Pour que les autres ne puissent plus vous atteindre…

By on 22 juin 2016

 

Crédit photo : Fotolia.com

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Pour que les autres ne puissent plus vous atteindre…

Après avoir passé une jolie soirée hier à l’occasion de la fête de la musique ici en France, entourée de personnes que j’aime énormément, je me suis dit que c’était vraiment une bénédiction que d’être entourée de personnes saines et aussi lumineuses, qui passent leur temps à rire, à discuter joyeusement et à être dans l’accueil des autres…

Mais il m’arrive aussi évidemment de côtoyer des personnes qui sont dans une toute autre énergie, et même si elles font de leur mieux, je reconnais qu’il n’est pas évident de continuer à se sentir vraiment bien en présence de telles personnes.

Alors quand nous ne pouvons ou ne voulons pas nous éloigner de ces personnes pour une raison ou une autre, comment faire pour qu’elles ne puissent plus nous atteindre ?

Et bien c’est le Dr Joseph Murphy qui va nous donner la réponse, car comme il le dit si bien dans son livre « La puissance de votre subconscient » : « Ce que les autres disent ou font ne peut vraiment vous contrarier ni vous irriter, à moins que vous ne le permettiez. »

Le fait que les autres puissent nous heurter à travers leurs paroles, leurs actes ou leur attitude dépend en effet non pas de ces autres et de ce qu’ils font concrètement, mais bien de nous et de la façon dont nous allons choisir de réagir face à eux.

Pour atteindre le stade de la colère, il faut passer par 4 stades dans notre esprit, et nous allons aujourd’hui voir lesquels afin que quoi que vous viviez, et qui que vous ayez à croiser, vous puissiez simplement rester vous-même, dans la joie et la sérénité 🙂



Le déclencheur se trouve dans votre pensée

Quoi que puissent faire ou dire les autres autour de vous, le seul élément pouvant être à l’origine d’une réaction négative en vous se trouve au niveau de votre propre pensée…

Si quelqu’un vient vers vers vous en disant que votre tenue est vraiment affreuse, ces propos resteront juste du vent tant que vous ne commencez pas à les absorber et à cogiter à ce sujet.

Pour que vous puissiez réagir sur ces paroles, la première étape consiste en effet à penser à ce que l’autre a dit… Si vous laissez couler et que vous ne le faites pas, il n’y aura aucune réaction de votre part, et puisque l’autre n’aura aucune prise sur laquelle s’accrocher, vous allez tout bonnement lui couper l’herbe sous le pied…

Par contre, si vous commencez à cogiter sur les propos de votre interlocuteur en vous disant par exemple : « Quoi ? Comment ça ma tenue est affreuse ? Qu’est-ce qu’elle a ma tenue ? Etc., c’est là que la marmite intérieure va commencer à bouillir…



Aïe, ouille…

Ensuite, si les propos de l’autre viennent piquer une blessure non guérie en vous, vous allez vous mettre en colère.

Certes, cette réaction se déroule souvent en mode automatique, comme un mécanisme de défense face à une attaque qui a pour but de repousser l’envahisseur, mais au lieu de vous laisser emporter par cette colère, vous pourriez aussi faire face directement à votre émotion et décider de vous recentrer sur vous et sur ce que vous avez à apprendre de cette expérience…

« Qu’est-ce que je ressens au juste ? Qu’est-ce qui me blesse dans ces propos ? Est-ce que ça fait écho à des souffrances plus anciennes en moi ? Etc. »

Si vous CHOISISSEZ ici de concentrer votre attention sur l’autre, et j’insiste bien sur le « choisissez », c’est là que les choses vont commencer à s’envenimer…

Si vous vous servez au contraire des propos de l’autre comme d’un miroir en cherchant à voir ce que ça vous apprend sur vous-même, la colère va s’en aller de suite, parce qu’elle aura été considérée et entendue, et aura accompli sa mission en vous amenant à chercher quel est VOTRE besoin à vous dans cette situation.

Alors oui, ça demande de l’entraînement, mais je vous garantis que ça fonctionne ! Tentez le coup pour voir et persévérez surtout 🙂



Jardinage…

Si vous êtes entré dans la colère, l’étape suivante consiste généralement à cultiver cette rage intérieure et à y mettre une bonne dose d’engrais, jusqu’à ce qu’elle soit tellement forte qu’il n’y ait plus d’autre choix que de la laisser exploser, et c’est là qu’on en vient à la 4 étape… Mais avant de l’évoquer, observez simplement ceci :

Quand la colère est là, qu’est-ce qui va faire que vous allez en venir au stade de l’explosion ?

Vous vous sentez piqué, blessé, agacé, et ainsi de suite, et dans votre tête, ça tourne et ça retourne en boucle…

Vous repensez encore et encore aux propos de l’autre, et peut-être même que vous vous êtes rappelé d’autres scènes de ce type en lien avec votre interlocuteur.

Subitement, vous commencez à le voir comme une sorte de monstre, vous sentez cette fureur qui monte de plus en plus en vous, et tout ça, parce que vous n’arrêtez pas de PENSER à ce que l’autre vient de vous dire…

Encore une fois, si vous en arrivez à ce bouillonnement intérieur, c’est seulement et uniquement parce que vous avez CHOISI d’entretenir des pensées de colère au sujet de l’autre, et plus vous pensez à ce qui vous irrite, plus la colère monte…

Là aussi, la clé est de se tourner vers l’intérieur, le plus tôt possible, plutôt que de rester agrippé aux propos de l’autre et à ces mécanismes destructeurs qui se manifestent à l’intérieur de soi.



Retour à l’envoyeur !

La 4e étape du processus consiste donc à riposter, à attaquer l’autre en retour, et souvent, à surenchérir pour tenter de le déstabiliser suffisamment pour qu’il n’ait plus aucune envie de riposter, et donc pour faire cesser la blessure de notre côté.

Mécanisme de défense encore une fois, mais on pourrait tout aussi bien exprimer directement à l’autre ce qu’on ressent, sans tomber dans le piège de devenir bourreau à la place du bourreau (voir le fameux triangle dramatique ici / et la communication non violente par là).

Le fait de riposter ainsi est un mécanisme issu de notre enfant intérieur, notre enfant intérieur encore blessé et en manque de sécurité affective…

Le hic, c’est que si nous nous laissons emporter par ces mécanismes là, nous nous abaissons au niveau de l’autre et entrons dans la même énergie négative.

Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Sans doute que non, et encore moins quand on sait à quel point notre état d’esprit influence tout ce que nous allons attirer à nous…



Sortir du piège

Toutes ces étapes qui nous conduisent à un grand malaise intérieur et vont nous pousser à agresser l’autre en retour se déroulent uniquement dans notre esprit.

Le but du jeu n’est pas de combattre l’autre, ni de combattre notre mental d’ailleurs, mais simplement d’apprendre à écouter, à observer, à considérer ce qui se passe en nous, en laissant aller tous les jugements, toutes les critiques et tout ce qui nous pousse à voir l’autre comme mauvais…

Il s’agit simplement de quelqu’un qui a agi d’une certaine façon, façon que nous n’approuvons pas, mais qui n’était pas nécessairement animé de mauvaises intentions.

Par ailleurs, même si les actes de cette personne sont négatifs, est-elle elle-même mauvaise pour autant ? Non … elle est juste qui elle est, et elle a FAIT quelque chose que nous percevons comme négatif.

Ça ne veut pas dire pour autant que c’est l’essence même de cette personne qui est mauvaise.

Si vous voulez petit à petit sortir du piège, prenez l’habitude de vous tourner systématiquement vers l’intérieur, et apprenez à vous détacher complètement des déclencheurs extérieurs.

Au début ce sera peut-être difficile, mais accrochez-vous surtout, car le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Plus on prend l’habitude d’observer ce qui se passe à l’intérieur, plus vite la blessure est entendue, et plus vite nous pouvons nous libérer de tout ce qui nous pèse.

Juger ou condamner l’autre ne serait qu’une perte de temps et d’énergie, et vous replacerait encore et encore dans les mêmes schémas, jusqu’à ce que vous fassiez un nouveau choix en saisissant la prochaine opportunité que la Vie vous offrira, car il s’agit bien de ça…

C’est à vous de décider, à vous de choisir ce que vous voulez faire de ce qui vient de l’extérieur.

Ce que je vous dirais pour ma part, c’est que nous ne sommes absolument pas condamnés à subir ce qui vient de l’extérieur, et que peu importe qui nous avons en face de nous, nous pouvons maintenir et faire croître notre sentiment de paix intérieure, en gardant en vue que quoi qu’il se passe, personne ne peut rien contre nous si nous ne le permettons pas…


A vous de jouer maintenant 🙂 Et n’hésitez pas à partager avec nous vos réflexions et commentaires à ce sujet dans l’espace en bas de page.



Avec mes meilleures pensées

Laure



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About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

3 Comments

  1. josiane

    23 juin 2016 at 01:31

    Bonsoir ou bonjour Laure
    Trés bon sujet, j’ai beaucoup souffert de cela par le passé, en ruminant tout ce qu’on a pu me dire de peu agréable, je me suis empoisonnée la vie avec ça. Colére à l’intérieur de moi certes mais de l’exprimer à l’autre directement ce fut trés rare, il faut vraiment m’en faire ou m’en dire sur la longueur pour que je sorte de mes gongs mais à l’intérieur c’était plutot chaotique. Maintenant, je suis libérée de cela méme si ça n’a pas été facile et pas plus tard qu’avant hier, on a voulu me rentrer dedans verbalement et bien dommage pour l’autre ça n’a pas fonctionné dans ses attaques,n’étant pas rentrée dans son jeu, que pouvait dire d’autre cette personne et bien rien. Moi, ça m’a fait sourire et tout va bien de mon coté du moins.D’avoir reussi à me libérer de cela quelque part j’en suis fiére car c’est une belle libération. Merci Laure pour cet article et tant d’autres……Une belle avancée s’annonce en ce moment, j’avance, j’avance sur moi-méme et je peux dire que ces jours-ci, j’ai guérit d’autres blessures, je continue de creuser en moi. En tout cas un énorme MERCI à vous, vos artiles vers lesquels je reviens me sont forts utile,je ne perd pas mon temps libre en ce moment, un grand travail en moi s’impose et c’est ce que je fais……MERCI MERCI MERCI…..POUR TOUT. A bientot 🙂

  2. Sandrine

    13 juillet 2016 at 14:22

    Bonjour Laure, moi mon plus gros souci c’est que mon compagnon me fait honte en public… quand il raconte des blagues à 2 balles qui ne font rire personne, quand il boit plus que de raison et qu’il devient misogyne,!! etc. J’aimerais bien que tout cela « coule » sur moi mais malgré une pratique assidue du lâcher prise je n’y arrive pas… et je songe sérieusement au divorce !

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