Pourquoi refusons-nous de lâcher prise ?

By on 9 novembre 2015

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Crédit photo : Tabeajaichhalt – Pixabay.com

 

Pourquoi refusons-nous de lâcher prise ?

 

Il arrive bien souvent quand nous traversons une épreuve, que nous refusions purement et simplement de lâcher prise. Ce n’est pas une question de mauvaise volonté, mais c’est surtout parce que nous n’arrivons pas à sortir de la lutte, et cette lutte a tendance à créer plus de douleur encore en nous.

Qu’est-ce qui fait alors que nous restons ainsi agrippés à ce que nous ne pouvons pourtant plus changer, et comment sortir de ce piège ?

C’est le thème que je vous propose d’aborder aujourd’hui.

 

 

Ce qui nous empêche de lâcher prise

Même si nous pouvons avoir du mal à en prendre conscience quand nous traversons une tempête émotionnelle, ce qui fait que nous n’arrivons pas à lâcher est qu’en fait, une part de nous croit qu’en luttant suffisamment fort, on finira par modifier cet événement ou cette situation du passé qui cause notre désarroi aujourd’hui.

Nous refusons d’accepter cette situation parce qu’inconsciemment nous pensons que tant que nous n’acceptons pas, nous avons encore une chance de revenir en arrière.

Tant que nous n’acceptons pas, nous ne rendons pas ce quelque chose qui nous ronge réel, et peut-être alors que nous finirons par nous réveiller et revenir à un moment plus heureux du passé où nous nous sentions encore heureux et en sécurité.

On rencontre ce type de résistance aussi bien quand nous devons faire face à un deuil que dans le cadre d’autres événements douloureux de la vie. Ça peut être une trahison ou une rupture dans le couple, la perte d’un emploi, l’annonce d’un grave problème de santé ou tellement d’autres choses encore.

Nous sommes dans le déni en fait et refusons de regarder la réalité telle qu’elle est.

Il est naturel et humain d’entrer dans cette résistance parce que nous avons peur et nous souffrons, mais le fait est que toute la colère ou tout le chagrin du monde ne changeront rien aux faits.

Une fois qu’un événement s’est produit, il fait partie de notre chemin et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit.

Par contre, ce qui nous appartient, c’est la façon dont nous allons choisir de réagir par rapport à cet événement, et nous en avons parlé dans un précédent article.

 

Comment sortir du piège ?

L’étape clé pour pouvoir avancer à nouveau et cesser de créer une souffrance supplémentaire en nous est de reconnaître ce qui est. C’est souvent une étape difficile, et certains auront besoin de plus de temps que d’autres pour atteindre ce cap.
Accepter les faits, ça ne veut pas dire les approuver ni en demander une ration supplémentaire. Accepter ne veut pas dire choisir ce qui s’est passé, mais simplement reconnaître ce qui est et faire face à la réalité.

Non, notre vie ne sera plus jamais la même et il ne nous est pas possible de revenir en arrière. Oui, ça fait peur de voir tous ses anciens points de repère balayés et de se confronter à l’inconnu, mais le fait est que la lutte ne nous conduira nulle part et ne fera que retarder le moment d’atteindre un nouvel équilibre.

Ce n’est pas notre résistance face aux événements qui fera disparaître les circonstances négatives de notre vie.

La question est de savoir ce que nous voulons vraiment… Voulons-nous être heureux ? En paix ? Sereins ? Si tel est le cas, alors aller de l’avant est nécessaire et ça passe inévitablement par l’acceptation de ce qui est, mais on ne peut pas atteindre directement la ligne d’arrivée sans avoir fait les pas nécessaires pour arriver à sa hauteur.

On ne peut pas appuyer sur un bouton « avance rapide » qui nous permettrait de passer au-dessus de la zone d’inconfort et de nous rendre immédiatement à une nouvelle étape où tout serait à nouveau en équilibre.

Il nous faudra sans doute passer par certaines turbulences, et commencer à nous construire un nouvel univers, en fonction des circonstances qui existent aujourd’hui dans notre vie. Mais d’une façon ou d’une autre, ce nouvel univers ne peut qu’être plus lumineux que celui qu’on laisse derrière nous, parce que nous pouvons nous appuyer sur le négatif pour cibler d’autant mieux ce que nous voulons vraiment et éviter ainsi de retomber dans de mêmes pièges.

La décision vous appartient toujours, et vous pouvez à tout moment faire un nouveau choix.

Pour avancer, il faut simplement que ce petit déclic prenne forme en vous pour que vous puissiez vous rendre compte que lutter contre les circonstances extérieures n’a jamais changé quoi que ce soit. Le seul résultat que ça provoque, c’est de nous maintenir plus longtemps dans la souffrance.

Acceptez ce qui est, reconnaissez que les choses sont désormais ainsi et pas autrement, et voyez simplement qui vous voulez être et ce que vous voulez faire à partir de là.

Voyez aussi que si vous rencontrez ces obstacles sur votre route, vous pouvez vous en servir comme d’un tremplin pour continuer à grandir et devenir une version toujours plus lumineuse de qui vous êtes vraiment ! A vous de choisir, le pouvoir est entre VOS mains.
Si vous avez vous-même vécu des expériences de résistance intérieure pour vous rendre compte ensuite que cette résistance ne servait à rien, n’hésitez pas à partager ici vos réflexions qui aideront peut-être d’autres personnes à aller plus rapidement vers le lâcher-prise et à retrouver ainsi plus de joie dans leur vie. Rendez-vous pour cela dans l’espace de commentaires tout en bas de page.

 

Passez quoi qu’il en soit une excellente journée !
Laure

 


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About Laure Zanella

Ce qui me passionne dans la vie ? Aider les autres à trouver leur chemin et à faire entrer plus de joie dans leur vie :-) Découvrez les prestations de Coaching intuitif et Guidance Spirituelle de Laure sur son site : www.laurezanella.com A votre service depuis près de 12 ans !

8 Comments

  1. carmon

    10 novembre 2015 at 11:28

    Bonjour, c’est exactement ce qui se passe pour moi, en ce moment!
    Grace aux differentes lectures, aux differents conseils que vous prodiguez,
    je mets enfin des maux sur mes mots. En revanche, j’ai un pas determinant à franchir mais je n’y arrive pas!
    Comme vous le dites si bien, ça n’est absolument pas de la faineantise.
    Je vois parfaitement ce qui se profile à l’horizon puisque je mets tout en oeuvre pour y acceder mais je reporte! ça eveil des doutes et des peurs qui, j’en suis parfaitement consciente, ne sont pas fondées….
    Dans ma tete, je me dis que m’etant construite bien souvent sur la négative, j’ai peut etre peur d’affronter le bonheur, la reussite?

    • Laure Zanella

      10 novembre 2015 at 11:33

      Bonjour à vous,

      Il n’y a effectivement pas que les choses négatives qui peuvent nous faire peur. Le bonheur peut aussi être effrayant parce que c’est nouveau et qu’on a pris l’habitude de vivre des choses plus pesantes. Continuez simplement à vous confronter à vos peurs et à faire de petits pas vers l’objectif visé, ce qui vous permettra progressivement de sortir de votre zone de confort pour vous rapprocher de plus en plus de ce qui vous tient vraiment à coeur 🙂 Passez une belle journée

  2. Sandrine

    10 novembre 2015 at 11:31

    c’est exactement ça ! On refuse les faits, on s’accroche au passé dans l’espoir que tout va pouvoir revenir comme avant, « comme si de rien n’était » ! J’ai eu ce problème avec ma fille qui presque du jour au lendemain m’a tourné le dos. Je me suis accrochée pendant 3 ANS ET DEMI !!! pour rien !!! Je commence juste à lâcher car je vois bien que tout ce que j’entreprends pour revenir à « avant » ne marche pas ! En revanche, je ne sais pas si le fait de « lâcher » va faire changer ma fille mais là encore je n’en attends plus rien (sinon c’est pas un vrai lâcher prise 😉 ). Merci pour ce bel article.

    • Laure Zanella

      10 novembre 2015 at 11:35

      Bonjour Sandrine, et merci pour votre message. Effectivement, la démarche que nous entreprenons pour lâcher prise ne peut concerner que nous. Le chemin de l’autre lui appartient et on ne peut pas forcer les choses. Tant qu’on refuse d’accepter ce qui est, on souffre encore plus, alors autant alléger autant que possible notre fardeau, mais cela demande parfois du temps. L’essentiel n’est pas d’aller vite mais bien de continuer à avancer. Avec mes meilleures pensées

  3. josiane

    10 novembre 2015 at 11:40

    Bonjour Laure, merci pour ce sujet. Moi, pendant x années, je n’arrivais pas à me sortir de cette spirale, beaucoup de souffrances morales majoritairement. Je pensais beaucoup et pas nécessairement dans le bon sens, j’ai agrandi le souci, le probléme, l’événement initial en m’en rajoutant une couche supplémentaire, ce qui n’a fait que créer un mal étre beaucoup plus important, je ne voyais aucune issue pour me sortir de là. Je me vidais la téte par l’écriture, ce qui aide beaucoup et apaise mais ne guérit pas forcément pour la prochaine période difficile, loin s’en faut.Je me suis rendue compte que ça ne servait à rien, que je perdais mon temps, puisque ça allait de pire en pire, c’est que je n’agissais pas bien. Un premier déclic a été de me rendre compte que quand tout va bien, le passé négatif ne vient en aucun cas me perturber et que je n’y pense méme pas. Alors en premier lieu, j’ai commencé à penser différemment sans m’en rajouter un peu plus, à m’alléger l’esprit vis à vis de la situation, j’ai fait un pas, puis un autre pour apaiser tout ça au moindre probléme, je m’en sors beaucoup mieux aujourd’hui méme s’il reste quelques traces parfois, je m’en rend compte rapidement et je me dis  » STOP « . Je fais une pause, passe à autre chose, pour y revenir par la suite et j’y vois plus clair désormais et ressent beaucoup moins de souffrances, une belle petite avancée en tout cas qui fait du bien. Merci à vous pour tout. Belle journée, à bientot 🙂

  4. josiane

    10 novembre 2015 at 11:56

    PS: il y a aussi un pas que j’ai eu terribement de mal à faire, mais je l’ai fait pour stopper cet acharnement que mon fils avait vis à vis de moi. Je n’en pouvais plus, il n’a jamais été bien facile mais pendant plus de quatre ans, il m’en a fait de toutes les couleurs alors un jour, j’ai décidé d’arréter de me faire traiter ainsi, étant divorcée, j’ai demandé à son pére de prendre le relai,il avait 17 ans à ce moment là, (quitte à ne plus le voir s’il le souhaitait), je suis restée plusieurs mois sans donner de mes nouvelles, je prenais des siennes auprés d’autres personnes sans qui le sache. J’en ai beaucoup souffert bien sur mais jour aprés jour, j’ai pu m’apaiser et croyez-moi, ça fait un bien fou. Mon fils est revenu de lui méme vers moi et reconnait ses erreurs. Tout va pour le mieux entre lui et moi en tout cas.

    • Laure Zanella

      10 novembre 2015 at 12:09

      Bonjour Josiane, et merci pour ce partage. Il n’est pas facile en effet de sortir de nos habitudes négatives ou encore de prendre ce genre de décision, mais c’est finalement un cadeau que vous vous êtes fait non seulement à vous-même, mais aussi à votre fils en posant une limite et en vous respectant ainsi vous-même. Ca donne ainsi la possibilité à l’autre personne concernée de réfléchir à ses actes et d’avoir l’opportunité de suivre un nouveau chemin plus constructif comme ça a été le cas pour votre fils. Passez une belle journée !

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