Ce moment où on a arrêté de donner (et donc de recevoir)…

By on 24 juin 2021

A certains moments de nos vies, on en arrive à avoir le sentiment de vivre une immense traversée du désert, que ce soit affectivement, matériellement ou encore par rapport aux opportunités qui peuvent se présenter à nous à tous points de vue. On a pourtant l’impression d’avoir fait tout le nécessaire pour que nos vies bougent, d’être au clair intérieurement, d’avoir fait le ménage au sein de nos croyances, etc. et pourtant, rien ne semble vouloir bouger, ou en tout cas, pas dans le sens tant espéré.

L’une des raisons qui peuvent expliquer tout ceci, c’est qu’à un moment dans notre parcours, on a tout simplement arrêté de donner…

Donner et recevoir sont les deux faces d’une même pièce pour reprendre les mots de Franck Lopvet. C’est la même énergie. Et quand on donne, on reçoit automatiquement et immédiatement, et ce qu’on reçoit est le sentiment que notre « don » déclenche chez nous. Ca fait bouger en même temps notre énergie et donc ce qui se manifeste derrière dans la matière. On permet à cette énergie de circuler librement, et dans cet espace de non-résistance, le recevoir coule de source.

Certaines personnes pourraient me dire « Oui, mais moi je donne, je n’arrête pas de donner ! Alors quoi ? »

Quand on parle de donner, il ne s’agit pas des actions que l’on pose, mais de la façon dont on se positionne derrière ces actions.

Il s’agit en réalité d’aller regarder si notre coeur est grand ouvert ou si, parce qu’à un moment donné nous avons eu trop mal, nous avons fini par tout verrouiller…

On aura sans doute tous vécu déjà ces moments où, après une énième déception, après un énième coup dur, nous avons hurlé plein de rage « Cette fois c’est terminé ! Je ne ferai plus le moindre effort, je ne lèverai plus le petit doigt pour quoi ou qui que ce soit ! Je ne donnerai plus RIEN ! C’est fini ! « 

Peu importe le domaine concerné, on pourra sans doute facilement retrouver ces moments où tout a basculé.

Ces moments là arrivent bien souvent alors qu’on croit encore que ce qu’on reçoit dans la vie dépend d’une force extérieure à nous, comme s’il s’agissait de recevoir une récompense après avoir fait suffisamment d’efforts, après s’être accrochés assez fort, s’être relevés suffisamment de fois comme si nous avions dû mériter notre ticket gagnant.

On chemine alors courageusement, on lutte, on se bat, on surmonte les obstacles et les difficultés, encore et encore, et alors qu’on se pensait enfin tout proche de notre ligne d’arrivée, arrive un nouveau coup dur et là, tout s’effondre. C’est la rage qui nous submerge, le sentiment d’injustice, la lassitude, le dégoût.

On ne comprend pas pourquoi, après tout ce chemin, on doit encore subir ça ! Ou alors, pourquoi nos souhaits les plus chers n’ont toujours pas pris forme alors qu’on se pensait à 2 doigts de réussir cette fois.

On se met alors à en vouloir à la vie et on se ferme, on se verrouille complètement, comme si on entrait dans une sorte de chantage affectif avec un parent qui nous aurait fait miroiter un joli cadeau si nous obtenions de suffisamment bonnes notes pour finalement, une fois ces notes obtenues, nous retirer le cadeau sous le nez sans aucune explication. Voilà quel est bien souvent notre sentiment.

Mais ce qui se passe en réalité, c’est que notre perception erronée du fonctionnement de la vie nous a amené à CROIRE que nous étions punis ou privés de quelque chose qui nous aurait été dû, alors qu’en fait, nous ne faisons qu’expérimenter une expression concrète de l’énergie que nous portons dans notre totalité (le conscient + l’inconscient).

Et quand on en arrive à se braquer et à verrouiller notre coeur à double tour (et même si cette réaction est bien légitime parce qu’elle fait suite à de trop nombreuses blessures), on se met en même temps à assécher le flot du recevoir, et on finit avec encore plus de colère et d’incompréhension alors qu’il s’agit tout bonnement d’un mécanisme logique.

Le fait de donner ne concerne pas nécessairement des actions qu’on ferait gratuitement. Ca peut tout à fait s’appliquer dans le cadre de nos activités rémunérées, car c’est l’intention qu’il y a derrière qui fait tout.

Est-ce que je fais ce que je fais avec le coeur grand ouvert et l’innocence d’un petit enfant qui n’aurait encore jamais été blessé, ou est-ce que j’y vais en mode totalement braqué à compter les points, à vérifier qu’on va bien me donner quelque chose d’abord avant d’oser faire le moindre pas par peur d’être « escroqué » ou d’autres choses de ce type là ?

Allez regarder de quelle façon vous vous positionnez dans ce que vous vivez, que ce soit au niveau relationnel, professionnel ou pour n’importe quoi d’autre.

Vous allez le ressentir tout de suite si vous êtes sur la défensive à attendre que le cadeau tombe d’abord pour ensuite, éventuellement envisager la possibilité de donner à nouveau un petit quelque chose… Mais seulement si vous êtes enfin sûr de recevoir d’abord…

Ça ne peut pas marcher comme ça. On ne fait qu’expérimenter l’énergie que nous portons, et quand toutes les vannes sont fermées parce que nous sommes encore dans nos blessures, nos colères et nos ressentiments, l’énergie ne peut plus circuler, ni dans un sens ni dans l’autre, et il est alors normal et logique de ne plus recevoir, quel que soit le domaine concerné.

Si vous remarquez ça chez vous, ne cherchez pas à forcer le passage. Ne cherchez pas à réouvrir la vanne de force. Ne cherchez pas à changer quoi que ce soit.

Contentez-vous d’observer, de faire un simple constat pour reconnaître ce mécanisme chez vous, et foutez-vous donc la paix avec ça !

On ne ferme pas son coeur gratuitement, par un choix conscient, juste parce qu’on aurait décidé qu’aujourd’hui on allait se braquer, comme ça, sans raison.

C’est une sorte de réflexe qu’on adopte au moment où le vase de la souffrance se met à déborder. On a beaucoup encaissé déjà, et puis il y a eu une blessure de plus, et cette fois-là, il n’a plus été possible pour nous d’encaisser. Alors on a tout verrouillé, parce qu’on a eu trop mal.

Offrez simplement votre compréhension à cette part de vous qui est peut-être encore dans une vive douleur, et plutôt que de vouloir la convaincre de lâcher ça, foutez-lui donc la paix et soyez simplement présent à ses côtés.

C’est tout ce dont cette part a besoin pour guérir, et une fois reconnue et acceptée, la vanne va de toute façon se remettre à tourner pour s’ouvrir à nouveau, au rythme qui sera le vôtre. Laissez-vous simplement le temps de faire ce chemin…

Avec mes meilleures pensées
Laure

www.laurezanella.com

About Laure Zanella

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