Le lâcher-prise peut être un choix !

By on 27 novembre 2015

Crédit photo : Unsplash - Pixabay.com

Crédit photo : Unsplash – Pixabay.com

 

Le lâcher-prise peut être un choix !

 

Avez-vous déjà remarqué à quel point le lâcher-prise se fait presque naturellement quand nous sommes exposés à une immense souffrance ?

Là d’un coup, on lâche tout, on laisse aller, de la même façon que l’eau qui coule avec force quand on fait sauter un barrage. On s’effondre littéralement et toutes les résistances qui subsistaient en nous s’écroulent de la même façon.

Cette « bricole » qui nous préoccupait tant n’a plus aucune importance, car nous sommes totalement submergés par la douleur et plus rien d’autre n’existe autour.

Avez-vous remarqué aussi à quel point quand tout s’effondre d’un côté, d’autres aspects de notre vie semblent se déverrouiller comme par magie ?

Est-ce un hasard ? Certainement pas ! Et je vous propose aujourd’hui d’éclaircir ce mystère et de voir comment nous pouvons utiliser délibérément ces mécanismes pour accéder à ce lâcher-prise sans attendre qu’une souffrance écrasante passe par là !

 

 

Observation

Je discutais l’autre jour avec une amie qui vient de traverser une année très difficile et je me demandais à quoi peut bien rimer tout ça, quel peut être le sens pour elle et pour tous des épreuves que nous traversons.

Et puis, je me suis rappelé cette phrase lue quelque part sur le net qui disait « La vie va vous briser le cœur mille fois, jusqu’à ce qu’il reste enfin ouvert ».

Cette phrase a provoqué un gros déclic en moi tant j’ai ressenti son message comme une évidence…

Regardez un peu ce qui se passe quand on souffre : D’abord, on est dans la souffrance, on ressent de la douleur, et c’est là justement qu’on se place dans cette sorte d’abandon, où on « baisse les bras », dans le sens où on cesse de lutter.

Nos barrières intérieures tombent, notre carapace aussi, et c’est là je crois que nous sommes le plus dans l’authenticité. Les masques disparaissent et il n’y a plus que nous, le véritable nous.

Et puis, vient un moment où cet état de souffrance commence à nous peser de plus en plus, et on entre bien souvent dans une sorte de révolte. On commence à se mettre en colère, à se carapacer à nouveau, et je dirais que cette colère est bénéfique parce qu’elle nous aide à passer à l’action à nouveau.

Le problème dans l’histoire, c’est que la majorité du temps, nous continuons à porter cette carapace, à rester sur la défensive et à nous murer par peur de souffrir à nouveau au lieu de revenir progressivement vers notre état naturel.

Et c’est précisément là qu’une autre grande souffrance finit par arriver, pas gratuitement, pas pour nous punir, mais comme pour nous donner l’opportunité de lâcher prise à nouveau et d’expérimenter cet état d’être où nous sommes complètement ouvert.

Avez-vous remarqué aussi à quel point nous sommes capables de donner de l’amour et de l’accueillir quand nous vivons une grande souffrance ?

À certaines périodes de ma vie où j’ai traversé moi-même de grandes souffrances, j’ai remarqué à chaque fois que j’avais le cœur encore plus débordant d’amour pour les autres, et je le voyais de façon flagrante à travers mon activité. Le besoin de donner et de partager était encore plus fort, parce qu’il n’y avait plus de carapace, il y avait juste moi, et ça m’a permis aussi de donner un sens à ce que je vivais, d’y voir quelque chose de bénéfique.

 

 

Agir

A-t-on réellement besoin de passer par la case souffrance pour atteindre ce fameux lâcher-prise et cette ouverture du cœur ? Je suis convaincue que non. Mais c’est à nous de faire un choix délibéré à ce sujet et de lâcher la carapace, les résistances et la peur.

Pourquoi gardons-nous notre armure après avoir souffert ? Parce que nous avons peur que ça recommence et une part de nous croit qu’en nous protégeant et en fermant notre cœur, nous allons pouvoir passer au travers d’une nouvelle souffrance.

Avez-vous remarqué que malgré notre carapace, de nouvelles épreuves nous tombent dessus ? Et que malgré notre carapace, nous retombons dans le piège de la souffrance ?

Si on analyse un peu la chose, ça veut dire qu’en fait la carapace ne sert à rien, à part nous couper de notre nature véritable et fermer notre cœur.

Je crois aussi que si le monde est dans l’état dans lequel il est en ce moment, c’est justement parce que trop de monde a fermé son cœur, par peur de souffrir, et ça finit par créer de plus en plus d’agressivité et de conflits.

Alors que pourrions-nous faire pour renverser la vapeur, autant pour soi-même que pour les autres finalement ?

Pourquoi ne pas essayer de prendre conscience en premier lieu de ces résistances qui existent en nous, en observant tout simplement ce qui se passe dans notre corps.

Quand nous sommes carapacés, nous ressentons des tensions dans nos muscles, des crispations, comme une sorte de rigidité dans tout notre être.

Mais nous avons la possibilité à n’importe quel moment de relâcher ces tensions dans notre corps et de créer un apaisement en nous.

Regardez ce qui se passe si vous remarquez que vous avez les épaules contractées. Dès que vous en prenez conscience, vous allez naturellement les relâcher, n’est-ce pas ?

Et bien ce même processus peut être appliqué pour notre corps entier, et pour notre état intérieur aussi.

 

 

Mise en pratique

C’est le fait de prendre conscience d’une résistance en soi qui permet de la laisser aller, et il suffit pour ça de faire un choix conscient.

On fait face à ce nœud en nous, on l’observe, on voit comment il se manifeste dans notre corps, comment on le ressent, et ensuite on choisit tout simplement de le laisser se défaire, de la même façon qu’on laisse un muscle se détendre. On ressent souvent le besoin de souffler un grand coup en même temps, comme si quelque chose s’ouvrait en nous.

Ça demande certes un peu de pratique, mais ça fonctionne bien.

La clé en fait est de devenir de plus en plus conscient de soi, de prêter attention à ce qui se déroule en nous, physiquement comme émotionnellement, pour pouvoir réagir rapidement quand des crispations s’installent.

C’est simplement le fait que nous nous laissons emporter par notre routine quotidienne qui a tendance à nous maintenir dans ce type de schémas.

Accordez-vous régulièrement quelques instants, même si ce n’est que quelques secondes, pour faire le point et voir où vous en êtes, et avoir ainsi la possibilité de laisser aller vos résistances.

 

 

Autres bénéfices

Cette démarche va non seulement vous aider à revenir de plus en plus vers qui vous êtes vraiment, mais ça va aussi avoir un impact bénéfique sur tous les domaines de votre vie.

Comme je le disais en début d’article, il arrive très souvent que lorsque nous sommes exposés à une vive souffrance, un autre aspect de notre vie se déverrouille subitement.

Je me souviens d’une période où je traversais des difficultés au niveau financier, et où, à la suite d’un gros choc émotionnel, ma situation financière s’est subitement débloquée, me permettant d’atteindre des résultats que je n’aurais jamais espéré atteindre auparavant.

J’ai pu observer ce type de mécanismes un certain nombre de fois dans mon cheminement, et la conclusion que j’en tire est que le fait de détourner entièrement notre attention de nos préoccupations habituelles permet au meilleur de prendre forme devant nous.

Alors bien sûr, je n’irais pas jusqu’à souhaiter que des épreuves interviennent sur mon chemin pour que d’autres choses progressent, mais nous avons la possibilité de nous servir de ces principes pour provoquer délibérément des changements en nous, aller de plus en plus vers le lâcher-prise et permettre à toutes les sphères de notre vie de déployer leurs ailes.

L’autre bénéfice, et je dirais celui qui me semble le plus évident, est que le fait de laisser tomber nos armures nous permet de garder le cœur ouvert, quoi qu’il arrive, et de ne plus nous éloigner de qui nous sommes vraiment. Nous avons toujours le choix là aussi.

Plus nous sommes nous-mêmes, sans carapaces, plus nous pouvons donner de l’amour et de la bienveillance aux autres (et à nous-mêmes) et plus cette magie que nous possédons tous en nous peut se répandre !

C’est comme une onde qui se propage de plus en plus, et nous avons tous la possibilité d’y contribuer.

Que penseriez-vous d’essayer ?

Nous n’avons pas besoin d’attendre que la Vie vienne nous briser le cœur pour que celui-ci reste enfin ouvert. Nous pouvons tout simplement choisir de le laisser s’exprimer librement sans plus nous protéger derrière une armure qui n’est au final qu’une illusion.

N’hésitez pas à partager avec nous vos réflexions sur ce thème dans l’espace de commentaires tout en bas de page.

 

En vous souhaitant à tous une excellente journée !

Laure

 


 

Découvrez les derniers arrivants en éditions papier !

Cliquez sur les couvertures ci-dessous pour accéder à l’ouvrage sur Amazon.fr

(Egalement dispo sur tous les autres sites Amazon – Edition papier et Kindle)

Liste complète des ouvrages de Laure en cliquant ICI !

 

 

 


 

About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

6 Comments

  1. josiane

    28 novembre 2015 at 12:35

    Bonjour Laure, merci pour ce lien que j’ai lu déjà à deux reprises, je souhaite de nouveau y revenir ce week-end et je vais m’y exprimer à ce moment là. Merci à vous. Passez un excellent week-end, à bientot 🙂

  2. Christelle

    29 novembre 2015 at 15:10

    Merci infiniment Laure 🙂 Je sens que ma carapace est en train de craquer, vraiment tout doucement, un millimètre à la fois, mais des changements commencent à s’opérer… quand j’observe mes réactions, c’est un peu différent. Parfois, l’ancien schéma revient mais très vite, il s’opère quelque chose qui fait que j’en prends conscience…
    Beau dimanche!!!
    Christelle

    • Laure Zanella

      29 novembre 2015 at 20:42

      Merci pour votre message Christelle ! je suis bien heureuse de vous voir ainsi avancer et gravir de nouvelles marches au fur et à mesure. Et merci pour votre question sur le lâcher prise qui m’a donné envie de creuser plus loin sur le sujet 🙂 Passez une jolie soirée !

  3. josiane

    30 novembre 2015 at 17:20

    bonjour Laure, j’ai eu beaucoup de mal avec le laché prise, insconciemment j’ai du le mettre en place car il m’est arrivée tout de méme de bonnes choses, tout n’est pas mauvais et heureusement. Bien des choses, bien des périodes ont fait que je me suis murée dans ma carapace, complétement fermé de tout pour ne plus souffrir, bien belles erreurs, quand cette derniére venait me dire bonjour, elle savait trés bien par où passer……….Ca n »empéche en rien de souffrir, bien au contraire, on n’est plus soi-méme mais bel et bien quelqu’un d’autre qui lutte constamment contre lui-méme, qui perd gout à tout et méme à tout ce qu’il aime profondément, qui s’éteint petit à petit dans une sorte de cercle infernal sans y trouver d’issue favorable, de temps à autre, une lueur d’espoir apparait, on s’y accroche, on remonte peu à peu et puis on redescend tout en se forçant de ne pas avoir la téte sous l’eau sinon c’est………Petit à petit ma carapare se défait, j’y travaille gentiment pour pouvoir apercevoir de plus en plus les rayons du soleil laissant les nuages voguer vers d’autres horizons. Pas simple mais réalisable, je le sais et je le sens……..Merci à vous Laure 🙂

    • Laure Zanella

      30 novembre 2015 at 19:52

      Merci pour ce partage Josiane. Oui, ce n’est pas toujours facile de lâcher prise car nous avons tous tendance par réflexe à nous murer, mais petit à petit comme vous le dites, la carapace se défait quand on devient conscient de soi et qu’on se rend compte que se fermer à ses émotions ne nous protège en rien. Passez une belle soirée Josiane et à bientôt 🙂

      • josiane

        30 novembre 2015 at 20:31

        Merci beaucoup pour vos mots, c’est trés gentil à vous. J’ai lu votre texte cinq ou six fois, voir plus, sans trouver les mots pour m’exprimer alors j’ai laissé faire pour y revenir ce jour. Quelque part, je suis contente de ce que j’ai exprimé,je viens de le lire et le relire et je m’aperçois que petit à petit, je redeviens moi, qu’une lueur d’espoir renait et qu’à nouveau, je peux mettre des mots sur mes maux et avancer de mieux en mieux, je commence à revivre….Merci Laure, belle soirée à vous aussi, à bientot 🙂

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *