Quand s’éloigner des personnes négatives devient un véritable cadeau pour soi…

By on 11 août 2016

 

Crédit photo : Fotolia.com

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Quand s’éloigner des personnes négatives devient un véritable cadeau pour soi…

Suite à la publication d’une des dernières petites vidéos de la série « 1 minute pour être + heureux au quotidien », j’ai été surprise de voir des réactions négatives aussi fortes dans les commentaires sur Facebook.

La vidéo explique que pour être plus heureux dans sa vie, choisir de s’éloigner des personnes qui nous tirent vers le fond peut être une étape importante, et les personnes qui ont réagi négativement à ce message ont toutes dit quelque chose comme : « Mais c’est de l’égoïsme que de s’éloigner d’une personne parce qu’elle est négative. On n’a pas le droit de s’éloigner de ses proches comme ça et on doit être là pour eux coûte que coûte. »

Un débat s’est donc ouvert à ce sujet, et j’en profite pour rebondir sur le sujet, car il est vraiment important.

Je comprends le point de vue de ces personnes, parce que j’ai pendant longtemps pensé la même chose, à une période où j’étais piégée par des mécanismes de dépendance affective.

Aujourd’hui, ma perception de tout ceci a radicalement changé, et ce que j’ai remarqué, c’est qu’en adoptant cette nouvelle conception des relations, je me suis libérée autant que j’ai libéré les autres autour de moi, et ma vie est tellement plus belle comme ça !

J’aimerais donc partager avec vous ma vision des choses et vous proposer des clés précieuses à ce niveau pour que vous puissiez vous aussi créer toujours plus de joie dans votre quotidien et dans vos relations.

C’est parti !

 

 

« Tu dois prendre soin de moi ! »

Les personnes qui ont manifesté de fortes réactions sur la vidéo se plaçaient toutes d’après leurs explications dans des états compliqués, voire dépressifs.

Ces personnes affirmaient que leurs proches n’avaient pas le droit de les abandonner, de les laisser seuls face à leur souffrance et qu’ils devaient donc être là pour eux.

Mon avis à ce sujet (et ce n’est que mon avis) est qu’aimer quelqu’un, ça veut dire souhaiter son bonheur avant tout et le laisser libre d’être qui il veut être et de s’éloigner s’il veut s’éloigner.

Quand on dit à un proche « Tu dois être là pour moi, même si ça te fait du mal. » Est-ce qu’on pense à ce qui est le mieux pour ce proche, ou est-ce qu’on pense avant tout à soi ?

Quand on est dans la douleur, il est bien légitime de rechercher de l’affection et du soutien autour de soi, mais tenter de retenir contre leur gré ceux qui nous entourent pour combler nos propres manques, ce n’est pas de l’amour.

Pendant longtemps j’ai cru moi aussi avoir besoin des autres, et j’exigeais d’eux qu’ils soient là pour moi… mais avec le recul, je peux dire que ça ne m’a pas aidée de me retrouver face à des personnes compatissantes ou même complaisantes, car ça me confortait dans l’idée que je pouvais continuer comme ça, à m’agripper aux autres plutôt que de chercher vraiment des solutions pour m’en sortir.

J’ai traversé des épisodes dépressifs pendant plusieurs années, aussi, je sais parfaitement à quoi ressemble l’autre côté de la barrière. Et ce que je vois clairement aujourd’hui, c’est que ce qui m’a fait réagir, ce sont les personnes qui m’ont secouée, qui m’ont laissée me confronter à moi-même, qui m’ont parfois piquée aussi et qui ne cherchaient pas à aller dans mon sens si leur avis était différent.

Ces personnes étaient juste fidèles à qui elles étaient, et m’ont donné ainsi l’opportunité de faire face par moi-même à mes difficultés. Au lieu de chercher à prendre en charge mon mal-être, à endosser la responsabilité de mon état affectif, elles m’ont laissé le soin de le faire moi-même, et c’est grâce à ça que je m’en suis sortie.

Au bout d’un moment, il n’y avait plus que deux choix. Soit je continuais en mode légume à voir ma vie me glisser entre les doigts, à souffrir, à pleurer et à me plaindre en endossant le rôle de victime, ou alors je décidais de bouger mes fesses et de faire quelque chose, même si c’était un minuscule quelque chose.

De petits « quelque chose » en petits « quelque chose », j’ai remonté la pente, à mon rythme, et si vous me suivez depuis quelque temps, vous aurez eu l’occasion de constater à quel point mon état d’esprit est radicalement différent aujourd’hui et tellement plus joyeux 🙂

Si j’y suis arrivée, n’importe qui peut y arriver aussi. Je n’ai rien de plus qu’un autre…

 

 

Faire du tri

Si nous désirons être vraiment heureux dans notre vie, vient un moment où il est nécessaire de faire du tri dans son entourage et de s’autoriser à s’éloigner des personnes négatives ou toxiques.

Il ne s’agit pas bien sûr de tourner les talons si un de nos proches a ponctuellement un coup de mou. On parle ici de s’autoriser à se libérer des relations qui sont malsaines, ou l’autre est tout le temps dans la plainte, la médisance, la rancoeur et tout ce qui peut représenter du poison pour soi comme pour l’autre. On parle ici de situations où l’autre ne cherche pas à se remettre en question et s’agrippe à son rôle de victime tout en répandant la négativité autour de lui.

Parfois, on se sent obligé de maintenir le lien avec de telles personnes sous prétexte qu’elles font partie de notre famille et qu’on DOIT faire preuve de compréhension avec elles. Mais en quoi est-ce rendre service à l’autre que de faire comme si sa négativité ne nous affectait pas et en le laissant ainsi croire que c’est OK comme ça ?

Tant que mon entourage me faisait croire que ma négativité était normale et acceptable pour eux, je ne l’ai jamais remise en question. Je continuais à rester dans ma mélasse, à dramatiser, à me plaindre et ainsi de suite.

À partir du moment où j’ai commencé à voir des réactions qui me laissaient entendre que ce n’était pas si OK que ça, c’est là que j’ai commencé à réagir. Les autres ne me permettaient plus de rester dans mon illusion. Alors bien sûr, j’aurais pu rester dans mon coin et camper sur mes positions en blâmant en plus les autres de s’éloigner de moi, de ne pas me comprendre, etc., mais j’ai fait un autre choix et me voilà telle que vous me voyez aujourd’hui.
Les personnes qui sont coincées dans la négativité estiment que les autres DOIVENT s’occuper d’elles, les prendre en charge affectivement et rester auprès d’elles quel qu’en soit le prix. Ça revient à dire « Toi, je t’aime… Si, si… C’est pour ça que tu dois rester auprès de moi, même si ça te fait du mal… MOI, je veux que tu t’occupes de moi. Ton avis, ça m’est égal. Ton bonheur aussi. Du moment que MOI je me sens bien, c’est OK comme ça… »

C’est généralement inconscient, mais c’est bien le message qu’on leur transmet au final.

Quand on veut être plus heureux dans sa vie, et qu’on se fait le cadeau de s’éloigner des personnes qui sont négatives ou toxiques pour nous, on s’autorise à accueillir le meilleur pour soi plutôt que d’estimer qu’on DOIT supporter l’insupportable et s’infliger quelque chose qui nous fait du mal et nous tire vers le fond, et en plus, on fait à l’autre le cadeau de pouvoir se remettre en question et avoir alors une chance de sortir du piège.

Bien sûr, là aussi, l’autre peut ne pas saisir la perche tendue. C’est son droit. Ça lui appartient.

Mais se sentir obligé de maintenir un lien négatif parce que l’autre l’exige ou parce qu’on se croit obligé de quoi que ce soit, c’est faire en sorte qu’il y ait deux perdants dans l’histoire.

 

 

Se donner la permission

Là où ça coince généralement, c’est qu’on ne se donne pas la permission de dire STOP et de tourner les talons quand c’est nécessaire. On se sent coupable, on a peur des jugements, et parfois il faut dire aussi que l’autre utilise le chantage affectif ou la manipulation pour nous garder auprès de lui et appuyer sur le bouton culpabilité.

Je ne crois pas que l’amour ressemble à ça 🙂
La première fois que j’ai été vraiment exposée à la définition de l’amour vrai, c’était en lisant « La maîtrise de l’amour » de Miguel Ruiz. Je dois dire que ça m’a piquée.

Quand à un moment il dit « Si ma femme n’est plus heureuse avec moi et qu’elle veut s’en aller, alors qu’elle s’en aille et que Dieu la bénisse », j’étais complètement déroutée et j’ai même pensé que cet homme était complètement fou 🙂  Je me demandais comment il arrivait à être aussi détaché et je vous avoue que j’ai même pensé qu’il ne l’aimait pas vraiment pour tenir de tels propos.

Par la suite, j’ai compris… J’ai compris que je confondais amour vrai et attachement, et que l’amour vrai était celui qui rend l’autre libre… l’autre et soi-même aussi.

Quand on aime vraiment quelqu’un, il ne s’agit pas de « posséder » l’autre en quelque sorte, mais simplement de l’apprécier, de l’apprécier vraiment et profondément pour tout ce qu’il est.

Quand on aime vraiment quelqu’un, ce qui nous importe le plus, c’est que l’autre soit heureux, avec ou sans nous. Ça ne veut pas dire qu’on ne va pas ressentir de tristesse si l’autre s’en va, mais en revenant au fait que ce qui nous importe, c’est que l’autre soit heureux, cette tristesse sera douce et s’apaisera rapidement, parce qu’on sait que si le mieux pour l’autre est ailleurs, alors le mieux pour nous l’est aussi.

Il en va de même dans nos relations de toutes sortes.
L’amour vrai n’exige rien de l’autre. Il accueille ce qui est, ce qui ne nous empêche pas de poser nos propres limites.

Le truc, c’est qu’on ne demande pas à l’autre de changer. On considère qui il est, et on s’interroge ensuite en déterminant si qui est l’autre nous convient réellement ou non.

Si l’autre ne nous convient pas, alors on peut l’aimer pour qui il est, on peut le voir juste comme il est tout en choisissant de tourner les talons et de laisser chacun de nous libre d’être qui il veut être.

Nous avons parfaitement le droit de tourner les talons, de nous dire que ce que l’autre propose ne cadre pas avec ce que nous désirons vraiment et de choisir ce qui est le mieux pour nous, y compris quand ça concerne notre famille.

Pendant un temps, j’ai pris de la distance avec ma mère parce que sa façon de fonctionner était source de malaise pour moi et me tirait vers le fond, et je me suis sentie libérée. Ca ne m’empêchait pas de l’aimer. J’ai juste fait le choix de faire passer mon bien-être avant tout le reste.

De la même façon, j’ai pris la décision de quitter le papa de ma fille parce que sa négativité était un véritable poison pour moi. J’ai mis 9 ans avant de pouvoir franchir ce cap tout en étant parfaitement en paix avec ma décision, et là encore, j’ai ressenti un tel bonheur de m’autoriser à faire ce qui était le mieux pour moi.

Nous sommes 7 milliards d’individus sur Terre… Pourquoi devrait-on se forcer à fréquenter des personnes qui nous tirent vers le fond, alors qu’il y a tant d’autres personnes sur cette planète avec qui nous pouvons partager dans la joie et l’authenticité ?

Je ne vois aucune raison positive de faire un tel choix.

Ceux qui sont en souffrance trouveront toujours des épaules compatissantes pour combler leur solitude et leurs manques, ou ils décideront de se prendre en main et de faire appel à un thérapeute qui les accompagnera vers leur propre liberté. Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir accès à une multitude de solutions, et plein de ressources gratuites d’ailleurs, pour aller mieux. On ne peut plus se placer dans le rôle de victime, car ce serait faire preuve de mauvaise foi.

Et nous n’avons pas à prendre en charge ce qui ne nous appartient pas, et nous avons tous le droit de nous défaire des liens qui sont néfastes pour nous.

Nous pouvons bien sûr expliquer à l’autre ce que nous ressentons et voir si cet autre en tient compte, parce qu’il est peut-être tout simplement inconscient de son attitude. Mais si l’autre est vraiment accroché à sa négativité et ne souhaite pas s’en défaire pour une raison ou une autre, nous avons parfaitement le droit de nous en éloigner et de faire les choix qui seront les plus heureux pour nous.

L’amour commence toujours par soi. Quand on permet à un autre de déverser sa négativité sur nous, on se sent mal, on ferme son cœur, on devient une version moins lumineuse de soi, et on ne peut pas partager autre chose que de la négativité.

Par contre, quand on s’autorise à faire le choix le plus lumineux pour soi, on s’élève, on ouvre son cœur, on vit dans la joie, et c’est là qu’on peut donner le meilleur aux autres, et qui sait, peut-être en inspirer quelques uns en cours de route qui se rendront compte qu’on peut réellement changer, qu’on peut réellement atteindre la joie et qu’il y a d’autres façons de vivre beaucoup plus lumineuses.

S’autoriser à faire le meilleur choix possible pour soi, quitte à couper les ponts avec certains de nos proches, c’est se faire un immense cadeau à soi-même autant qu’à ceux que nous laissons derrière nous.

À chacun de définir ce qui lui convient le mieux. Il n’y a pas de bon ou de mauvais chemins à suivre, juste ceux que nous allons choisir pour nous-mêmes, ici et maintenant.
Si vous avez envie de partager avec les autres lecteurs vos réflexions et expériences à ce sujet, je vous donne rendez-vous dans l’espace de commentaires.
Je vous envoie mes meilleures pensées à tous et vous dis à bientôt
Laure 🙂

 

 

 

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About Laure Zanella

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