Les générateurs d’agressivité… et comment s’en libérer

By on 19 février 2015
Crédit photo : © ArtFamily - Fotolia.com

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Les générateurs d’agressivité… et comment s’en libérer

 

(Suite du programme de l’atelier public « Amour de soi – Amour de l’autre »)

 

Je vous propose aujourd’hui de mettre en lumière un nouvel aspect important pour sortir des conflits, ou ne plus y entrer tout simplement.

Il arrive très souvent que dans notre façon de nous exprimer, nous utilisions certains éléments qui vont représenter les déclencheurs de conflits.

C’est involontaire parce qu’on ne se rend même pas compte de l’impact de nos propos, et pourtant, ça fait son petit effet pour ainsi dire 🙂

Je vous propose donc d’identifier ces générateurs d’agressivité, et je vais m’appuyer sur l’ouvrage « Victime, Bourreau ou Sauveur » de Christel Petitcollin pour ce faire.

 

Les généralisations

 

Parmi ces générateurs d’agressivité, nous avons en premier lieu les généralisations qui disent que tout le monde fait ceci, qu’il arrive tout le temps cela, que toutes les femmes / tous les hommes fonctionnent de telle façon, etc.

On est ici dans l’exagération permanente et non dans un constat pur et simple de la réalité.

Pour sortir de ce piège-là, on peut se poser la question suivante lorsqu’on identifie une de ces généralisations : « Vraiment tout le monde ? Vraiment tous / toutes? Vraiment toujours / jamais ? »

Vous pouvez utiliser ce questionnement aussi bien pour vous-mêmes que pour vos interlocuteurs. Peut-être qu’ils resteront campés sur leur position en affirmant que oui, tout le monde est bien comme ça, mais ça leur donnera néanmoins l’opportunité de remettre les choses à leur place, ne serait-ce que pour eux-mêmes.

De votre côté, en vous interrogeant, vous pourrez constater que finalement, il y a seulement quelques personnes ou une en particulier qui fonctionne de la manière évoquée, et qu’il ne s’agit nullement de l’ensemble de la planète. En vous entraînant dans ce sens, vous éviterez de plus en plus facilement de tomber dans le panneau de l’exagération.

La récupération

Nous trouvons aussi dans ces générateurs d’agressivité ce que Christel Petitcollin appelle la récupération. On se sert d’un fait ponctuel comme « preuve» d’une caractéristique négative qu’on attribue à l’autre.

« Elle ne m’a pas salué ce matin, ça prouve bien que… »

En fait ça ne prouve rien du tout, car « l’accusée » avait peut-être simplement les idées ailleurs et n’a pas prêté attention à ce qui se passait autour d’elle, ou il peut y avoir mille autres raisons qui ont mené à cette situation, sans pour autant que cela représente une caractéristique permanente de son mode de fonctionnement et de qui elle est.

Accord toltèque N°3 (Miguel Ruiz), on ne fait pas de supposition et on se concentre seulement et uniquement sur les faits, sans en tirer de conclusions.

Autre point : Quand vous tentez de dialoguer avec l’autre au sujet d’un problème que vous rencontrez et que l’autre vous dit  « Oui mais toi, l’autre jour, tu as fait ceci… », il y a tentative de « fuite » du côté de votre interlocuteur en cherchant à mélanger les problèmes au lieu de se confronter à celui qui est juste là.

Ne vous laissez pas embarquer vers cette nouvelle piste sans être d’abord allé au bout de la première, car vous pourriez tourner en rond bien longtemps comme ça. Vous pouvez à ce moment-là proposer à votre interlocuteur de revenir sur ce nouveau problème plus tard, lorsque celui abordé présentement sera résolu. Recadrez en douceur la conversation, mais toujours avec fermeté. L’autre reste libre de vous suivre ou non, mais vous aurez beaucoup plus de chances d’aller au bout de votre démarche si vous-mêmes êtes posés et clairs dans votre cheminement.

 

La dévalorisation

 

Ensuite, parmi les générateurs d’agressivité, il y en a un très puissant qui consiste à dévaloriser l’autre, que ce soit en faisant des comparaisons critiques ( Ce n’est pas comme X… Lui au moins il a fait telle chose…), en collant des étiquettes (la bavarde, le grognon, le bon à rien… ainsi que tous les petits surnoms infantilisants et dévalorisants que l’on a tendance à employer sous couvert de vouloir montrer son affection pour l’autre) ou encore en brandissant des « pourquoi » sur un ton accusateur (mais pourquoi tu fais ça ? )

Voici différentes méthodes pour sortir de ces mécanismes-là :

Pour les comparaisons, demandez clairement à votre interlocuteur ce qu’il attend de vous, plutôt que de vous comparer à X ou à Y. Cela lui permettra d’exprimer ses besoins réels plutôt que de jouer à la « pêche aux réactions » en vous attaquant.

Pour ce qui est des étiquettes, rappelez à l’autre que vous avez un prénom et demandez-lui de l’utiliser normalement.

Enfin, pour ce qui est des « pourquoi », restez bien centrés sur les faits et ne commencez pas à vous justifier. Vous êtes qui vous êtes, vous êtes libres de vos actes et de vos paroles. Si cela blesse l’autre, c’est lui que ça concerne et pas vous. Ça ne veut pas dire qu’il faut refuser d’entendre ce qui se passe en l’autre, et pour ce faire, la Communication Non Violente sera votre meilleur allié, mais vous n’avez pas pour autant à entrer dans des justifications sans fin en réponse aux accusations de l’autre qui ne sont sans doute pas réellement fondées.

 

Le transfert de responsabilité

 

Ensuite, nous avons dans ces générateurs d’agressivité un autre aspect qui consiste en un transfert de responsabilité.

Nous en avons parlé précédemment : en tant qu’adultes, nous sommes tous responsables de nos choix, de nos actes, de nos paroles et de ce qui se passe en nous sur le plan émotionnel.

Lorsqu’on entre dans le fameux triangle dramatique (Bourreau, Victime, Sauveur), dans ces rôles issus de nos anciens mécanismes, nous pouvons avoir tendance à tenter de faire culpabiliser les autres en leur disant par exemple qu’ils sont responsables de notre souffrance. Nous transférons alors la responsabilité de notre état émotionnel sur eux.

Les autres sont certes responsables de ce qu’ils font et de ce qu’ils disent, mais la façon dont nous réagissons en lien avec cela n’appartient qu’à nous.

Nous n’avons pas le pouvoir de blesser quelqu’un qui choisira de ne pas se laisser atteindre, et réciproquement. De même qu’à un autre niveau, nous n’avons pas le pouvoir de rendre heureux qui ne veut pas l’être ou de rendre malheureux qui décide d’être joyeux.

 

La lecture de pensées

 

Enfin, il y a parmi ces éléments qui créent des tensions le fait de « lire dans les pensées » de l’autre, lorsque nous affirmons savoir d’avance ce que l’autre va dire, comment il va réagir, etc. Nous ne laissons aucune place au bénéfice du doute et cela revient à coller des étiquettes.

Même chose quand nous supposons que l’autre devrait savoir telle chose, devrait penser à ceci ou cela, etc. Là encore, la règle d’or est d’éviter les suppositions.

Pour sortir de ce piège-là, prenez l’habitude de vous adresser directement à l’autre en lui disant clairement ce que vous pensez ou voulez. C’est le chemin le plus court pour une bonne communication et pour éviter de tomber dans des conflits qui n’ont finalement pas lieu d’être.

 

En vous souhaitant à tous une belle après-midi !
Laure

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4 Comments

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  3. Nathalie N.

    26 février 2015 at 03:45

    J’ai quelques personnes dans mon entourage qui agissent ainsi et je vais même avouer que je vais être plus attentive à ma propre personne car il se peut que parfois j’agisse ainsi inconsciemment.
    Merci encore pour cet article qui me parle autant que tous les autres.

    • Laure Zanella

      26 février 2015 at 08:58

      Nous avons parfois tellement l’habitude de fonctionner d’une certaine façon que nous ne nous rendons absolument pas compte de l’impact de ces éléments qui semblent si anodins sur les autres, et nous-mêmes par ricochet. Le fait de prêter attention permet de reprendre le pouvoir sur sa vie et d’éviter de retomber dans les anciens pièges 🙂

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