Passer à un degré supérieur d’amour de soi…

By on 10 février 2017

 

Crédit photo : Andi_Graf – Pixabay.com

Passer à un degré supérieur d’amour de soi…

L’amour de soi, c’est quelque chose qui semble compliqué pour beaucoup de gens… En effet, la majorité d’entre nous n’a pas appris à s’aimer, à se valoriser, à se focaliser sur les aspects positifs.

La majorité d’entre nous a grandi dans un amour conditionnel. « Je t’aimerai si tu te comportes comme je le souhaite… » Voilà le message qu’on nous a transmis à tous directement ou indirectement.

« Fais ce que je te dis et tu seras une bonne petite fille / un bon petit garçon ». Ça vous parle ?

Apprendre à s’aimer devient alors une découverte totale. On part de zéro, sans mode d’emploi et on patauge en espérant pouvoir trouver son chemin.

Mais il y a aussi à présent de nombreuses clés et méthodes qui nous facilitent ce cheminement, et qui nous permettent avec un peu de pratique et de persévérance d’aboutir à un degré supérieur d’amour de soi, là où cet amour devient totalement inconditionnel… Et voilà le sujet dont nous allons parler aujourd’hui…

 

 

 

Se redécouvrir soi-même

Pour apprendre à s’aimer quand nous avons vécu des années dans le rejet de soi, il est important d’y aller en douceur, en faisant un petit pas à la fois.

Déclarer haut et fort « Maintenant je m’aime » alors qu’on ne le ressent pas du tout au fond de soi ne serait qu’une façade.

 

C’est quelque chose qui se déroule à l’intérieur, comme une sorte d’exploration, de redécouverte de soi. C’est commencer par se regarder dans un miroir comme dans cette jolie vidéo partagée ce matin sur Facebook. C’est commencer par s’observer, par s’observer vraiment pour commencer à chercher le bon qui se trouve juste là.

C’est commencer à s’interroger sur les aspects positifs qui existent déjà là, même si nous les avons ignorés pendant des années.

C’est faire l’inventaire de nos qualités, morales comme intellectuelles ou physiques. C’est simplement prendre le temps de faire ça, de créer une liste écrite avec tous les éléments qu’on pourra trouver.

Dans mes formations ou coachings sur ce thème, beaucoup de participants ont déjà exprimé leur surprise en faisant cette simple liste, parce qu’ils ne s’attendaient pas à trouver autant d’éléments.

Faites cette liste. Ça ne prend que quelques instants, mais ça permet de prendre réellement conscience de toute la richesse qui est déjà là, et ça nous offre une perspective toute neuve sur qui on est.

Pour apprendre à s’aimer, le but est de partir vraiment à la redécouverte de soi, de faire table rase et de commencer à faire connaissance avec cette personne qu’on a en face de soi dans le miroir.

C’est apprendre à observer plutôt que de juger, faire un simple constat de ce qui est plutôt que de pointer du doigt ce qui ne nous convient pas.

C’est remettre en question ses jugements en se demandant si ce qu’on exprime là est bien la vérité à notre sujet…

C’est se reconnaître soi-même, intérieurement comme extérieurement. Se dire « Voilà, c’est moi ! »

C’est aussi reconnaître ses différences et ses particularités, sans entrer dans le comparatif.

C’est se demander aussi comment ce serait pour nous si justement nous n’avions aucun élément auquel nous comparer. S’il n’y avait aucune autre référence extérieure, se jugerait-on aussi sévèrement sur notre apparence, notre poids, notre taille, nos capacités intellectuelles et nos aptitudes ? Non. Nous verrions seulement ce qui est, sans se croire inférieurs par rapport à un autre.

 

 

Franchir la ligne…

Apprendre à se focaliser sur les aspects positifs est le début du chemin. C’est voir tout le bon qui existe en nous, qui est déjà là, depuis toujours, et qui avait simplement été laissé de côté parce que le zoom avait été braqué sur les aspects moins roses (selon nos sources extérieures).

Mais ensuite, une fois qu’on a appris à aimer tout le bon qui est là, il y a une nouvelle étape qui se dessine devant soi. C’est celle qui consiste à apprendre à aimer le « mauvais », nos aspects les plus sombres, nos « défauts » et tout ce qu’on apprécie généralement moins chez les autres comme en nous-mêmes.

L’amour de soi, ce n’est pas seulement aimer le positif en laissant le reste de côté. On se place alors dans un amour qui reste conditionnel.

À force de semer de petites graines en commençant à transformer le type de discours qu’on s’adresse à soi-même, se nourrissant ainsi de l’intérieur avec des encouragements, des compliments, des mots doux et tout ce qu’on donnerait bien volontiers à une autre personne qu’on aime très fort, vient un moment où on peut même commencer à aimer les « moins bons côtés ».

Je mets ces éléments entre guillemets, car ils ne sont pas réellement mauvais. Il ne s’agit que d’une étiquette qu’on colle sur un aspect qu’on rejette généralement parce qu’il nous dérange. Mais concrètement, il n’y a ni bien ni mal. Il y a juste ce qui est.

Et en reconnaissant ce qui est, on peut commencer à entrer dans l’amour inconditionnel vis-à-vis de sa propre personne.

Après avoir détesté profondément qui j’étais, pendant de nombreuses années, je peux vous dire aujourd’hui qu’on peut passer de cet état de rejet de soi à une acceptation totale, à 100%, sans plus rejeter quoi que ce soit.

Aujourd’hui je continue à m’aimer même quand je « pète les plombs », quand il m’arrive d’être de mauvaise humeur ou quand j’entre en réaction parce que j’ai été piquée ou blessée. J’aime mon « sale caractère » quand il se pointe, ma tête de mule et tout ce qui va avec. S’il arrive que quelqu’un me fasse une remarque sur un de ces points, je vais en rire et dire que tout ça c’est moi, que je m’aime comme ça et que si ça ne plaît pas à l’autre, c’est son affaire et pas la mienne.

Aujourd’hui je n’ai plus peur qu’on me rejette, je n’ai plus peur qu’on ne m’aime pas. Si ma fille devait me dire qu’elle préfère le temps passé avec son papa plutôt que celui passé avec moi, je lui dirais que je la comprends parce que je ne suis pas toujours très disponible et je serais heureuse de savoir qu’elle passe de bons moments avec son papa. Ça ne me piquerait plus et je n’aurais pas peur de perdre son amour. Qu’elle m’aime ou pas n’est pas mon affaire. C’est quelque chose qui lui appartient et ça ne me regarde pas. Elle est libre d’aimer ou de ne pas aimer qui elle veut, y compris moi. Et il en va exactement de même pour n’importe qui d’autre.

J’apprécie ma propre compagnie et je nourris moi-même mes besoins affectifs. Ça ne m’empêche pas d’apprécier les moments partagés avec mon conjoint, mais ils sont partagés librement, sans attente d’un retour, sans besoin d’obtenir son amour pour me sentir exister. J’existe déjà à moi toute seule et je n’ai pas besoin de qui ou de quoi que ce soit d’autre pour ça.

Il en va de même pour nous tous…

 

 

De la chenille au papillon

Peu importe ce que vous vivez actuellement, et peu importe ce que vous avez vécu avant. Quelle que soit la profondeur de votre manque actuel d’amour de soi, vous pouvez remonter la pente et atteindre des sommets que vous ne pourriez même pas imaginer.

Mais ça ne se fait pas d’un coup, en claquant des doigts. On ne peut pas non plus faire un exercice une fois ou dix fois et ensuite tout lâcher en disant avec colère : « Ca ne marche pas ce truc, j’arrête ! »

C’est quelque chose qui se déroule de la même façon que la culture d’un jardin. Au début il n’y a que de la terre avec des mauvaises herbes un peu partout et il faut commencer par tout enlever et par retourner la terre pour qu’elle soit prête à recevoir ce qu’on va y mettre.

Il faudra peut-être même y ajouter du terreau pour rendre le sol plus fertile et permettre à nos graines et à nos plantes de bien se développer. On peut faire ça tout seul, ou demander de l’aide à quelqu’un d’autre pour aller au bout de cette tâche.

Une fois le sol prêt on pourra commencer à semer et à planter, et ensuite, on devra prendre soin de ce jardin en l’arrosant, en enlevant les mauvaises herbes qui vont repousser et ainsi de suite. Un jardin n’arrête jamais de se développer. Il bouge en permanence, se transforme continuellement, et c’est un peu la même chose pour nous.

Pour en revenir à l’amour de soi, ce sont les petites graines que vous allez planter au fur et à mesure de votre cheminement qui vont vous permettre de créer un nouveau jardin en vous, de passer de la chenille au papillon.

Faites simplement un petit quelque chose chaque jour, en fonction de ce qui est à votre portée à cet instant, et persévérez. Devenez conscient de ce qui se passe en vous et choisissez alors de remplacer les jugements par quelque chose de plus doux.

Choisissez la bienveillance plutôt que la sévérité, tenez compte de vous, de vos besoins, et donnez-vous la permission d’être simplement vous.

Devenez votre meilleur ami, votre coach personnel, la personne sur qui vous savez pouvoir toujours compter, et commencez à vous donner à vous-même ce que vous donneriez naturellement à une personne que vous aimez de tout votre cœur.

Lire ceci et vous contenter de dire « Mais c’est trop difficile » ou  «Plus facile à dire qu’à faire » ne vous emmènera nulle part. Plutôt que de parler et de perdre votre temps à débattre sur le sujet, lancez-vous. Allez de suite vous placer devant un miroir, regardez-vous dans les yeux, et dites-vous que vous vous aimez (ou dites vous au moins quelque chose de gentil si le « je t’aime » est encore trop difficile pour vous).

Faites quelque chose de concret. Faites quelque chose de nouveau. Transformez vos habitudes. Changez la donne. Essayez. Expérimentez. Jetez-vous à l’eau et tentez l’expérience !

Qu’avez-vous à y perdre ? Et n’est-ce pas le mieux que nous ayons à faire au final ?

 

Vaut-il mieux ne pas bouger et continuer à souffrir encore et encore des mêmes schémas intérieurs jusqu’à la fin de notre vie ? Ou vaut-il mieux essayer quelque chose, même si c’est un tout petit quelque chose, et voir peut-être des changements arriver au fur et à mesure ?

Peut-être qu’ils seront très lents… Et alors ? Un tout petit pas vaut mieux que pas de pas du tout, mais encore une fois, personne n’est jamais obligé de quoi que ce soit.

Vous pouvez très bien continuer à vous détester ou à ne pas vous aimer à votre juste valeur. C’est votre vie, c’est votre choix et votre droit.

Pour ma part en tout cas, choisir d’apprendre à m’aimer a été le plus beau cadeau que j’ai pu me faire jusque-là, et même si ça a demandé un certain temps, je peux vous dire que ça en valait vraiment la peine et que s’il fallait recommencer, j’y retournerais sans hésiter une seconde.
À vous de faire votre choix maintenant, et vous pourrez de toute façon faire un nouveau choix à n’importe quel moment… Quand vous serez prêt pour ça…
Avec mes meilleures pensées
Laure

 

 

 

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About Laure Zanella

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2 Comments

  1. Emily

    10 février 2017 at 13:46

    Bonjour Laure, merci beaucoup pour cet article qui me permet de savoir quel est le cheminement pour apprendre à s’aimer, je vois que je suis en train d’apprendre à aimer mes mauvais côtés, qui ne sont pas si mauvais finalement quand on commence à les accepter.
    Vos articles m’ont aidée à enlever les mauvaises herbes et retourner la terre, et je commence à semer des graines pour avoir un joli jardin intérieur 🙂
    Je vous souhaite une très jolie après-midi.

  2. jeanne

    10 février 2017 at 19:25

    Bonjour Laure, merci pour ce témoignage qui nous permet de constater que le changement positif existe! 🙂

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