Se libérer du passé comme on joue aux Lego

By on 6 juin 2016

 

Crédit photo : blickpixel-Pixabay.com

Crédit photo : blickpixel-Pixabay.com

Se libérer du passé comme on joue aux Lego

Récemment, une jeune femme me disait en commentaire d’une publication sur Facebook qu’il était très difficile de se libérer du passé, qu’il restait toujours là, dans un coin de notre tête, un peu comme s’il s’agissait d’une sorte de parasite finalement sur lequel nous n’aurions aucun pouvoir et qui aurait pour seule mission de nous détruire.

Pourtant, on peut bel et bien balayer le passé… On ne peut pas l’effacer, et oui, il restera sans doute toujours dans un petit coin de notre tête, mais nous avons la possibilité de transformer notre propre lien à ce passé pour qu’il ne puisse plus nous définir et nous tirer vers le fond.

Comme vous tous j’imagine, j’ai moi aussi mes casseroles. Certaines sont petites, d’autres bien plus lourdes. En tant que zébrette hypersensible dotée d’une excellente mémoire, je peux vous dire que j’ai lutté pendant un sacré bout de temps pour trouver la paix par rapport à mon passé…

Je n’arrêtais pas de repenser encore et encore à ce qui m’avait blessée, à ce qui générait une sorte de peur panique en moi, et j’avais l’impression d’être totalement submergée. Le pire c’était la nuit, ou dans les moments où je n’avais pas l’esprit occupé…

Ces moments ont vraiment été très difficiles et ça a duré plusieurs années… Aujourd’hui pourtant je me sens en paix avec mon passé et il ne m’empêche plus ni d’être moi-même, ni de me sentir profondément heureuse et pleine de gratitude envers la Vie. J’ai même réussi à utiliser ce passé pour construire toutes sortes de belles choses dans mon présent.

Durant mon cheminement je ne disposais pas cela dit de toutes les clés dont je dispose aujourd’hui, clés qui vont me permettre de vous proposer des raccourcis.

Comment on fait alors pour se libérer du passé ? C’est ce que nous allons aborder aujourd’hui, et nous allons voir que finalement, nous pouvons nous libérer du passé de la même façon que nous jouerions aux Légos 🙂



Voyage au pays de l’enfance

Les Lego c’est vraiment cool… Avec ces jolies briques de couleur, on peut construire absolument tout ce qu’on veut. Et si ce qu’on vient de réaliser ne nous plaît pas ou qu’on souhaite faire autre chose, il suffit de démonter et de recommencer…

C’est facile, n’est-ce pas ?

Et bien, imaginez maintenant qu’avec vos briques, vous construisiez une île qui s’appelle « Présent ». Vous pouvez y mettre tout ce que vous voulez, tout ce que vous trouvez joli et agréable.

Un peu plus loin sur votre tapis de jeu, vous construisez une seconde île qui s’appelle « Passé qui fait souffrir ». Là, le décor est nettement moins sympa… C’est plutôt sombre et vos personnages Lego sont couchés par terre, écrasés par des rochers où il est inscrit « douleur, peur et compagnie »…

Entre vos deux îles, il y a un pont. C’est « grâce » ou plutôt à cause de ce pont que vous restez relié au passé, que votre vous du présent continue de revivre des éléments du passé.

Mais ce pont est un pont particulier… Il n’est pas fait de briques…

En réalité, il est fait d’énergie, et pour que ce pont reste debout et continue de relier les deux îles, il faut que vos petits personnages du présent continuent de regarder l’île du passé, d’en parler, de s’y projeter en pensées, etc.

Si vos petits bonshommes du présent regardent l’intérieur de leur île et qu’ils cessent de nourrir de leur attention l’île du passé, le pont va tout simplement s’écrouler. Vous pourrez encore apercevoir l’autre île de loin, mais la charge émotionnelle ne pourra plus traverser votre pont, puisque le pont n’existera tout simplement plus.

Le hic dans l’histoire, c’est que certains de vos petits personnages du présent croient qu’ils sont obligés de rester tournés vers l’île du passé. Ils croient qu’ils n’ont pas le choix, qu’il faut faire avec et que quoi qu’ils fassent, ils devront porter ce fardeau avec eux toute leur vie durant.

Mais concrètement, la seule chose qui les retient prisonniers, c’est le fait qu’eux-mêmes s’agrippent à l’île du passé et refusent de la lâcher, parce que c’est la seule chose qui leur permet de sentir qu’ils sont en vie…



Retour par ici

Il arrive en effet bien souvent qu’inconsciemment, nous refusions de lâcher prise par rapport aux douleurs du passé, parce qu’en fait, aussi lourde que puisse être la souffrance, elle nous permet de nous sentir vivants.

Certaines personnes portent en elles un si grand sentiment de vide intérieur que plutôt que de se retrouvé nez à nez avec ce vide effrayant, elles « préfèrent », toujours inconsciemment, s’agripper de toutes leurs forces au passé parce que c’est lui finalement qui donne du sens à leur vie, un sens qu’elles n’arrivent pas encore à trouver dans le moment présent.

Alors comment fait-on pour changer la donne ?

Le but du jeu va être de donner un nouveau sens à sa vie, de chercher ce qui, dans le présent, nous permet de nous sentir bien et de voir que nous existons déjà, tels que nous sommes.

C’est une renaissance totale à soi, où tous les anciens points de repère doivent être balayés pour pouvoir en construire de nouveaux.

Qu’est-ce qui donne du sens à la vie pour vous ? Est-ce quelque chose que vous faites, que vous apportez aux autres ? Est-ce qu’il s’agit de moments que vous passez avec ceux que vous aimez ?

Qu’est-ce qui vous apporte de la joie et vous fait du bien ? Qu’est-ce qui fait briller une étincelle dans vos yeux et vous met du baume au cœur ?

Si vous n’avez pas encore trouvé, ça n’a rien de dramatique. Dès lors qu’on se met à chercher, on finit inévitablement par trouver.

Posez-vous sans relâche les questions précédentes, et laissez venir ce qui vient. Petit à petit, vous allez récolter des indices, et vous aurez bientôt entre les mains la réponse que vous attendez.



Une blessure qui a besoin d’être entendue

Il arrive aussi qu’on s’agrippe au passé parce qu’il existe en nous une blessure qui n’a toujours pas été entendue et reconnue.

On refuse de lâcher prise parce qu’on sent cette plaie béante en nous qui demande à ce qu’on prenne soin d’elle, mais le truc, c’est qu’il n’y a que nous qui pouvons vraiment guérir cette plaie.

Parfois, ceux qui ont servi de déclencheur à notre douleur peuvent contribuer à notre guérison en acceptant de nous entendre et d’accueillir notre souffrance en laissant leur ego de côté, mais parfois aussi ce n’est pas possible, et c’est alors nous qui devrons faire ce chemin entièrement seul.

Une blessure qui n’a pas été entendue continuera d’être douloureuse tant que personne n’aura pris soin d’elle.

Nos blessures émotionnelles sont comme de petites personnes qui réclameraient notre attention et auraient besoin qu’on s’occupe d’elles, et nous avons tous la possibilité en tant qu’adultes de leur donner ce qu’elles demandent.

Et il existe aussi un autre moyen d’accélérer le processus de libération et de guérison qui représente un grand raccourci…

Lequel ?



Reprogrammer son subconscient

Il y a un autre facteur dont il est important de tenir compte, et je vais revenir à ce sujet à mes ponts en Lego…

La façon dont nous fonctionnons au quotidien (et dont nous gérons les douleurs du passé) dépend en grande partie de nos habitudes de pensée. Et comment crée-t-on une habitude de pensée ? Et bien en répétant encore et encore le même type de pensées, jusqu’à créer un nouveau pont dans notre cerveau…

Il a été prouvé scientifiquement que lorsque nous répétons quelque chose un certain nombre de fois, de nouvelles connexions s’établissent dans notre cerveau. Une fois la connexion établie, le mécanisme appris devient un automatisme, et tant qu’on ne crée pas un mécanisme inverse, le premier reste en place.

Le délai pour créer un nouvel automatisme est de 21 à 30 jours…

Ça veut dire que si pendant 3 à 4 semaines, vous n’arrêtez pas de ruminer un événement douloureux, ça va devenir une habitude pour vous, et vous allez alors avoir tendance à poursuivre dans ce sens.

Mais ça veut dire aussi que si pendant 3 à 4 semaines, vous commencez à entraîner votre cerveau à fonctionner différemment, vous allez voir un changement apparaître et vous allez pouvoir sortir de ce piège.

Lorsque vous vous sentez piégé par un événement douloureux du passé, le but de la manœuvre va être de vous arrêter, immédiatement, en stoppant tout ce que vous êtes en train de faire.

Prenez alors conscience de ce que vous êtes en train de vivre, et faites cette fois un choix délibéré au lieu de vous laisser entraîner par votre pensée douloureuse.

Si vous êtes en train de passer en revue un scénario mental qui vous fait revivre un événement difficile, demandez-vous comment vous vous sentez en revivant ce scénario intérieurement.

Demandez-vous ensuite si vous voulez continuer à souffrir ou si vous voulez plutôt vous sentir bien.

Puis définissez clairement votre objectif qui peut être simplement de trouver la paix par rapport à cette situation, et revenez systématiquement à cet objectif, à chaque fois que votre esprit aura tendance à vous entraîner à nouveau dans cette direction.

Vous pouvez aussi utiliser une affirmation du type : « Le passé est derrière moi à présent. C’est terminé. Je suis en sécurité et tout va pour le mieux ici et maintenant. »

Trouvez les mots qui ont le plus d’impact sur vous, et surtout ceux qui vous parlent de ce que vous voulez vraiment et non de ce dont vous ne voulez pas ou plus.

Ne dites pas « Je ne veux plus être prisonnier du passé. » mais dites plutôt « Je choisis à présent d’être libre et en paix ».

Bien sûr, en fonction de l’impact que les épreuves vécues ont eu sur vous, ce renversement de situation vous demandera peut-être un gros effort, au début en tout cas.

Mais persévérez surtout, car vous allez de cette façon construire un nouveau pont, une nouvelle connexion, vers ce qui est paisible et lumineux pour vous cette fois.

Peut-être qu’une part de vous ne veut pas sortir du rôle de victime parce qu’il reste une blessure à reconnaître, mais vous pouvez faire ce chemin, et vous pouvez commencer à le faire dès maintenant.

C’est à vous de décider.

Sachez quoi qu’il en soit qu’on peut réellement transformer son lien avec le passé et faire en sorte qu’il ne puisse plus nous tirer vers le fond.

Les clés sont entre nous mains. Libre à chacun de décider de ce qu’il va en faire à présent…


Et si vous avez envie de partager avec nous vos réflexions à ce sujet, je vous donne rendez-vous dans l’espace de commentaires tout en bas de page.



En vous souhaitant à tous une très jolie journée

Laure



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About Laure Zanella

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9 Comments

  1. Marie-Claude

    6 juin 2016 at 10:56

    Merci Laure pour ce partage…
    ça revient à un rêve éveillé du 4 juin sur le matin… Je décidais d’aller à Lourdes avec mes 3 enfants dont un(qui est décédé), ils étaient jeunes encore 14/15 ans alors qu’ils ont 38 et 43 ans, donc nous partions en voiture, une petite côte juste avant 1 pont, avec 1 obstacle sur le pont, je visualise une voiture qui hésite à s’avancer, je lui passe devant, franchis un 1er obstacle sur le pont, vraiment passée au-dessus, je regarde dans le rétroviseur si la voiture suit ah! non elle a hésité à avancer… 1 deuxième obstacle à la sortie du pont, je le contourne sur la gauche, puis j’avance… je fais remarquer aux enfants combien la petite route et le paysage sont beaux et agréables… puis la grande route… et voilà. C’est beau dans ce rêves je me suis réconciliée à l’Amour de la mère Divine, je me sens toute pleine d’Amour.
    Merci Laure pour ton enseignement. Je nous embrasse et heureuse de vivre ces expériences…

    • Laure Zanella

      6 juin 2016 at 20:11

      Et merci beaucoup pour ce joli partage Marie-Claude 🙂 Je vous envoie mes meilleures pensées

  2. josiane

    6 juin 2016 at 11:16

    Bonjour Laure, merci infiniment pour ce sujet là, qui tombe pile au moment où je me pose la question depuis quelques jours si je viens vers vous ou pas pour m’aider à approfondir ce qui peut étre encore profondément ancré en moi et que j’ai encore du mal à définir. J’ai ma réponse, alors merci. Le fardeau du passé, je l’ai trainé pendant tellement d’années, que de souffrances je me suis infligée, que de mal étre etc…..le passé ne suffisant pas, j’en ai gaché mes présents. J’ai mis beaucoup de temps pour alléger ce fardeau, pour enlever ces boulets que je trainais chaque jour, que de souffrances inutiles!!!!! mais indispensable en faites pour faire de chaque jour un pas de plus vers la libération. J’ai avancé, j’ai réussi à me libérer de bien des choses et de cette avancée là, j’en suis fiére de plus que j’ai travaillé sur moi seule pendant x et x années, j’ai mis beaucoup de temps mais le principal c’est d’avancer au mieux chaque jour. J’avance un peu plus vite depuis que je vous ai rencontré sur ma route fb et je vous dis un grand MERCI. Il reste encore du travail sur moi à faire mais le plus gros du passé a déjà été déblayer, il reste encore des traces non guérit mais j’avance dans le sens de la guérison. MERCI INFINIMENT. Passez une excellente journée, à bientot 🙂

    • Laure Zanella

      6 juin 2016 at 20:13

      Et merci pour votre message Josiane. Petit à petit, en creusant toujours un peu plus à mesure qu’on avance, on finit par accéder aux changements auxquels on aspire et le chemin devient de plus en plus facile au fil de notre progression. Passez une jolie soirée 🙂

  3. Gina

    6 juin 2016 at 14:43

    Merci, pour avoir vécu un passé douloureux, j’ai compris avec de l’aide que j’avais à accepter ces expériences, donc les aimer. Tout un processus de croissance. Aujourd’hui j’ai transcendé le passé parce qu’il avait bien des leçons à m’apprendre. Vivre au présent dans la légèreté et l’amour de qui je suis. Merci pour ton beau travail.

    • Laure Zanella

      6 juin 2016 at 20:14

      Merci pour ton message et ce partage Gina. Oui, il y a toujours à apprendre, quoi qu’on puisse vivre, et quand vient le moment où on peut accueillir vraiment ce qui est là, c’est toute notre vie qui s’en trouve embellie 🙂

  4. J

    6 juin 2016 at 18:33

    Merci pour ce texte qui va m’aider à persévérer. Malgré tous mes efforts, il y a toujours cette lame de fonds, telle une infinie tristesse qui remonte à la surface à chaque réveil, il m’arrive de me demander si elle fait partie de moi, je ne me souviens plus à quel moment elle s’est agrippée mais elle n’a pas pris naissance avec moi. Bonne journée.

    • Laure Zanella

      6 juin 2016 at 20:17

      Merci pour votre message. Quand on vit ce genre de tristesse profonde qui semble « faire partie des meubles », c’est souvent parce qu’il reste un gouffre à remplir à l’intérieur de soi, et ce gouffre, on ne peut le remplir que soi-même, en se donnant de plus en plus d’amour et de bienveillance, de douceur et tout ce dont on a pu manquer avant, et notamment pendant l’enfance. Vous n’êtes pas condamnée à poursuivre avec cette lourde tristesse, il faut simplement la remplir petit à petit avec autre chose, comme du sable viendrait remplir petit à petit chaque espace restant dans le sol 🙂 Passez une belle journée vous aussi

  5. Dietz

    4 février 2017 at 20:24

    Bonjour Laure,un combat de chaque jour me concernant…
    Je vais dessiner ces 2 îles et ce pont, que je me donne en objectif de démolir.
    Je vais suivre vos conseils

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