Le Travail de Byron Katie, ou comment se libérer du stress, de la colère ou de la rancœur à travers 4 simples questions…

By on 11 juillet 2016

 

 

Byron Katie

Byron Katie

 

Le Travail de Byron Katie…

Ou comment se libérer du stress, de la colère ou de la rancœur à travers 4 simples questions…

 

S’il vous arrive de vous débattre avec de vieux souvenirs douloureux, de la rancœur, de la colère ou toute autre émotion désagréable, je vous encourage vivement à lire cet article jusqu’au bout, car vous allez y découvrir une méthode étonnamment simple, et pourtant tellement efficace pour sortir de ces états intérieurs douloureux par l’intermédiaire de 4 simples questions.

Ce que Byron Katie appelle « le Travail » fait partie de ces prodigieuses méthodes de libération intérieure qui ne demandant pas d’efforts surhumains, qui ne demandent pas des années de travail non plus, et qu’on peut par ailleurs appliquer par soi-même, sans l’intermédiaire d’un quelconque guide.

Si vous voulez vous y mettre dès maintenant, je vous propose même de vous armer d’une feuille et d’un stylo, ce qui vous donnera l’occasion d’entamer la mise en pratique immédiatement 🙂

 

 

 

Les fondements de la méthode

 

Avant d’aborder les 4 questions en elles-mêmes, voici les grandes lignes du Travail :

Byron Katie nous explique que ce qui nous blesse au final, ce ne sont pas les événements en eux-mêmes, mais surtout les pensées que nous entretenons à ce sujet.

Les autres font ce qu’ils font, disent ce qu’ils disent et on ne peut rien y changer ni les contrôler pour qu’ils aillent dans notre sens. Mais nous avons un grand pouvoir quant à la façon dont nous allons décider de réagir par rapport à ces éléments extérieurs.

Le point d’ancrage de la douleur, c’est qu’il existe un conflit entre ce qui est concrètement (les faits) et ce que nous pensons à ce sujet.

Par exemple, imaginons qu’un proche vous mente et que ça vous affecte. Vous vous direz sans doute quelque chose comme « Il / Elle ne devrait pas mentir et devrait être honnête avec moi. »

 

Ce qui est à l’origine de votre douleur, c’est ce « devrait »…

 

Quand vous affirmez ceci, vous vous projetez vers une version illusoire de la réalité, puisque cette affirmation n’est pas réelle.

Ce qui est réel, c’est que l’autre agit comme il le fait, et en fait, tant que vous êtes en résistance contre cette réalité, c’est là que vous souffrez.

Dans un schéma comme celui-ci, nous luttons en nous raccrochant à une version de ce scénario qui n’est pas réelle et qui ne le sera jamais, puisque ce sur quoi nous buttons est déjà derrière nous.

Il est totalement impossible de revenir en arrière et de changer la donne. On ne peut que composer avec ce qui se déroule ici et maintenant.

Le passé n’est rien d’autre qu’une pensée au final, parce qu’ici et maintenant il n’existe plus.

Et le futur est lui aussi une pensée, parce qu’ici et maintenant il n’existe pas encore.

Ce qui est vrai, c’est ce moment présent. Dès qu’il est passé, un nouveau moment présent arrive et le précédent n’existe plus que sous la forme d’une pensée.

Si dans notre présent, nous continuons de nous agripper à une situation en cherchant mentalement à la faire changer, nous ne pouvons que souffrir parce que nous n’arriverons jamais à faire changer le passé à travers nos pensées.

C’est l’acceptation qui est la clé, et pour accepter, on peut commencer à changer son angle de vue.

C’est précisément ce que le Travail nous invite à faire à travers 4 questions simples et nous allons dans quelques instants voir lesquelles.

 

 

 

Travail préalable

 

Avant d’en arriver aux 4 questions, la première étape va être de poser sur papier tous les jugements qui nous traversent la tête au sujet d’une situation précise qui nous affecte.

Ici, il va être important d’oublier tout ce que vous avez appris en développement personnel, de faire tomber toutes les « règles de bonne conduite » et de faire face à tous les jugements qui fusent dans votre esprit.

Prenons un exemple concret que nous allons garder pour la mise en application pratique de la méthode. Je vous propose un cas plutôt classique… Le conjoint qu’on ne supporte plus 🙂 (Valable dans un sens comme dans l’autre évidemment)

Nous allons ici nous placer dans la peau d’une femme qui est en furie contre son mari et envisage même de divorcer. Cette femme pourrait écrire sur sa feuille quelque chose comme :

« Je ne supporte plus mon mari ! Il m’exaspère… Il n’écoute rien de ce que je lui dis ! J’ai l’impression de m’adresser continuellement à un mur. En plus, il fait tout exprès. A chaque fois que je lui demande quelque chose, il m’envoie paître et il me tourne en plus en ridicule. Il devrait prendre mieux soin de moi. C’est évident, il ne m’aime pas ! Et moi je le déteste ! »

 

Pour aborder cette première étape, il est vraiment important que vous vous autorisiez à tout lâcher sans aucune retenue. Ne cherchez pas à être gentil ou quoi que ce soit d’autre, et retranscrivez vraiment ce qui vous passe continuellement par la tête quand vous hurlez intérieurement contre une personne ou une autre qui vous tape sérieusement sur le système 🙂

N’oubliez pas que vous faites de toute façon ce travail pour vous et que vous n’avez pas besoin de le montrer à l’intéressé(e) alors allez-y franchement !

 

Ensuite arrivent les 4 questions…

 

 

 

Les 4 questions

 

Pour utiliser ces 4 questions, nous allons maintenant prendre ce qui a été écrit précédemment, morceau par morceau, un jugement à la fois.

Commençons donc par : « Je ne supporte plus mon mari (ma femme) »

 

1- La première des 4 questions est : Est-ce vrai ? Tout comme pour la méthode Sédona, la réponse ici est soit Oui, soit Non.

 

Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. Juste la vôtre, aussi, laissez venir ce qui vient. Prenez le temps de vraiment y réfléchir, de laisser infuser cette question en vous, puis répondez.

Est-ce vrai que vous ne supportez plus votre mari (ou votre femme) ?

Si vous répondez Non, vous pourrez passer directement à la question 3. Et si la réponse est Oui, voici l’étape suivante :

 

2- Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ? Prenez là aussi le temps de réfléchir à ça, et répondez par Oui ou par Non.

 

Ici, si vous répondez Oui une nouvelle fois, je vous propose pour ce premier jugement d’examiner ceci : Vous ne supportez plus votre mari / votre femme… Pourtant vous êtes toujours là à ses côtés… Ça veut dire que quelque part, vous arrivez encore à le/la supporter, non ? 🙂 Et ça fait peut-être même des années que vous faites ça.

Si vous examinez concrètement ce qui est, vous allez vous rendre compte que si, vous arrivez encore à le/la supporter. Cette première affirmation n’est donc pas conforme à la réalité, mais parce que vous cultivez cette pensée (et que vous vous la répétez sans doute un nombre incalculable de fois dans la journée) vous entrez en conflit avec la réalité et c’est ça qui provoque votre douleur !

Passons à la suite.

 

 

3- Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?

 

Prenez là aussi le temps de laisser infuser. Tout ce cheminement intérieur n’est pas quelque chose qui se fait spontanément. C’est quelque chose qu’il faut ressentir, qu’il faut laisser circuler en soi pour se reconnecter à ce qui se passe à un niveau plus profond.

Prenez donc tout le temps dont vous avez besoin pour faire ce chemin, et si au moment où vous lisez ces lignes, vous ne disposez pas d’un temps suffisant devant vous, alors prenez rendez-vous avec vous même un peu plus tard dans la journée et entamez ce voyage dans de meilleures dispositions. Ça en vaut vraiment la peine 🙂

Donc, pour en revenir à notre affirmation « Je ne supporte plus mon mari / ma femme », comment réagissez-vous ou que se passe-t-il quand vous croyez cette pensée ?

Eh bien il y a toutes les chances que vous vous sentiez vraiment en colère, que vous soyez totalement furieux et qu’un grand malaise soit présent en vous…

Est-ce que c’est agréable ? Non, pas du tout… Et voyez ici que concrètement, c’est bel et bien parce que vous vous accrochez à cette pensée que vous êtes dans un tel état… Mais…

 

4- Qui seriez-vous sans la pensée ?

Maintenant, imaginez ceci : Si vous ne cultiviez pas cette pensée « Je ne supporte plus mon mari / ma femme », comment ce serait pour vous ?

Qu’est-ce que vous ressentiriez, qu’est-ce que serait votre quotidien auprès de votre mari / de votre femme si cette pensée n’existait pas ?

Là aussi, prenez tout votre temps pour laisser votre mental travailler et vous montrer comment ce serait si cette pensée n’était pas là.

Vous me diriez peut-être que vous vous sentez libre, que vous êtes même heureux de côtoyer votre mari / votre femme. Qu’il ou elle a certes des défauts, mais que c’est Ok pour vous et que vous vivez en paix avec ça…

Peut-être aussi que la différence ne serait pas aussi flagrante pour vous à cause de la suite de votre descriptif précédent 🙂 mais sans cette pensée qui dit que vous ne le/la supportez plus, votre ressenti ne serait-il pas plus doux et agréable ?

 

Prenez note là aussi de ce qui en ressort, ce qui vous aidera à y voir d’autant plus clair.

 

Nous allons poursuivre un peu plus loin avec d’autres affirmations parce que j’aimerais vous montrer comment ça fonctionne sur plusieurs exemples concrets que vous puissiez vous familiariser suffisamment avec la méthode pour commencer à l’utiliser dès à présent si vous le souhaitez, mais abordons en premier lieu l’étape qui suit les 4 questions : le retournement.

 

 

 

Le retournement

 

Le retournement consiste à transformer l’énoncé de base, après avoir passé le cap des 4 questions (il est important de le faire dans cet ordre pour que le Travail puisse agir en profondeur) pour se connecter à la véritable origine de notre souffrance.

Notre énoncé « Je ne supporte plus mon mari / ma femme » pourrait être retourné comme suit :

« Je ne ME supporte plus » : demandez-vous ici à quel point cette affirmation est vraie pour vous, et peut-être même plus vraie que l’énoncé de base. Elle peut être vraie dans la globalité de votre vie, ou simplement par rapport à ces pensées toxiques que vous cultivez. Ça pourrait être « Je ne supporte plus de penser que je ne supporte plus mon mari. » parce qu’au final, c’est ça qui vous bouffe votre énergie !

 

On pourrait également retourner l’énoncé de base ainsi :

« Je supporte mon mari /ma femme » parce que c’est bien la réalité des choses, puisque vous êtes toujours là à ses côtés et vous avez été là pendant X années…

 

A partir du moment où vous allez vous rendre compte que votre affirmation de départ n’est qu’une pensée et qu’elle n’est pas la réalité, vous allez pouvoir la lâcher et revenir à un état de paix intérieure, et plus en plus à mesure que vous allez appliquer tout ceci.

Bien sûr, résumer cette méthode en un article ne sera pas suffisant pour vous montrer toute l’étendue du Travail, mais j’espère que ça vous donnera au moins l’occasion d’ouvrir une porte et de commencer à démonter ce qui est source de stress ou de souffrance pour vous.

 

 

 

Exemple suivant « En plus, il fait tout exprès »

 

Vous pouvez évidemment transposer notre exemple à n’importe quelle autre personne de votre entourage par rapport à laquelle vous auriez émis le même type de jugement.

 

« Il fait tout exprès » => 1- Est-ce vrai ? Non => Passez à la question 3 Oui => Passez à la question 2

 

2- Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ? Etes-vous sûr(e) à 100% que cette personne agit volontairement, délibérément pour vous nuire ou vous embêter ?

Si vous prenez le temps de réfléchir à ça, la réalité est que vous n’avez aucune preuve de l’intention que vous prêtez à l’autre. C’est en fait une interprétation que vous faites de la situation, peut-être parce que vous vous dites que si vous agissiez comme il le fait, ce serait forcément parce que vous le feriez intentionnellement. Mais est-ce que ça veut dire que l’autre le fait réellement exprès ? Ou est-ce qu’au final il fait juste ce qu’il fait, et VOUS CROYEZ qu’il le fait exprès ?

Remettre ceci à sa place est très important dans ce cheminement, car soulignons ici que ce qui nous fait mal en réalité, ce sont nos interprétations personnelles. Combien de fois nous prenons-nous la tête pour une raison ou une autre, seulement parce que nous collons des étiquettes sur ce qui se passe devant nous. Nous supposons que… nous croyons que… Mais est-ce bien la réalité ? Généralement non, et en prendre conscience nous libère et libère l’autre par la même occasion.

 

 

3- Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ? Quand vous croyez que votre mari / votre femme / n’importe qui d’autre fait ce qu’il fait exprès ?

Personnellement, ce genre de pensée m’a toujours mise hors de moi… Si quelqu’un agit d’une façon négative à mes yeux et que la réalité devait être que cet autre le fait volontairement, je trouverais ça vraiment ignoble, mesquin, méchant, etc.

Donc quand nous croyons en cette pensée qui dit que l’autre le fait exprès, nous sommes généralement furax et il y a de quoi se sentir très mal, n’est-ce pas ?

 

4- Qui seriez-vous sans la pensée ? Si cette pensée n’existait pas, comment ce serait pour vous ? Qu’est-ce que vous ressentiriez à ce moment-là par rapport à cette situation et cette personne ?

Ce serait nettement plus paisible n’est-ce pas ? Laissez venir ce qui vient, et observer ce qui remonte en vous en vous posant cette nouvelle question.

 

 

Pour l’étape du retournement, on pourrait procéder comme suit :

 

« Mon mari / ma femme ne fait pas tout exprès » parce que c’est bien la réalité. Même s’il devait lui arriver par moment de chercher à vous piquer délibérément parce que lui/elle se sent piqué(e) aussi, affirmer qu’il/elle fait TOUT exprès serait un mensonge, parce que ça n’arrive pas 100% du temps, n’est-ce pas ?

 

Un autre retournement possible pourrait être celui-ci : « Je fais tout exprès »

Dans un cas de figure comme celui-ci, vous pourriez vous demander s’il ne vous arrive pas par moment d’agir délibérément pour piquer votre mari/votre femme, parce que vous ne vous sentez pas aimé ni entendu… Peut-être que par moment, c’est vous qui agissez ainsi, et au final, ce que vous affirmez au sujet de l’autre n’est qu’une projection de votre propre comportement. Le but ici n’est pas de s’accuser ou de se blâmer, mais simplement de prendre conscience de la réalité des choses, et la réalité est que notre mari/notre femme ne fait pas tout exprès, et nous non plus d’ailleurs.

On peut utiliser le Travail pour aborder les jugements qu’on porte sur soi-même également, comme c’est le cas ici, mais il est important de déblayer le terrain en premier lieu par rapport à toutes les rancœurs qu’on peut vivre en lien avec les autres, ce qui nous permettra de faire le chemin vers nous-mêmes beaucoup plus facilement ensuite, et de la bonne façon.

 

 

« Il devrait prendre mieux soin de moi. »

 

« Il devrait prendre mieux soin de moi. » 1- Est-ce vrai ? => Oui => question 2 / Non => question 3

2- Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ? Donc X, votre mari / votre femme aurait, selon vous, pour mission de prendre soin de vous. C’est son devoir, c’est ce qu’il DOIT faire et puis c’est tout. Ben oui, comment ose-t-il / elle ne pas le faire d’abord ! C’est inadmissible, non ? 🙂

Si on regarde d’un peu plus près notre positionnement dans un cas de figure comme celui-ci, on se rend compte que nos exigences vis-à-vis de l’autre ne sont pas réalistes. Nous agissons un peu comme un enfant capricieux (ou un mini dictateur) qui affirmerait « L’autre doit faire ce que je veux, et puis c’est tout ! Qu’il soit d’accord ou non, je m’en fiche. C’est moi qui décide, et MOI je veux qu’il prenne soin de moi. Il n’a rien à dire ! »

J’exagère, mais finalement, n’est-ce pas réellement ce qui se passe quand nous disons que l’autre devrait agir comme ci ou être comme ça ? Qui est-on pour décider qui l’autre doit être ou ce qu’il doit faire ? Ça revient à tenter de contrôler l’autre, et ce n’est pas de l’amour inconditionnel.

Donc, la réalité, c’est que notre mari/ notre femme ne devrait rien du tout. Il / elle fait seulement ce qu’il / elle fait, et ça lui appartient. Et ce qui nous appartient à nous, c’est de décider qui nous voulons être et comment nous voulons réagir en relation avec ça.

Nous pouvons manifester notre appréciation pour quelque chose, faire une demande concrète à l’autre, mais nous ne pouvons pas exiger de lui qu’il réagisse comme une marionnette et obéisse au doigt et à l’œil. L’autre est libre et nous le sommes aussi.

 

3- Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ? Quand vous croyez qu’il / elle devrait prendre mieux soin de vous, il y a toutes les chances que vous vous sentiez frustré, laissé pour compte et d’autres choses pas très sympas dans le genre. Prenez conscience de ce qui se passe en vous et voyez où vous en êtes en CHOISISSANT de continuer à cultiver cette pensée que l’autre devrait ceci ou cela.

 

4- Qui seriez-vous sans la pensée ? Si cette pensée qui dit que l’autre devrait prendre mieux soin de vous n’existait pas, qui seriez-vous ? Comment ce serait pour vous de ne pas entretenir cette croyance-là ? Laissez infuser et faites le point par écrit de préférence sur ce qui va en ressortir.

C’est nettement plus léger non ? Vous sentez-vous mieux quand vous affirmez que l’autre devrait être différent ou quand vous donnez à l’autre la permission d’être juste qui il est et que vous le laissez libre de faire ses propres choix ? 🙂

Ça peut être difficile de lâcher notre désir de contrôle sur l’autre, mais au final, est-ce vrai qu’on peut contrôler qui que ce soit ? 😉

 

 

Retournements possibles : « Mon mari / ma femme ne devrait pas prendre mieux soin de moi » et là vous pouvez ajouter « Parce qu’il / elle n’a pas à le faire »

Prenez conscience du fait que ce n’est pas à l’autre d’endosser ce rôle, et justement, voilà un autre retournement possible :

 

« JE devrais prendre mieux soin de moi… »

Quand vous reprochez à quelqu’un de ne pas prendre assez soin de vous, demandez-vous ce que vous vous donnez à vous-même à ce niveau-là, et vous vous rendrez sans doute compte que le premier manque qui existe se trouve de ce côté-là.

C’est à nous de prendre soin de nous, et personne n’a à le faire à notre place. Si NOUS ne décidons pas de faire ce chemin vers nous-mêmes, alors personne ne le fera à notre place.

Et un autre retournement serait également possible ici : « JE devrais prendre mieux soin de mon mari / de ma femme. »

En examinant ce qui se passe dans une telle situation, il y a des chances aussi qu’on se rend compte que notre attitude envers l’autre n’est pas très fair-play. Peut-être que nous passons notre temps à critiquer l’autre, à le pointer du doigt ou à râler avec lui, et dans ce cas, est-ce vraiment prendre soin de l’autre ? Sans doute que non…

Et comment l’autre pourrait-il avoir envie de venir vers nous et de prendre soin de nous spontanément si de notre côté nous ne le faisons pas ? 🙂

Le jeu du miroir se trouve là aussi, et cette merveilleuse méthode proposée par Byron Katie nous aide en un temps très court finalement à remettre les choses à leur place et à nous libérer de ce qui nous pèse…

 

 

Dernier exemple : « C’est évident, il ne m’aime pas ! »

 

« C’est évident, il ne m’aime pas ! » 1- Est-ce vrai ? Oui / Non

 

2- Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ? Là, vous pouvez faire une liste de vos « preuves » pour commencer, de ce qui justifie, selon vous, que votre mari / votre femme ne vous aime pas.

Vous allez peut-être noter que l’autre a un comportement désagréable avec vous, qu’il ne vous montre plus aucune tendresse, ce genre de choses. Mais au final, si vous prenez le temps de vous interroger sur chacun des éléments que vous décrivez, vous allez vous rendre compte que ce ne sont pas des preuves et qu’encore une fois vous nagez en pleine interprétation ! Et en prendre conscience, c’est faire tomber le masque.

La réalité, c’est que vous ne pouvez pas savoir de façon absolue que c’est vrai que votre mari / votre femme ne vous aime pas, pour la simple et bonne raison que vous n’êtes ni dans sa tête ni dans son cœur. Vous ne pouvez qu’observer de l’extérieur.

 

3- Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ? Quand on croit à une telle pensée, ça fait mal ! C’est très douloureux et ça peut aussi venir piquer des blessures d’abandon ou de rejet non guéries encore. Et ça, ça se passe uniquement quand vous CROYEZ cette pensée… Est-ce que ça fait mal parce que c’est réel ? Non ! Ça fait mal parce que vous CROYEZ que ça l’est !

 

4- Qui seriez-vous sans la pensée ? Comment ce serait pour vous si vous ne cultiviez pas cette pensée. Imaginez ce qui se passerait en vous et ce que vous ressentiriez ?

 

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, dans une telle situation, si cette pensée n’existait pas je me sentirais sacrément plus légère ! Prenez vraiment le temps de vous plonger dans ce scénario (que vous pouvez encore une fois adapter à toute autre personne qui vous ferait ressentir la même chose) et observez ce qui se passe…

 

Retournements possibles : « Mon mari / Ma femme m’aime » N’est-ce pas plus vrai que l’affirmation de départ ? Et si vous avancez par-là, il y a toutes les chances que vos sentiments négatifs soient immédiatement remplacés par des larmes de soulagement ou au moins un autre ressenti allant dans ce sens.

Qu’est-ce que ça vous fait de vous tourner vers cette nouvelle pensée ? Vous rendez-vous compte que vous venez de passer de la douleur au soulagement en ayant simplement CHOISI de changer de pensée ?

 

Prenez le temps de réfléchir à ça, c’est vraiment important.

Vous venez de choisir une autre pensée, et votre ressenti a changé…

 

La situation est-elle différente ? Non ! Absolument pas ! C’est SEULEMENT et UNIQUEMENT votre pensée qui a changé, et votre état intérieur a suivi le mouvement tout naturellement…

 

 

Autre retournement possible : « JE ne m’aime pas » Où en êtes-vous par rapport à votre propre personne ? Peut-être que c’est simplement quand vous cultivez des pensées négatives au sujet de votre mari / femme que vous ne vous aimez pas, ou peut-être que c’est beaucoup plus vaste que ça, mais la vérité, c’est qu’une personne qui s’aime profondément elle-même ne ressent plus le besoin de juger ou de blâmer les autres. Elle se donne à elle-même ce dont elle a besoin, et du coup, parce qu’elle est suffisamment nourrie de l’intérieur, elle peut accepter les autres tels qu’ils sont, autant qu’elle s’accepte elle-même.

Alors à quel point vous aimez-vous aujourd’hui ? Voyez que ce que vous aviez tendance à affirmer au sujet de votre mari / votre femme n’est sans doute au final que le reflet de ce que vous vivez avec vous-même en ce moment.

Un 3e retournement possible : L’affirmation de départ pourrait aussi être retournée comme suit : « Je n’aime pas mon mari / ma femme » Peut-être que dans les circonstances du moment, vous ne faites pas vraiment preuve d’amour envers votre mari / votre femme, et cette affirmation serait donc plus vraie que la première. Voyez simplement si ça fait écho à quelque chose en vous et voyez que la seule chose dont vous pouvez être sûr, c’est ce qui se passe en vous.

Quand vous affirmez qu’une autre personne ne vous aime pas, vous vous mentez à vous-même, car vous ne savez pas ce qui se passe pour l’autre.

 

Vous restez dans la supposition, dans l’interprétation, et vous vous faites du mal à vous-même…

 

 

A vous de jouer

 

Vous voyez, la méthode proposée aujourd’hui est vraiment simple à appliquer. Elle nous demande simplement un peu de temps pour procéder à une véritable introspection et laisser émerger ce qui doit émerger du plus profond de notre être.

C’est un travail simple, mais vraiment libérateur !

J’espère que cette première approche vous permettra de faire tomber quelques verrous supplémentaires, et si vous voulez aller plus loin, je vous invite à découvrir le livre « Aimer ce qui est » de Byron Katie que vous pourrez trouver sur Amazon en cliquant ici. Le livre est en plus accompagné d’un DVD où vous pourrez découvrir 2h d’un séminaire avec Byron Katie et observer ainsi le Travail à l’œuvre avec celle qui en est à l’origine !

 

C’est un très beau chemin à faire quoi qu’il en soit, et qui nous offre un très précieux raccourci pour nous libérer de tout ce qui nous pèse.

Et si vous avez envie de partager avec nous vos réflexions et impressions sur ce cheminement, je vous donne rendez-vous dans l’espace de commentaires !

 

 

En vous souhaitant une belle journée

Laure 🙂

 

 

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About Laure Zanella

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14 Comments

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  7. Dal Canton

    21 septembre 2016 at 16:44

    Bonjour, j’ai lu attentivement votre article sur Le Travail, et je le pose la question suivante : pourquoi ne pas aller tout déduite au retournement de la question, puisqu’au final, c’est ça la conclusion.

    Merci pour votre éclaircissement

    • Laure Zanella

      21 septembre 2016 at 18:19

      Bonjour Karine,

      Le but est de créer un changement au niveau du ressenti, de ce qui se passe en profondeur, et généralement, si on passe de suite au retournement, tout ceci reste au niveau mental et le soulagement auquel on arrive en suivant le processus dans son ensemble n’arrive pas. Dans ce que j’ai pu expérimenter de mon côté, les deux premières questions (est-ce vrai ? Peut-on être absolument sûr que c’est vrai) provoquent souvent un immense soulagement quand on laisse ces questions infuser, sans chercher à y répondre spontanément. On sent quelque chose qui s’ouvre à l’intérieur, qui s’allège et c’est source d’un grand bien-être. Les questions suivantes permettent d’aller plus en profondeur dans ce processus, et ensuite, on peut aller au retournement qui vient comme une évidence. Je vous invite d’ailleurs à expérimenter par vous-même le fait d’aller directement au retournement d’abord, puis le fait de suivre le processus complet, dans l’ordre, en prenant vraiment le temps. Observez ce qui se passe pour vous et soyez à l’écoute de vos ressentis. Avec mes meilleures pensées

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  11. jeanne

    6 février 2017 at 17:56

    Bonjour Laure, je viens de terminer le livre «Aimer ce qui est» de Byron Katie. Les exemples m’aident à comprendre un peu plus. Je pense que sera un bon outil. Bonne journée. 🙂

  12. Emily

    6 février 2017 at 18:28

    Bonjour Laure, j’avais acheté le livre de Byron Katie « aimer ce qui est » suite à vos recommandations. Je vous remercie du fond du coeur car grâce au Travail, j’ai pu me soulager tout de suite d’émotions négatives très fortes, j’ai pu me libérer de vielles souffrances et de trucs que je traînais comme des boulets. Le Travail demande qu’on ait du temps devant soi mais c’est très efficace.

    Je suis heureuse de vous avoir rencontrée Laure sur internet, grâce à vos articles j’apprends à me tourner vers l’intérieur et à être responsable à 100 % de ce qui m’arrive. Ca change ma vie ! Merci merci merci pour celle que vous avez choisi d’être et pour tout ce que vous faites.
    Je vous souhaite une très agréable soirée.

  13. Joelle

    6 février 2017 at 20:01

    Bonjour,
    Merci pour cet article super intéressant et en parfaite synchronicité avec ce que j’ai vécu aujourd’hui. Une parole de mon mari que j’ai jugée comme blessante et qui a engendré et mis en route tout un train de pensées négatives au sujet de mon conjoint. Cet article m’aide beaucoup et çà fait longtemps que je pense acheter le livre de Byron Katie.
    Merci pour votre travail.
    Belle soirée,
    Joëlle

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