si elle comprend qu’elle n’est pas la cible réelle, mais que l’autre ne fait que projeter sur elle sa propre souffrance, elle ne réagira pas ou détournera la réaction avec de l’humour par exemple, le manège s’arrêtera là parce que « l’agresseur » n’aura plus rien à quoi s’accrocher.

Si à l’inverse la personne visée riposte et rentre dans le jeu de l’autre, l’agressivité va augmenter de plus en plus et pourra mener à de sérieux dégâts, émotionnels comme physiques.

J’ai choisi ici un exemple plutôt banal pour vous montrer ceci : on réagit parfois de façon très vive face à des situations ordinaires qui ne sont pas si graves que ça. Imaginez ce que ça donne quand la violence est 10 ou 100 fois pire…

On grimpe toujours plus haut dans la tour de la haine et à quel résultat va-t-on aboutir au final ?

Certaines personnes vont me dire « Mais on ne va tout de même pas laisser faire et ne rien dire ou en rire ?! »… Bien sûr que non. Le but n’est pas de tendre l’autre joue ou encore de dire merci. Mais le truc c’est que chercher à rendre la pareille ne sera jamais la solution, parce que réagir par la haine quand on est exposé à celle-ci et vouloir que l’autre subisse ce qu’il a fait subir, c’est se placer au final au même niveau que l’agresseur, et c’est lui montrer qu’il a gagné en nous « contaminant » de sa haine…

Nous récoltons toujours ce que nous semons. Plus nous semons de violence et de haine et plus nous allons récolter ces mêmes éléments.

Pour moi, la clé est de continuer à semer de l’amour et de la lumière, malgré notre souffrance et malgré notre colère.

Il est normal et humain d’être révolté face à de tels actes, mais devons-nous pour autant trahir nos propres valeurs et nous laisser entraîner dans une spirale infernale ?

Ce n’est pas mon choix. Quel est le vôtre ?

 

 

Soigner à la racine

Ce que j’aimerais vous dire aussi, c’est que les stratégies envisagées pour créer le changement et sortir de ce gouffre de violence ne sont pas nécessairement les bonnes.

Dans ma dernière vidéo, je vous ai invité à vous demander ce que vous pourriez faire à votre niveau, avec les moyens du bord, pour être le changement que vous aimeriez voir dans le monde. J’ai proposé que nous participions tous à ce mouvement en nous demandant ce que nous pouvons améliorer en nous-mêmes pour créer toujours plus d’harmonie et de paix dans nos propres vies, et que ces éléments puissent impacter d’autres personnes autour de nous.

Certaines personnes ont réagi en me disant que ça ne servait à rien de se remettre soi-même en question parce qu’il y aurait toujours des « bons » et des « méchants » et que ça ne changerait jamais.

Ce que je dis à ce sujet c’est que les « méchants » ne sont pas nés « méchants ». Il a fallu qu’ils soient conditionnés, qu’ils soient endoctrinés, qu’on casse leurs valeurs, leurs émotions, leur élan naturel qui tend vers la joie pour les forger dans la haine et la destruction.

Un enfant ne devient pas un criminel spontanément. Il le devient à force d’être dénigré, rejeté, malmené, battu peut-être ou encore torturé, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Il le devient à force qu’on s’acharne à le faire baigner dans la haine et l’intolérance, ou il le devient parce qu’il cherche désespérément à être accepté et aimé et il ne voit plus d’autres issues que de se trahir lui-même pour suivre le mouvement qu’il voit tout autour de lui.

Alors oui, certaines personnes sont tellement enfoncées dans leurs schémas de violence que nous ne pourrons jamais les convaincre de changer, mais que se passerait-il si malgré la cruauté de leurs actes, nous ne les autorisions plus à nous briser, à ternir notre joie de vivre et à nous entraîner avec eux dans une spirale de haine ?

Si malgré tout, chacun de nous décidait de continuer à s’honorer et à respecter ses propres valeurs, à faire de son mieux pour devenir une personne toujours meilleure, si chacun de nous décidait de faire preuve de bienveillance envers les autres malgré la maladresse qu’ils peuvent parfois avoir à notre égard et les blessures causées, si chacun de nous endossait sa propre responsabilité au sujet de ce qu’il vit et de ce qu’il ressent, alors les personnes qui vivent dans la haine et cherchent à détruire les autres n’auraient plus aucune prise à laquelle s’accrocher, et viendrait un moment ou inévitablement, ils finiraient par se détruire eux-mêmes.

Respecter ses propres valeurs et rester dans l’acceptation et l’amour vis-à-vis de soi comme vis-à-vis des autres, ça ne veut pas nécessairement dire se laisser faire et ne pas réagir. Mais il y a différentes manières de réagir, et aucun d’entre nous n’est obligé de tomber dans le piège de la haine.

Celle-ci ne pourrait de toute façon rien résoudre.

La haine ne fait que créer un malaise plus grand en nous, et elle a tendance à se propager tout autour de nous. Quand nous sommes dans la haine, nous avons tendance à rejeter les autres, qui se sentent rejetés à leur tour, deviennent haineux et vont rejeter d’autres personnes encore.

Le schéma est simplifié, mais le résultat est bien celui-là.

L’amour ne peut pas faire changer qui ne veut pas changer, mais s’il atteint une personne, puis une autre, puis une autre encore et que chacun se sent un peu plus accepté et aimé, l’agressivité n’aura plus de raison d’être !

Une personne à elle toute seule n’aura peut-être pas un grand impact sur le monde, mais que se passerait-il si chacun de nous décidait d’agir dans ce sens avait un petit impact sur ceux qui l’entourent ?

C’est le chemin que je décide de suivre aujourd’hui. Si je tombais dans le piège de la colère, je me sentirais mal, et j’inciterais d’autres personnes à me suivre et à se sentir mal à leur tour. Je vivrais dans la peur et ça ne s’appellerait plus « vivre » à mon sens. En véhiculant un message de paix, je ressens cette paix à l’intérieur de moi parce que je respecte mes valeurs et je fais ce qui est juste pour moi. Que d’autres suivent mon mouvement ou pas, je suis déjà gagnante rien que pour moi et mon propre équilibre, et si d’autres sont touchés par mon message, ils pourront eux aussi créer plus de paix dans leur propre vie, se sentir mieux et toucher peut-être de nouvelles personnes autour d’eux.

Si on essayait ?

Je vous invite à partager ce message autant que possible autour de vous, que ce soit en partageant ce texte ou en l’exprimant avec vos propres mots.

Agissez selon ce qui sonne juste pour vous, et ne vous découragez pas, car même si tout semble voler en éclat autour de nous, le petit rayon de lumière que nous allons envoyer vers l’extérieur finira toujours par atteindre quelqu’un.

Alors contribuons chacun à notre façon, avec nos propres moyens à créer dès aujourd’hui et chaque jour de notre vie un monde meilleur !

 

 

Avec mes meilleures pensées

Laure

 

 


 

About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

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