Pourquoi nos émotions négatives sont en réalité un cadeau…

By on 5 novembre 2016

 

Crédit photo : Comfreak - Pixabay.com

Crédit photo : Comfreak – Pixabay.com

Pourquoi nos émotions négatives sont en réalité un cadeau…

L’autre jour j’ai regardé un film qui parlait d’une société où toutes les émotions avaient été éradiquées. Tout était blanc, carré, propre et bien défini. Les gens accomplissaient leurs tâches quotidiennes, interagissaient de façon très courtoise les uns avec les autres, et il n’y avait plus ni violence ni drame.

Chacun vivait dans une sorte de pièce cubique où il n’y avait aucune personnalisation. Tout était uniforme et les habitants étaient invités à surveiller tout comportement anormal chez leurs semblables… Par anormal j’entends tout ce qui pouvait laisser penser qu’un semblant d’émotion était en train d’émerger pour remonter à la surface.

Et puis il y avait ceux qui étaient qualifiés de « malades » parce que leur vraie nature était en train de reprendre le dessus. On leur fournissait alors un traitement pour revenir à la norme, mais ce traitement n’était qu’un ralentisseur. Une fois un certain stade atteint, on les envoyait dans un centre pour leur offrir une mort douce et paisible… Génial non ? 🙂

Ma première réaction en regardant les premières minutes du film a été de me dire « Mais quelle horreur ! » Je me suis imaginée à la place de ces gens, et j’ai trouvé ça horrible d’avoir une vie réduite à « ça »…

Et ça a aussi amené différentes réflexions en moi qui m’ont confortée dans l’idée que nos émotions négatives sont réellement un cadeau, et j’aimerais aujourd’hui vous expliquer pourquoi…

 

 

Le néant

Pour ceux d’entre vous qui traversent actuellement une période de grande souffrance, je me doute que ce que je vais amener ici sera difficile à entendre, et pourra peut-être même susciter de la colère en vous. Je vous inviterai alors à simplement accepter ce qui se passe en vous, et je vous encouragerai malgré tout à lire l’article jusqu’au bout et à simplement laisser ceci faire son chemin dans votre esprit. Qui sait ? Peut-être que quelque chose de positif pourrait en ressortir au final…

Je me rappelle d’une période de ma vie où, à force d’avoir accumulé les blessures, je me suis retrouvée dans une telle colère qu’arrivée à un certain stade, je me suis tout bonnement éteinte à l’intérieur. Je ne ressentais plus rien. J’étais comme une espèce de glaçon géant et ça ne remuait plus à l’intérieur, du tout…

Alors certes, ne plus ressentir d’émotions négatives me semblait être une bonne chose sur le coup, mais plus le temps passait, plus une autre sorte de sentiment commençait à se manifester, et ça, ça a été l’une des pires expériences de ma vie.

Je me suis sentie comme morte à l’intérieur. J’avais l’impression d’être une coquille vide, une sorte de robot qui faisait machinalement ce qu’il avait à faire, en répétant l’opération jour après jour. La vie était devenue terne, sans saveur, sans couleurs.
Au bout d’un moment, c’était devenu tellement lourd qu’il m’était devenu tout simplement impossible de continuer comme ça, alors j’ai commencé à travailler sur moi pour que l’énergie puisse circuler à nouveau au-dedans, et vous savez quoi ? J’aurais donné n’importe quoi pour pouvoir ressentir à nouveau mes émotions, y compris les plus lourdes…

 

 

Ressentir c’est être vivant

Les émotions négatives ne sont pas faciles à vivre, et on cherche bien souvent à les fuir ou à tout faire pour qu’elles ne se manifestent pas à nous, mais au final, est-ce vraiment l’émotion en elle-même qui est si douloureuse ? Ou notre acharnement à lutter contre elles ?

Une émotion, c’est ce qui nous permet de savoir que nous sommes en vie, et c’est aussi un précieux panneau indicateur pour nous guider dans notre cheminement.

Quand une émotion négative se manifeste, c’est que quelque chose qui est encore blessé en nous vient d’être réactivé, et c’est ça qui nous permet de savoir ce que nous avons à travailler pour être de plus en plus libres et heureux.

Et au-delà de ce point extrêmement important, il y a aussi un autre aspect à considérer.
Si la vie était uniforme, qu’il n’y avait que de la joie, de l’enthousiasme et tout ce qui va avec, est-ce qu’on pourrait vivre ces émotions-là aussi fortement ? Ou est-ce qu’on finirait par s’y habituer et par les voir comme faisant partie des meubles ?

Est-ce qu’on pourrait ressentir autant de bonheur dans les moments heureux si nous ne savions pas ce que c’est que la douleur et la colère ?

Est-ce que nous ressentirions la moindre gratitude pour les bonnes choses s’il n’y avait que ces bonnes choses dans notre vie ?

Je ne crois pas, et je suis même convaincue que non…

 

 

Le contraste

Vous appréciez vos week-ends et vos périodes de congés ? Et si vous vous retrouviez à présent en congés en permanence, combien de temps vous faudrait-il pour perdre votre enthousiasme à vivre ces congés ?

Au début ce serait super chouette ! Du temps libre à volonté, génial ! Mais vous finiriez par vous y habituer, et ça perdrait tout intérêt.

Si une bonne fée venait déposer sur votre compte en banque quelques milliards, au début ce serait comme un rêve éveillé et vous vous sentiriez probablement comme le roi du monde, mais combien de temps vous faudrait-il pour vous lasser et avoir envie de trouver un nouveau sens à votre vie ?

Il y a une sorte de contraste dans tout ce que nous vivons, toujours un juste équilibre entre les forces opposées. Même la physique le démontre. Pour qu’un élément soit immobile et en équilibre, il faut qu’une force équivalente à celle exercée par l’élément observé soit exercée par ce qui porte l’élément observé.

Si le sol ne soutient pas le fauteuil qui est posé dessus de la même façon que le fauteuil appuie sur la surface qui le porte, le fauteuil troue le plancher 🙂

De ce que j’ai pu expérimenter jusque-là et que je remarque de plus en plus avec le temps, c’est qu’on ne peut pas atteindre un degré de joie hors du commun si on n’est pas passé par un degré de souffrance hors du commun.

Il y a toujours un juste équilibre dans tout ce qu’on vit. Pour tout le bon qu’il y a d’un côté il y a une force opposée qui s’exerce de l’autre.

Par exemple, si vous atteignez des résultats professionnels exceptionnels, vous aurez inévitablement la pression et les responsabilités qui vont avec. Vous ne pouvez pas atteindre des sommets et avoir de l’autre côté la même approche qu’un débutant qui viendrait de faire son entrée dans le monde du travail, n’est-ce pas ?

Ça ne veut pas dire que parce que nous vivons des choses formidables, il va forcément nous arriver des tuiles à un autre niveau. Ça veut juste dire que plus nous évoluons, plus nos défis sont grands. Mais si nous nous trouvons en face de ces défis, c’est que nous sommes tout à fait capables de les surmonter, même si nous ne savons pas comment nous y prendre au départ.

Rien n’arrive jamais pour rien, et aucune des épreuves qui se manifestent à nous n’est impossible à traverser, sinon ces épreuves ne seraient tout simplement pas sur notre chemin.

 

 

Nos émotions négatives sont un cadeau

Alors oui, une émotion qualifiée de négative peut nous apparaître comme un ennemi à combattre, mais encore une fois, le problème n’est pas l’émotion, car elle n’est qu’un panneau indicateur.

Notre émotion nous dit que nous sommes en train de lutter contre ce qui est, et en remettant en question notre façon de percevoir ce qui est, la souffrance peut se libérer et nous laisser le champ libre pour revenir à notre état naturel de joie.

Ca ne se fait pas nécessairement en un claquement de doigts, encore que le changement peut aller très vite, mais ce qu’il est important de voir ici, c’est que nos émotions dites négatives sont vraiment un cadeau, contrairement à ce qu’on pourrait croire, et c’est aussi parce que nous avons connu ces émotions-là que nous pouvons vivre si intensément celles qui sont source de bien-être pour nous.
Il ne nous serait pas possible de connaître la joie véritable si nous n’avions pas connu la peine. Nos émotions, c’est ce qui nous montre que nous sommes en vie et en apprenant à les regarder autrement, on peut commencer à y voir un sens et même de la beauté.

Une émotion au final n’est ni bonne ni mauvaise. C’est juste une émotion, une sorte d’indicateur qui nous montre où regarder. Les émotions dites positives nous disent que nous sommes bien alignés intérieurement, en accord avec nous-mêmes, et celles dites négatives nous montrent qu’il y a un changement à opérer, que ce soit d’un point de vue concret ou simplement dans notre façon de considérer ce qui se trouve sous nos yeux.

Les émotions sont comme une sorte de baromètre ou même de boussole qui nous permet de ne jamais perdre notre Nord.

À nous de décider si nous voulons ou non en tenir compte, et voir en elles ce qu’elles sont vraiment : de précieuses alliées qui ont simplement un message à délivrer.

 

Avec mes meilleures pensées
Laure


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4 Comments

  1. Emily

    5 novembre 2016 at 15:53

    Bonjour Laure, c’est encore un très bel article que vous nous offrez là 🙂
    Pour ma part, lorsque je ressens une émotion qui m’est difficile à vivre, je me pose, je ferme les yeux et j’écoute ce qui se passe à l’intérieur de moi (je mets en pratique vos exercices dans des articles précédents…). Je me représente mes émotions comme un petit bonhomme que j’écoute et je lui donne ce dont il a besoin : s’il a peur je le rassure, s’il est triste je le console, etc…. Je lui demande aussi pourquoi il ne va pas bien. C’est très efficace, avec l’entraînement j’y arrive de mieux en mieux et de plus en plus vite, et lorsque l’émotion s’en va parce qu’elle a été entendue, je me sens comme nettoyée, et la joie revient.
    Les émotions sont des opportunités à grandir et à se libérer. Elles nous indiquent aussi le chemin à suivre, sans elles nous nous tromperions sans cesse, nous ne pourrions pas trouver notre place.
    Je vous remercie encore infiniment car vous m’aidez beaucoup à avancer pour guérir mes blessures et trouver la lumière et la joie qui brillent à l’intérieur de moi 🙂

  2. Solange

    6 novembre 2016 at 14:29

    Bonjour Laure, j’apprécie vraiment vos écrits ils sont faciles à comprendre et à mettre en pratique. Hier j’ai écouté une de vos vodéo sur les guides et c’était ce dont j’avais besoin…. Dans celle-ci vous parlez d’une colère envers une personne et votre réponse était également la mienne (elle ne t’en veux pas) afin je l’ai prise comme telle et me suis senti vraiment libéré d’un poids si j’peux dire, car elle à eu sur moi l’effet instatanné de libéré les émotions qui y étaient reliées. Merci de partager avec nous vos guidances

  3. Cyril

    11 novembre 2016 at 11:29

    Bonjour Laure,
    Je vous remercie pour cet article très éclairant. J’ai toutefois quelques interrogations sur les épreuves
    En effet, j’ai souvent entendu dire, par exemple face à la maladie d’un enfant ou la perte d’un proche, que c’était une épreuve pour les parents et que si ça leur arrivait, c’est qu’ils étaient capables de le supporter.
    Ok, mais je me pose souvent la question de l’intérêt de vivre des moments difficiles même si certains répondent que c’est pour faire grandir l’âme? qu’en pensez-vous?
    de même, dans l’épreuve des parents, n’est ce pas un peu fort que ce soit l’enfant qui soit sacrifié en étant malade? n’est-ce pas lui qui vit une réelle épreuve? que dire de la mort d’un proche, c’est sacrifier le proche pour que les autres puissent vivre une épreuve et la surmonter?
    Je ne sais pas si je suis clair mais l’idée qu’on sacrifie une personne par la maladie ou la mort, pour faire vivre une épreuve aux proches me dérange. Mais peut-être que j’interprète mal.
    Comment en effet interpréter par exemple la mort d’un nouveau-né? y-a-t-il forcément avec les parents ?
    votre point de vue m’intéresserait.

    Bien à vous.

    • Laure Zanella

      23 novembre 2016 at 15:36

      Bonjour Cyril. Quand un proche s’en va, il n’est pas question de sacrifier qui que ce soit en fait. C’est une sorte de cocréation, quelque chose qui est vécu de part et d’autre pour une bonne raison, même si ça nous semble totalement absurde ou injuste. Quand une personne meurt, c’est qu’elle a accompli ce qu’elle devait accomplir dans cette vie, du point de vue de l’âme, même si le passage a été très court. Personne ne décide que X doit mourir pour que Y puisse grandir. C’est un processus qui se déroule à un niveau beaucoup plus subtile et finalement, il n’y a de drame que si on considère la chose d’un point de vue humain. Pour moi la mort n’est pas une fin. C’est juste un changement d’état où le corps physique s’arrête de fonctionner mais où on est toujours vivant malgré tout, d’une façon simplement différente 🙂

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